Echinocorythidae

Wright, 1856

nomen corr. Gregory in Lankaster, 1900, p.321 (Echinocoridae, Wright, 1856, p.21)

Description succincte :  Structure "holastéroïde" habituelle. Système apical allongé avec 4 gonopores. Ambulacres non pétaloïdes identiques avec des pores arrondis, plastron méridosterne. Pores de l'ambulacre impair de taille identique à ceux des autres ambulacres.

 

 


Genre Echinocorys  Leske, 1778

Jacobi Theodori Klein . Naturalis disposito Echinodermatum, p.179

Espèce type  Echinocorytes scutatus Leske,1778 (désignation subséquente de Lambert, 1898, Notes sur quelques échinides de la craie de Ciply, p.179)

Jacobi Theodori Klein . Naturalis disposito Echinodermatum, p.177

NB : E. vulgaris n'est pas le type, car décrit par Breynius en 1732 et par conséquent pré-linnéen.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Turonien - Paléocène

Syn. 

  • Ananchitis Lamarck, 1801, p.347 (non Ananchytis Mercati, 1717).  ; synonyme subjectif plus récent.

  • Ananchytes Lamarck, 1816, p.23 ; espèce type : Echinocorys ovatus Leske, 1778  ; synonyme subjectif plus récent.

  • Echinocorytes Leske, 1801, p.1778, p.180  ; synonyme objectif plus récent.

  • Oolaster Laube, 1869, p.451 ; espèce type : Oolaster mattseensis Laube, 1869 ; synonyme objectif plus récent.

 
 

REMARQUES : La forme est éminemment variable. Aplatie au dessous, elle peut passer sur le dessus de surbaissée à très conique et peut même être très globuleuse voir carrément enflée. Une très grande partie des travaux portant sur Echinocorys utilise des taxons dont la réalité biologique est sujette à caution. La plupart du temps, les taxa sont fondés sur des paramètres subjectifs reflétant uniquement des variations de forme. On trouve aussi l'attitude consistant à séparer de grands groupes, représentant cette fois des formes extrêmes. Les auteurs nomment ces groupes parfois avec une acception différente, ce qui n'arrange pas les choses. On trouve souvent cités les groupes de formes suivants : depressa, vulgaris, conica, conoidea, subglobosa, gibba, pyramidalis, ovata, planodoma, etc, etc. L'avantage de ces groupes d'espèces ou des morphes (on les appellera comme on voudra) sont surtout d'intérêt stratigraphique très local. Ces formes traduisent à la fois une évolution d'une espèce biologique et son adaptation a des conditions de milieu parfois fort différentes. Elles peuvent servir à des corrélations stratigraphiques, à l'échelle locale s'entend. Ici, nous les considérons uniquement comme des morphes extrêmes, sachant qu'on peut trouver entre eux de nombreuses formes de passage, qui, stratigraphiquement sont d'ailleurs présentes dans les mêmes niveaux que les formes extrêmes. Toutefois, statistiquement ces morphes extrêmes sont plus abondants dans tel ou tel niveau, ce qui permet de les utiliser. Nous suivons la démarche de Jeffery (2000, in Smith A.B. & Jeffery Ch.) et sommes tentés de regrouper l'ensemble de ces morphes sous le nom de l'espèce type. Cotteau avait d'ailleurs déjà fait cette remarque dans son ouvrage sur les échinides fossiles des Pyrénées et rassemblait de nombreuses espèces dans des "groupes" à forte variabilité (par exemple : striata, gibbosa).

Toutefois, afin de ne pas bousculer les habitudes et pouvoir figurer la variabilité extrême, les spécimens ci-dessous figurés, reprennent les noms qui leur furent attribués par les auteurs précédents. On aura ainsi une idée précise de la nécessité de reprendre un travail sur ce groupe. Une étude menant à une analyse de la variabilité de certaines structures du test au regard du temps serait intéressante, sachant que le matériel est extrêmement abondant. Afin d'étudier la variabilité de la forme en fonction du milieu de vie ou de l'évolution de "l'espèce" en fonction du temps, une étude de géométrie morphométrique serait également intéressante, afin de clarifier les choses et de vérifier l'importance de ce caractère. L'intérêt de cette dernière méthode est d'effacer totalement l'aspect subjectif de l'appréciation d'une forme : les mathématiques la décrivent de manière objective et indiscutable, ce qui n'est pas le cas d'un observateur.

 

diagnose originale du genre par Leske

Jacobi Theodori Klein naturalis disposition Echinodermatum, p.111, 1778

 

     Ad §. 63.

     Spec. I. Galea vertice feutato f. Echinocorys fcutatus. Tab. XV. A.B.

     Huius tefta in fpatum calcareum, dilute flauefcente grigeum transformata eft. Figura eft conuexa, eminens, ouata, vt ex icone patet.

