Glyphocyphidae

Duncan, 1889,p.96

Genre type : Glyphocyphus Haime in d'Archiac & Haime, 1853

Description succinte de la famille : Apex monocyclique, périprocte plutôt grand pour la taille et de forme sub-ovale. Tubercules primaires perforés et crénelés. Bouche ronde avec des encoches péristoméales petites, mais bien marquées.

 

Genre Glyphocyphus  Haime in d'Archiac & Haime, 1853

Description des animaux fossiles du groupe nummulitique de l'Inde, p.202

Espèce type  Glyphocyphus radiatus Goldfuss,1829

Petrefacta germaniae, 1829, p.125 (désignation subséquente de Lambert & Thierry, mai 1911, Essai de nomenclature raisonnée des échinides fossiles, p.193)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Aptien - Turonien

 
 

Glyphocyphus radiatus (Goldfuss,1829), Cénomanien, Seine Maritime, 12 mm

 
 

 

Genre Arachniopleurus  Duncan & Sladen, 1882

The fossil Echinoidea from the Ranikot series of Nummulitic strata in western Sind, p.42

Espèce type  Arachniopleurus reticulatus Duncan & Sladen, 1882 (désignation originale)

The fossil Echinoidea from the Ranikot series of Nummulitic strata in western Sind, p.43

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Paléocène - Eocène moyen

Syn. 

  • Radiocyphus Cotteau, 1890, p. 98 ; espèce type Radiocyphus villanovae Cotteau, 1890

 

 
 

diagnose originale du genre par Duncan

The fossil Echinoidea from the Ranikot series of Nummulitic strata in western Sind, 1882, p.42

Genus Arachniopleurus, gen. nov.

          The test is circular in marginal outline, depressed, tumid at the ambitus, and rising but slightly above it. Peristome deeply sunken and small, and cuts small. Apical system large, deficient in details. Ambulacra narrow ; pores uniserial, in slight curves, penetrating ridges which are continuous with tubercles on the scrobicular circles. Tubercles small, in vertical series, perforated and crenulate, with verylarge scrobicules raised above the test ; small secondaries in a single row on the raised scrobicular circle, and radiating ridges connecting them with the boss. Small nodulose ridges or ribs uniting the secondaries of each vertical series to those on the scrobicules of the adjoining vertical series and also to the poriferous zone. Plates and sutures visible between the ridges.

description donnée par Cotteau

Paléontologie française, terrains eocènes, tome II, p.598

Genre Arachniopleurus, Duncan, 1882.

Arachniopleurus, Duncan, 1882 ; Nicklès, 1892.

Radiocyphus, Cotteau, 1890.

          Test de taille moyenne, circulaire, renflé en dessus, plan en dessous, fortement déprimé autour du péristome. Zones porifères un peu onduleuses, formées de pores simples qui ne se multiplient pas autour du péristome. Cinq paires de pores correspondent à une plaque ambulacraire. Aires ambulacraires étroites au sommet, s'élargissant au fur et à mesure qu'elles se rapprochent de l'ambitus, garnie de deux rangées de tubercules saillants, crénelés et perforés, finement mamelonnés. La base du tubercule est sillonnée de côtes rayonnantes et granuleuses, aboutissant aux granules serrés qui entourent le scrobicule. Aires interambulacraires larges, pourvues de deux rangées de tubercules un peu plus gros que les tubercules ambulacraires, sillonnés comme eux, à la base, de côtes rayonnantes, rejoignant les faisceaux des côtes granuleuses intermédiaires et s'unissant, dans la zone miliaire, aux côtes correspondantes des tubercules opposés. Cet entre-croisement donne lieu à de

 

petites cavités plus ou moins régulières, quelquefois très apparentes à la face inférieure. Ce sont ces cavités, auxquelles nous avions attaché dans l'origine une importance exagérée, qui nous ont engagé à établir le genre Radiocyphus, que nous considérons aujourd'hui comme faisant double emploi avec le genre Arachniopleurus. Péristome petit, enfoncé, muni d'entailles fortement accentuée.

Rapports et différences. - Le genre Arachniopleurus, en y réunissant, comme nous venons de le faire, le genre Radiocyphus, ne saurait être confondu avec un autre, et sera toujours facilement reconnaissable à ses pores simples et subonduleux, à ses tubercules crénelés et perforés et surtout à la disposition toute particulière des côtes granuleuses qui les recouvrent.

          Nous connaissons trois espèces de ce genre, l'une de l'Inde, Arachniopleurus reticulatus, Duncan et Sladen ; A. Vilanovae, de la province d'Alicante (Espagne), et la troisième que nous allons décrire, A. grenatus, de l'Eocène supérieur de Biarritz.

 
 

Arachniopleurus reticulatus Duncan & Sladen,1882

 
 

diagnose originale de l'espèce par Duncan

The fossil Echinoidea from the Ranikot series of Nummulitic strata in western Sind, 1882, p.42

1. Arachniopleurus reticulatus, sp. nov.

          The test is small, depressed, faintly conical abactinally, depressed actinally, with a small deeply-sunken peristome with small cuts.