     Decem areae hic, vt in reliquis fere omnibus, quinque maiores totidemque minores adfunt : eaedemque integrae i. c. non manifefto affulatae, maiores tamen futura media ferrata diuifae reperiuntur. Arearum fuperficies eminentiis duplicis generis tegitur : tubercula magnitudine femina papauerina aequant, eaque granulis minimis interfperfis cinguntur. In fuperficie fuperiore conuexa tubercula rariora, in bafi autem frequentiora occurrunt. Os transuerfum, fere rotundus, non procul ab acuta extremitate, e regione oris, patet. Bafis fere plana, circa marginem parum conuexa, et in medio fere eiusdem ab ore ad anum eminentior plaga extenditur, cui vtrinque fafciae duae, minutiffimis folum grnulis obfitae, adiacent.

 

     Ambulacra (i. e. lineae geminatae Klein.) decem, biporofa a vertitice vsque ad peripheriam bafeos pertingunt : quae quidem vsque ad medium superioris conuexae partis facile apparent, interim re ipfa certe ad peripheriam extenduntur, quod microfcopii fimplicis ope detegitur. Pori prope a vertice fibi proxime adiacent, quo magis vero defcendunt, eo latius diffiti funt. Iuxta verticem, in apice fingularum arearum minorum, porus maior patet.

     Linea eminens f. spina a vertice defcendit ad peripheriam in altera acutiore teftae parte, atque eidem statim fubnectitur margo eminentior ani.

     Non eft dubium, quin tubercula pro bafi fpinarum, et pori ad transmittenda animalis tentacula, quondam inferuierint. In icone Kleiniana fpina rupta apparet, quod autem a comprefione externa deriuandum eft.

     Reperiuntur fpecimina huius fpeciei in Linkiano mufeo.

 

 
 

Echinocorys scutata (Leske,1778) - Santonien, Navarre, Espagne, 55 mm

 
 
 
 

Echinocorys arnaudi  Seunes,1888

 
 

diagnose originale de l'espèce par Seunes, 1888

Echinides crétacés des Pyrénées occidentales, p.813

 

Echinocorys Arnaudi, n. p. Seunes, 1888.
(Pl. XXXI, fig. 1a,b,c,d.)

     Espèce de grande taille, ovoïde, plus longue que large, haute, arrondie en avant, légèrement rétrécie en arrière, plane en dessous.

     Face supérieure subconique, ovoïde ; obliquement déclive et légèrement carénée on arrière.

     Face inférieure subplane, arrondie sur les bords, déprimée autour du péristome ; — Plastron étroit, peu saillant, couvert de tubercules.

 Sommet subcentral en avant.

     Appareil apical alterne-intercalaire, peu allongé.

     Aires ambulacraires sensiblement égales, assez larges ; — Zones porifères plus larges que celles qu'on observe chez les Echinocorys, sensiblement droites.

     Espace interzonaire aigu au sommet, environ trois fois plus large que l'une des zones porifères, orné comme le reste du test.

     Pores petits, ovales, éloignés, disposés par paires logées dans des sillons droits ou tortueux, transverses ou obliques, assez éloignés l'un de l'autre dès le sommet et s'espaçant quelquefois irrégulièrement au fur et à mesure qu'ils se rapprochent du bord marginal ; vers l'ambitus et à la face inférieure, les sillons sont moins longs, bien espacés, et les pores plus petits.

     Péristome transverse, semi-lunaire, placé au quart antérieur, a la base du plastron, dans une dépression du test.

     Périprocte ovale, submarginal, placé au sommet du plastron obliquement tronqué.

     Tubercules saillants, perforés, scrobiculés, petits et épars à la face supérieure, serrés et plus gros dans la région inframarginale de la face inférieure et sur le plastron.

     Zones miliaires recouvertes de granulations fines, homogènes, formant des cercles très réguliers autour des tubercules et deux larges bandes parallèles au plastron.

 

     DIMENSIONS DE QUATRE EXEMPLAIRES

   

Rapports et différences. Cette espèce, que je dédie à M. Arnaud, avocat à Angoulème, se distingue nettement de tous les Echinocorys par sa face supérieure obliquement déclive en arrière, ses zones porifères plus larges, ses' espaces interzonaires plus développés, ses pores conjugués par des sillons et disposés par paires bien espacées, quelquefois irrégulièrement.

     Gisement. Danien.

     Localités : Angoumé, Tercis, Heugas, Rivière (Landes).

     Explication des figures Pl. XXXI, fig. 1a,b,c,d.)  Echantillon de Corta-Tercis, ma collection) ; - 1a, face supérieure. - 1b, face inférieure ; - 1c, vu de côté ; - 1d, sommet de l'aire ambulacraire antérieure droite grossie.

planche XXXI (extrait)

   
 

description de l'espèce par Lambert, 1903

Description des échinides de la Belgique, étude monographique sur le genre Echinocorys, p.79

 

ECHINOCORYS ARNAUDI, Seunes, 1888.

     D'abord désignée, sans description ni figures, par M. Arnaud sous le nom d' Ananchytes regularis (Bull. S. G. d. Fr., 3e sér., t. XVI, p. 19, 1886), cette espèce a reçu, deux ans plus tard, de M. Seunes le nom d'Echinocorys Arnaudi. La description très complète et les figures données par cet auteur (Echinides crétacés des Pyrénées occidentales. Bull. S. G. d. F., 3e sér., t. XVI, p. 813, PI. XXXI, Fig. 1, 1888) me dispensent de décrire ici bien longuement une espèce que j'ai d'ailleurs déjà moi-même signalée dans la Craie phosphatée de Ciply (Note sur les Echinides de la Craie de Ciply, p. 44, Pl. III, Fig. 7:8).
    De moyenne taille, hémisphérique, à base presque plane, mais avec plastron saillant et bords arrondis, l'Echinocorys Arnaudi est surtout caractérisé par ses très larges ambulacres, à pares conjugués, espacés et irréguliers. Il diffère du Echinocorys conoideus, non seulement par sa taille moindre et sa forme plus basse, avec face inférieure à bords arrondis, mais surtout par ses larges ambulacres à pores profondément conjugués, irréguliers, plus espacés.

     Cette espèce, comme les autres, varie d'ailleurs dans sa forme générale et à côté des individus hémisphériques à sommets convexes, on en trouve d'autres assez élevés, subconiques et de plus forte taille, que l'on ne saurait cependant séparer du Type.

 

     Il est à peu près certain que cette espèce était connue de Grateloup, qui l'a sans doute fort mal décrite à la page 60 de son Mémoire sur les Oursins fossiles, sous le nom de Ananchytes striata Variété subglobosa, mais qui en a donné une figure reconnaissable, quoique médiocre, à sa planche II (Fig. 9).

     Localités. — M. Seunes cite cette espèce à Angoumé, Tercis, Heugas, Rivière (Landes), dans des couches qu'il rapporte à l'étage Danien, mais que M. Arnaud avait placées, d'après l'ensemble de leur faune, beaucoup plus bas, dans le Campanien supérieur. On retrouve l'espèce à Ciply également dans le Campanien supérieur, dans des couches bien inférieures à l'étage Danien, puisqu'elles en sont séparées par tout le sous-étage Maestrichtien.

 
 

Echinocorys arnaudi  Seunes,1888 - Maastrichtien, Tercis, Landes, 62 mm

 
 
 
 

Echinocorys cotteaui Lambert,1903

 
 

diagnose originale de l'espèce par Lambert, 1903

Description des échinides crétacés de la Belgique, étude monographique sur le genre Echinocorys, p.84

 

echinocorys cotteaui, Lambert, n. sp.

Pl. IV, Fig. 8.

synonymie

   

     Cette espèce, longtemps mal définie, n'est exactement connue et limitée que depuis l'excellente et très complète description avec figures, donnée en 1877 par Cotteau. Malheureusement, après avoir reconnu ses caractères propres, Cotteau a voulu l'identifier à l'Ananchytes semiglobus de Lamarck, exclusivement créé pour l'Echinocorytes minor de Leske, forme très différente de la Craie du Nord, qui avait déjà reçu et doit conserver le nom de Galeola papillosa Klein. La proposition de Cotteau était d'autant plus inacceptable que lui-même. avait reconnu l'impossibilité d'identifier sérieusement son espèce au Galeola papillosa ; aussi pour légitimer sa manière de voir avait-il été obligé d'admettre un Ananchyles semiglobus Agassiz, ayant pour type exclusif le moule R. 58 et complètement différent de celui de Lamarck. Agassiz, cependant, n'avait pas indiqué que ce moule représentât mieux son espèce que les moules S. 72 et T. 9. 11 y a plus, l'original de R. 58, de la Craie de Montaud (Isère), était absolument inconnu de Lamarck. L'assimilation proposée manquait donc de base ; elle était erronée et dangereuse parce qu'elle confondait des formes de deux horizons, l'un déterminé (zone à Act. quadratus), et l'autre qui ne l'était qu'imparfaitement (la Colonie du Tuco). A tous points de vue, cette assimilation doit donc être abandonnée. Il y a d'ailleurs plus de dix ans que M. Seunes a élevé sur l'exactitude du rapprochement proposé par Cotteau des doutes parfaitement fondés (Rech. géol. sur la rég. sous-pyrénéenne, p. 194) (i).

     Dans ces conditions, je n'hésite pas à donner au Type de l'Echynocorys semiglobus Cotteau (non Ananchytes semiglobus Lamarck), le nom nouveau d'Echinocorys Cotteaui.

     Test de petite taille (longueur, d'après un individu de ma collection, 46 millimètres, largeur 39, hauteur 31), ovale, surbaissé et subconique en dessus, subrostré en arrière, mais avec carène postérieure nulle ou très atténuée et sommet subcentral ; base large, plane, à bords très arrondis. Péristome très développé, assez enfoncé, éloigné du bord ; périprocte inframarginal. Ambulacres convergents, de médiocre largeur, à pores elliptiques, par paires peu serrées, non conjugués. Tubercules petits, rares, souvent caducs:

     Cette espèce n'a que des rapports éloignés avec l'Echinocorys Duponti, plus caréné en arrière, à plastron plus saillant, base plus large, bords étroits, face supérieure moins surbaissée, plaques convexes, et tubercules scrobiculés, mais serrés à la face inférieure. Elle est peut-être plus voisine de 1' Echinocorys orbis Arnaud. Cotteau n'ayant comparé ce dernier qu'à P.Ananchytes semiglobus Agassiz (non Lamarck) de la Craie de Danemark, n'a pas eu de peine à signaler

 

des différences entre deux espèces aussi dissemblables; mais il n'a rien dit des caractères qui permettraient de séparer son Echinocorys semiglobus de la Haute-Garonne de l'Echinocorys orbis. On peut remarquer cependant que l'espèce du Campanien des Charentes a une forme plus subglobuleuse ; sa base est plus rétrécie, son péristome beaucoup moins développé, ses ambulacres, à partie subpétaloïde plus longue, sont composés de pores plus serrés et par conséquent bien plus nombreux, la granulation de son test est plus fine et plus serrée.

     Tous les individus de 1' Echinocorys Cotteaui ne sont d'ailleurs pas aussi renflés que le type figuré par Cotteau et que l'individu identique ci-dessus décrit. Dans la Haute-Garonne surtout, on trouve des individus plus larges, beaucoup plus déprimés (longueur 45 millimètres, largeur 40, hauteur 25), à bords moins largement arrondis et qui ressemblent surtout à 1'Echinocorys pyrenaicus, avec lequel on ne saurait d'ailleurs les confondre, en raison des ambulacres si différents des deux espèces. On peut distinguer ces individus surbaissés sous le nom de Variété delumbata.

     Il me semble bien difficile de ne pas rapporter encore à l'Echinocorys Cotteaui, malgré son apex un peu plus développé, un petit Echinocorys provenant de la Craie phosphatée (assise de Spiennes) d'Orp-le-Grand (Belgique). J'estime d'ailleurs, avec M. Cotteau, qu'il y a lieu de rapporter encore à notre espèce un individu du terrain crétacé de Montaud (Isère), qui est conservé à l'École des Mines de Paris et a servi de type au moule R. 58 d'Agassiz. Je n'en sépare pas non plus certains Echinocorys très déprimés, de forme large et surbaissée, que l'on recueille à Gorbio près de Nice. On voit quel large horizon géographique occupe l'Echinocorys  Cotteaui, à un niveau qui, sans doute, peut varier un peu, mais ne serait pas inférieur à la ligne de propagation des Pachydiscus colligatus et Pachydiscus neubergicus et s'élèverait souvent à celui du Nautilus Danicus.

     Localités : Saint-Marcet, Le Tuco près Caseneuve (Haute-Garonne); Tercis, Bédat, Angoumé, Œyregrave, Rivières (Landes); Bidart, Sauveterre, Orriule, Estialescq, Gan (Basses-Byrénées); La Ruère (Ariège); Gorbio près Nice (Alpes-Maritimes); Montaud (Isère); Orp-le-Grand (Belgique).

planche IV (extrait)

   
 
 

Echinocorys cotteaui Lambert,1903 - Thanetien, Boussens, Haute-Garonne, 50 mm

 
 
 
 

Echinocorys fonticola Arnaud in Lambert,1903

 
 

diagnose originale de l'espèce par Arnaud (in Lambert) 1903

Description des échinides de la Belgique, étude monographique sur le genre Echinocorys, p.63

 

Variété : ECHINOCORYS FONTICOLA, Arnaud.
Pl. III, Fig. 3, 4.

SYNONYMIE :

ECHINOCORYS FONTICOLA, Arnaud, Bull. S. G. S. F., 3e, t.25, p. 680. — 1897.

M. Arnaud a bien voulu me communiquer cette espèce et me transmettre la description suivante :

    Coquille d'assez grande taille, ovoïde, plus longue que large, haute, arrondie en avant, légèrement carénée et acuminée en arrière, plane en dessous. — Face supérieure convexe, légèrement surélevée vers l'apex, déclive et faiblement carénée en arrière, renflée aux flancs, qui sont convexes et débordent notablement à l'ambitus la partie plane » qui forme la base; sommet excentrique en avant ; assules planes. — Face inférieure plane, » à bords arrondis, portant une dépression peu étendue autour du péristome; plastron » étroit, faiblement saillant, formant du péristome au périprocte une bande étroite à bords » parallèles.

     Péristome relativement petit, légèrement enfoncé, transversalement ovale, le » diamètre antéro-postérieur n'étant que des deux tiers du diamètre transversal; lèvre  postérieure formant une faible saillie émoussée.

      Périprocte ovale, allongé dans le sens longitudinal, porté sur un plan surélevé, qui » se détache du plastron à 20 millimètres environ du bord postérieur.

     Apex allongé, occupant à peu près le cinquième de la longueur totale, légèrement excentrique en avant.

      Ambulacres légèrement saillants, relativement étroits : la largeur de deux assules à l'ambitus est de 21 millimètres. — Pores très rapprochés au sommet, fortement conjugués, en ligne horizontale au début et devenant subcirconflexes en se rapprochant de l'ambitus, où ils sont percés vers le quart inférieur de l'assule qui les porte, en s'écartant de plus en plus dans le sens vertical. Sur une longueur de 45 millimètres à partir de l'apex, on compte 52 paires de pores et 16 seulement sur une même longueur, du point » précédent à la base; le sillon de conjugaison unit les pores par leur sommet et laisse libre leur moitié inférieure.

     Rapports et différences. — Echinocorys fonticola à raison de sa taille ne peut être rapproché que de Echinocorys Heberti Seunes, mais il en diffère au premier aspect par sa forme allongée, ovoïde, tandis qu'elle est verticalement subcylindrique chez Echinocorys Heberti.

     Le type de l'Echinocorys fonticola a été recueilli à Hontarède, carrière de Tercis, dans la zone à silex cariés du Campanien supérieur. 11 a été retrouvé dans la Charente à Saint-Médard de Barbézieux et dans la Charente-Inférieure à Talmont, toujours dans le Campanien supérieur.

     L'exemplaire de Saint-Médard présente à l'ambulacre impair une monstruosité, et les zones porifères se referment à 17 millimètres de l'apex pour se rouvrir ensuite.

 

 

     Des considérations générales ne me permettant pas de séparer complètement Echinocorys fonticola du Type Echinocorys gibbus, j'ai dû ne lui attribuer ici qu'une valeur de Variété ; mais je dois faire immédiatement remarquer que M. Arnaud ne partage pas mon opinion et regarde son Echinocorys fonticola comme une espèce véritable. Chacun reste donc libre d'en faire, suivant ses idées personnelles sur les variations des Echinocorys, une espèce ou une Variété.

     M. Arnaud n'ayant comparé son espèce qu'avec l'Echinocorys  Heberti, il me paraît utile de rechercher ici ses rapports et différences avec d'autres formes de la Craie du Nord. Echinocorys fonticola est en effet particulièrement voisin du Echinocorys subglobosus, dont il diffère par ses ambulacres plus aigus au sommet quoique également larges, surtout par ses pores beaucoup plus serrés près de l'apex. En effet, à forme et taille égale, on compte pour une même longueur de 30 millimètres à partir de l'apex, 38 paires de pores chez Echinocorys fonticola et 30 seulement chez l'Echinocorys  subglobosus.

     Comme on le voit, la valeur de l'Echinocorys  fonticola comme espèce dépend surtout de l'importance que l'on accorde à la multiplication et à l'allongement des pores des régions périapicales. Si, comme je le pense, ces caractères sont seulement en relation avec la température ou la profondeur des eaux où vivait l'oursin, on ne saurait distinguer spécifiquement les individus avec ambulacres composés de pores plus larges, plus serrés et plus nombreux. Je reconnais, d'ailleurs, que mon opinion est encore à l'état d'hypothèse non vérifiée.

planche III (extrait)

   
 
 

Echinocorys fonticola Arnaud in Lambert,1903 - Campanien, Tercis, Landes, 78 mm

 
 
 
 

Echinocorys gravesi (Desor,1847)

 
 

description de l'espèce par Desor

Catalogue raisonné des échinides, 1847, p.30

 

Gravesii Desor. - R 66. R 91. - La forme de cette espèce rappelle un peu celle de l'A. ovata, mais la base est excessivement étroite.

     Cr. bl. de l'Oise. - Graves.

 

description de l'espèce par Lambert, 1903

Description des échinides de la Belgique, étude monographique sur le genre Echinocorys, p.48

 

ECHINOCORYS GRAVESI, Desor (Ananchytes), 1847.
Pl. I, Fig. 12 à 15.


SYNONYMIE :

Ananchytes Gravesii Desor; Catal. raisonné des Echinod., p. 136. — 4847.

Echinocorys vulgaris, Variété gibbus (pars) A. Rowe (non Lamarck) : The zones of the White Chalk of the English Coast. I, Kent and Sussex, p. 308, 343. — 1900.

     Cette espèce, qui n'a jamais été figurée, a été établie par Desor avec la diagnose suivante : R. 66. R. 91. Sa forme rappelle un peu celle de l'Ananchytes ovata, mais la base est excessivement étroite. Craie blanche de l'Oise.

     Recueillie par Graves et dédiée à ce géologue, elle doit s'orthographier Gravesi et non Gravesii.

     Elle n'a été longtemps connue que par les moulages qu'en avait fait exécuter Desor. Ces moules, d'ailleurs assez dissemblables, représentent, l'un R. 66, un individu de taille moyenne, à base rétrécie et convexe en dessus, l'autre R. 91, un petit oursin subglobuleux, à peu près semblable à ceux que l'on recueille dans la Craie à Micraster decipiens de Dieppe. Dans ces conditions et en présence de la concision exagérée des diagnoses données par Desor, n'ayant sous les yeux aucun des types de la collection Graves, ni aucun bon individu de la Craie de l'Oise, je donne ici la description de l'espèce d'après un plésiotype de la Craie de Dieppe.

     Longueur : 38 millimètres, largeur 35, hauteur 30.

     Test de petite taille, subglobuleux, à base elliptique, rétrécie, avec bords arrondis et plastron assez saillant; carène postérieure assez accentuée à l'ambitus, atténuée en dessus. Ambulacres étroits composés de pores inégaux, les internes elliptiques et les externes allongés, par paires disposées un peu en circonflexe, en sorte qu'on les prendrait pour ceux d'un Holaster si l'on n'avait sous les yeux qu'un fragment de test. Périprocte ovale, peu développé, marginal, s'ouvrant dans le bord, un peu au-dessus de la base, mais à la face inférieure et seulement un peu moins bas que chez d'autres espèces. Péristome subcirculaire, transversalement allongé, médiocrement développé, assez éloigné du bord, ouvert dans une légère dépression de la face inférieure, dépression qui s'étend en avant jusqu'au bord, mais sans l'entamer, ni former de sillon. Apex allongé, mais relativement étroit. Tubercules petits, épars, facilement caducs en dessus.

     Cette petite espèce, la première apparue dans le bassin anglo-parisien, est extrêmement intéressante en raison de ses caractères archaïques, de certains rapports avec l'antique Pseudananchys et en même temps avec l'Echinocorys spaericus, surtout par des variations de formes qui semblent annoncer dès l'époque du Micraster decipiens des Variétés ou des espèces, destinées à se réaliser seulement bien plus tard, lors du dépôt des diverses assises de l'étage Sénonien.

     Sur les points des départements de la Seine-Inférieure et du Pas-de-Calais, où l'espèce est le moins rare, à côté du plésiotype ci-dessus décrit, on trouve une forme commune de plus forte taille (longueur 50 millimètres, largeur 46, hauteur 35) se distinguant par sa base plus large et plus plane, ses flancs moins convexes et sa moindre hauteur. Cette forme commune se retrouve dans là Craie d'Abbeville (Somme.). Parmi les formes plus ou moins aberrantes que l'on rencontre avec les précédentes on peut encore signaler :

     1° Une forme carénée et subconique, de taille très variable. Individu A. Longueur 36 millimètres, largeur 31, hauteur 30. — Individu B. Longueur 48 millimètres, largeur 42, hauteur 39. En raison de son test plus allongé, de sa base plus large et de sa carène postérieure plus accentuée, saillante jusqu'au sommet, cette Variété semble former passage, au type de l'Echinocorys vulgaris, tout en montrant des rapports avec l'Echinocorys conicus ;

     2° Une forme 'ovoïde, de moyenne taille (longueur 49 millimètres, largeur 41, hauteur 34), élargie en arrière, très régulière, avec sommet en arc surbaissé, montre certains rapports généraux, déjà signales par Desor, avec l'Echinocorys meudonensis (pour Desor son Ananchytes ovata); mais elle en diffère profondément par l'étroitesse de ses ambulacres, ses petits pores transverses et son apex très allongé et très étroit ;

     3° Une forme sphéroïdale, de taille médiocre (longueur 49 millimètres, largeur 44, hauteur 39), courte, sans carène postérieure, présente même souvent en dessus un aplatissement postapical, qui se retrouvera un jour chez les Echinocorys conicus et Echinocorys ovatus Var. humilis. Cette Variété est surtout remarquable par sa forme générale offastérique et elle se rapproche ainsi jusqu'à un certain point de l'Offaster sphzericus Schlüter.

 

     Toutes ces formes, qui se rencontrent dans les mêmes couches, malgré des dissemblances, comme on le voit, assez considérables, présentent cependant une physionomie particulière commune, résultant des contours arrondis de la marge, du peu de développement de l'apex et de leurs ambulacres très étroits avec pores inégaux, assez nettement disposés en circonflexe. J'indiquerai d'ailleurs, en décrivant les autres espèces, leurs rapports et différences avec celle-ci.

     L'Echinocorys Gravesi, comme la plupart de ses congénères, a été l'objet de nombreuses confusions et l'on trouve souvent mélangés sous ce nom dans les collections des individus tout à fait différents, appartenant à la forme gibbeuse de l'Echinocorys vulgaris (Echinocorys sculatus), ou aux Echinocorys gibbus et Echinocorys meudonensis. Mais ces individus n'ont de commun avec notre espèce que l'exagération du rétrécissement de la base et la présence de la gibbosité antérieure qui en résulte.

     Un moule siliceux provenant d'Angleterre et qui pourrait appartenir peut-être à l'Echinocorys Gravesi, a été dès 1734 figuré par Klein sous le nom de Galeola undosa et plus tard confondu par Leske avec son Echinocorytes minor, dont le type est, comme nous l'avons vu, très différent. Mais l'identité avec nos Echinocorys Gravesi des deux figures de Klein, qui semblent avoir été dessinées d'après des individus différents, l'un (tab. XVII, Fig. a) avec test, l'autre (Fig. b) à l'état de moule, est pour moi trop problématique pour qu'il m'ait paru possible de réintégrer dans la Méthode le nom proposé par l'un des fondateurs de l'Échinologie. M. A. Rowe, qui cite cette espèce sur divers points de l'Angleterre, ne l'a pas distinguée du Echinocorys gibbus de la Craie à Bélemnites. Ces individus anglais, de la zone à Micraster decipiens, paraissent identiques à ceux de Normandie, et comme eux ils se distinguent par leur petite taille, leur base à bords plus arrondis, leurs ambulacres plus étroits, plus aigus au sommet, composés de petits pores plus nettement transverses et un peu en circonflexe. Mais en Angleterre l'espèce aurait apparu plus tôt qu'en France et elle serait déjà très répandue dans le Turonien supérieur à Holaster planus. Sorignet a cité dans l'Eure en 1850 un Ananchites Gravesii et cette détermination ayant été confirmée par une mention au Synopsis, il y a tout lieu de la considérer comme exacte ; mais n'ayant pu la contrôler, j'ai omis à dessein de faire figurer la description de Sorignet en synonymie.

     L'Echinocorys Gravesi est assez répandu dans la Craie à Micraster decipiens de la Normandie, particulièrement à Dieppe (Seine-Inférieure). On le retrouve, au même niveau, à Elnes, près Lumbes, et à gruges (Pas-de-Calais), à Abbeville (Somme). M. de Grossouvre me l'a communiqué de la Craie à Inoceramus involutus de Lézennes et du Blanc-Nez ; ce géologue paraît l'avoir recueilli également à Vandhuile et à Marcoing (Nord). Sous le nom d'Echinocorys gibbus, M. A. Rowe. a cité l'espèce dans la zone à Micraster decipiens du Kent, de Sussex et de Dorset, et aussi dans la zone à liolaster planus. J'en ai sous les yeux un individu de la Craie à Micraster decipiens de Douvres. Dans l'Yonne, où l'espèce est rare, je l'ai renccntrée à Verlin dans mon assise G. et à Rosoy dans l'assise H. L'Echinocorys Gravesi a aussi été cité dans l'Oise et dans l'Eure à Vernonnet. On doit lui rapporter des individus conservés à l'École des Mines de Paris et provenant de Dieulefit (Drôme) et de Drap, près Nice (Alpes-Maritimes). Enfin M. de Riaz l'a retrouvé à Gorbio, associé à Micraster decipiens, Micraster corbaricus et Micraster Leskei, dans une couche de marne grise chloritée, qui, d'après ses fossiles, occupe le même niveau stratigraphique que la Craie G à Micraster decipiens du bassin de Paris.

 
 

Echinocorys gravesi (Desor,1847) - Turonien, Ahaus Wüllen, Nordrheinwestfalen, Allemagne mm

 
 
 
 

Echinocorys gravesi (Desor,1847) - Coniacien inférieur, Seine Maritime, 44 mm

 
 
 
 

Echinocorys perconica (von Hagenow,1840)

 
 

description de l'espèce par Lambert, 1903

Description des échinides de la Belgique, étude monographique sur le genre Echinocorys, p.83

 

ECHINOCORYS PERCONICUS, Hagenow (Ananchytes), 1840.
PI. VI, Fig. 10.

     Cet Echinocorys se distingue facilement de ses congénères par la forme pointue et acuminée de son sommet apical. Il est également remarquable par sa base large et plane, avec bords étroits, ses ambulacres très peu développés, aigus vers l'apex, son périprocte dans un rostre postérieur et le faible allongement de son apex.

     Ses rapports paraissent être surtout avec l'Echinocorys Duponti et la Variété limburgica de l'Echinocorys ovatus. Il diffère cependant du premier par sa forme subconique, ses flancs plus déclives et ses plaques non convexes, du second par ses ambulacres, plus aigus et moins larges, et des deux par son sommet acuminé. Les individus que j'ai sous les yeux présentent des caractères constants et sont bien semblables au type de Rugen, tel qu'il a été établi et décrit par Hagenow dans la deuxième partie de sa Monographie der Rügen'schen Kreide-Versteinerungen (p. 653), puis figuré pour la première fois par Quenstedt, en 1874 (Die Echiniden, p. 599, Pl. 85, Fig. 15). Pictet a simplement cité l'espèce dans son Traité de Paléontologie (T. IV, p. 191, 1857).

 

     L'Echinocorys perconicus a été recueilli avec la Variété limburgica de l'Echinocorys ovatus dans la Craie à Magas du Limbourg, à Galoppe et Heure-le-Romain. Le type de l'espèce était de la Craie de Rugen.

planche VI (extrait)

   
 
 

Echinocorys perconica (von Hagenow,1840) - Campanien, Tercis, Landes, 78 mm

 
 
 
 

Echinocorys sulcatus (Goldfuss,1826)

 
 

description de l'espèce par Desor

Synopsis des échinides fossiles, 1858, p.332

 

     sulcatus Goldf. p. 145. Tab. XXXXV. fig. 1. - Syn. Echynocorys sulcatus d'Orrb. Paléont. franç. Echin. p. 70. Tab. DCCCIX. Espèce voisine par sa forme de la variété commune de l'A. ovata, mais s'n distinguant par ses plaques ou assules qui sont convexes et saillantes àla face supérieure, ce qui donne àl'oursin une physionomie toute particulière. Les tubercules sont aussiplus gros et moins nombreux que dans les autres espèces de la craie de Maestricht.

     Mus. Bonn.

     NOTA. D'Orbigny est disposé à ne voir dans cette forme particulière des plaques qu'une monstruosité de l'O. ovata. Jusqu'ici cette opinion ne nous paraît pas suffisamment motivée. Par contre il nous paraît douteux que les moules intérieurs figurés par Goldfuss appartiennent à la même espèces.

 
 

Echinocorys sulcatus (Goldfuss,1826) - Danien, Danemark, 70 mm

 
 
 
 

Echinocorys tenuituberculata (Leymerie,1851)

 
 

description de l'espèce par Lambert

Description des échinides de la Belgique, Etude monographique sur le genre Echinocorys, 1903, p.86

 

ECHINOCORYS TENUITUBERCULATUS, Leymerie (Ananchytes), 1851.

SYNONYMIE :

Ananchytes ovata, var. tenuituberculata Leymerie, Mém. Soc. Géol. de Fr., 2e sér., t.IV, n°3, p. 199, pl. XI, f. 5. - 1851.

           -           tenuituberculatus Leymerie, Descr. géol. et paléont. de Pyrénées de la Hte-Garonne, p. 772, Atlas, pl. N, fig. 3. - 1881.

     Test d'assez grande taille, subconique, à base plane et large, avec bords arrondis ; carène postérieure peu saillante, très atténuée au voisinage del'apex. Péristome médiocrement développé, assez éloigné du bord, ouvert dans une sensible dépression ; périprocte inframarginal, arrondi, petit. L'espèce se distingue surtout des autres par la finesse et le nombre de ses tubercules et par ses ambulacres de largeur médiocre, mais très longs, dont la partie subpétaloïde atteint presque le bord et par ses pores elliptiques profondément conjugués. Si la description originale de Leymerie, qui n'entendait faire de cet oursin qu'une nouvelle Variété de l'Ananchytes ovata, laissait beaucoup à désirer, les figures qu'il en a données indiquent cependant bien la physionomie et les caractères de l'espèce. (Mémoire sur un Nouveau Type Pyrénéen parallèle à la Craie. - Mém. S.G.d.F., 2e sér., T. IV, n°3, p. 199, Pl. XI, Fig. 5, 1851.) Les caractères des ambulacres en particulier ne permettent de confondre cette espèce avec aucune autre.

     Leymerie la citait de Gensac et Monléon (Hautes-Pyrénées), Tercis, Laroque (Landes) et Bidart (Basses-Pyrénées). M. Seunes la place avec l'Echinocorys Arnaudi à l'horizon caractérisé par les Pachydiscus colligatus et Pachydiscus neubergicus, dans son Danien qui, selon moi, correspond seulement au sommet du Campanien.

 

     Je crois devoir encore rapporter à cette espèce les Echinocorys conoïdes que l'on rencontre dans la Craie de Caillau près Talmont (Charente-Inférieure). Leur face inférieure est sans doute moins finement granuleuse, leur péristome semble un peu plus éloigné du bord, leur apex est plus large et bossué ; mais les ambulacres sont égelement longs, prolongés presque jusqu'au bord et composés de pores très profondément conjugués. En l'absence de matériaux d'étude suffisamment étendus, il m'a donc paru préférable de ne pas séparer des formes que relient des caractères communs aussi importants.

     Ces Echinocorys ont été rapportés par M. Cotteau (Echin. du Sud-Ouest de la France, p. 142, 1883) et M. Arnaud (Bull. S. G. d. F., 3e sér., T. XV, p. 829 et 908, 1888) à l'Echinocorys vulgaris ; mais cette attribution est tout à fait impossible à maintenir et les Echinocorys de Caillau que j'ai sous les yeux (longueur 72 millimètres, largeur 58, hauteur 57), avec leurs longs ambulacres à pores profondément conjugués, leur plastron saillant et leur péristome éloigné du bord, ne sauraient être rapportés à l'espèce des couches à Micraster coranguinum d'Angleterre telle que l'ont figuré Breynius et les auteurs anglais et que nous l'avons décrite et limitée ci dessus.

 

 

Echinocorys tenuituberculata (Leymerie,1851) - Maastrichtien, Haute Garonne, 84 mm

 
 
 

Echinocorys tenuituberculata (Leymerie,1851) - Maastrichtien, Haute Garonne, 85 mm

 

Spécimen présentant une déformation inhabituelle. Il a été déformé après induration du sédiment, totalement étiré, mais sans avoir cassé. Un gros plan de cet étirement montre que les prismes de calcite ont été décalés. Merci la tectonique !

 
 

Echinocorys tenuituberculata (Leymerie,1851) - Maastrichtien, Haute Garonne, 73 mm

 

Spécimen avec 6 ambulacres. Noter également que la zone interambulacraire supplémentaire ne possède qu'une seule colonne de plaques.

 
 

Echinocorys tenuituberculata (Leymerie,1851) - Maastrichtien, Haute Garonne, 67 mm