            The ambulacra have two rows of small perforate and crenulate tubercles situated close to the poriferous zone. They are largest at the ambitus, and very small near the apical system. Inferiorly they are closer together than abactinally, and better developed. A tubercle at the ambitus has a disk-shaped scrobicule elevated above the mean height of the test ; and ridges rounded and narrow, but long and shallow, in the form of costae radiate from the base of the boss. One passes abactinally ; and another actinally crosses the scrobicule, and reaches its margin, where it may unite with a corresponding one from the tubercles in vertical series ; or it may unite with some confused costae having large miliaries on them. On either side of the boss three or four costae radiate laterally, one set, the longest, joining the costae of the two tubercles of the neighbouring ambulacral plates, and the other, the shortest, pass to the poriferous zone close by. Each costa is perforated by a pair of pores. A few knobs or large miliaries are on the costae here and there ; and there are spaces between the costae, large and oblique in the median area, and wide between each successive boss. The plain surface of the test is seen at the bottom. Near the actinostome the tubercles and costae become rather crowded, and the spaces between the costae simulate (but are not) pits in the test. The pores are in one series, and occupy but little space.

          The interradial areas are wide, and have two vertical series of small perforate and crenulate tubercles rather widely apart. The tuberles are larger than those of the ambulacra, are largest at the ambitus, and are most crowded towards the peristome, where they rapidly diminish in size. The costae radiate from the base of the boss, cross the scrobicule, and have a miliary tubercle on them at the circle-edge. Three or four costae placed close together in a band, unite the tubercles of the same vertical series, and two bands of two or three costae, each ornamented with a miliary, pass off obliquely to unite with corresponding costae from the two opposite tubercles. Four or five costae pass to the poriferous zone, having miliaries here and there, and they join the perforated costae of the ambulacra.

          Other costae occur in the intervals between all these and the bands, and thus a zigzag series of narrow, shallow, and broad spaces is produced. The peristome is very small, and the cuts also.

          Height of the specimen 4/10 inch, breadth 8/10 inch.

          Locality. North by east of Petiani, west of Kotri, in the Ranikot series. Survey-number G 280/135.

Illustrations of the Species in Plate IX.

Fig. 6. Arachniopleurus reticulatus, Duncan and Sladen : natural size.

7. Part of an ambulacrum and interradium : magnified.

8. Some ridges near the apical disk : magnified.

Extrait de la planche IX
   

description donnée par Cotteau

Paléontologie française, terrains eocènes, tome II, p.602-603

          Arachniopleurus reticulatus, Duncan et Sladen, 1882. Monog. of the foss. Echinoid. of Sind, p.42, pl.IX, fig.6-8.

- Id., Nicklès, Etudes géologiques sur le sud-est de l'Espagne, terr. second. et tert. de la prov. d'Alicante et du sud de la prov. de Valence, p.204, pl.VIII, fig.8 et 9, 1891 ?

          Test petit, déprimé, conique en dessus, plan en dessous. Aires ambulacraires munies de deux rangées de tubercules perforés, crénelés,

  diminuant de volume sur le face supérieure, scrobiculés, à fleur de test, couverts de côtes rayonnantes et granuleuses. Parmi ces côtes, les unes se prolongent pour gagnes les zones porifères, tandis que les autres se relient aux côtes correspondantes de l'autre série de tubercules. La même ornementation existe dans les aires interambulacraires, dont les tubercules sont un peu plus gros que ceux des aires ambulacraires. Péristome très enfoncé et faiblement entaillé. Au nord de Pétiani, à l'ouest de Kotri. Ranikot séries.
 
  Arachniopleurus reticulatus Duncan & Sladen,1882, Eocene, Yprésien inférieur, Huesca, Espagne, 24 mm  
  Arachniopleurus reticulatus Duncan & Sladen,1882, Eocene, Yprésien inférieur, Huesca, Espagne, 15 mm  
  Arachniopleurus reticulatus Duncan & Sladen,1882, Eocene, Alicante, Espagne, 16 mm  
 
 
  Arachniopleurus vilanovae (cotteau,1890)  

diagnose originale par Cotteau

Echinides éocènes de la province d'Alicante, 1890, p.98

73. Radiocyphus Vilanovae, Cotteau, 1890.

(Pl. XV, fig. 12-17.)

     Espèce de taille moyenne, subcirculaire. Face supérieure uniformément bombée en dessus. Face inférieure plane, arrondie sur les bords, fortement concave autour du péristome. Aires ambulacraires aiguës au sommet, s'élargissant en descendant vers l'ambitus, se rétrécissant ensuite aux approches du péristome, garnies de deux rangées de tubercules saillants, bien développés, finement crénelés et perforés, non scrobiculés, présentant à la base de petites côtes granuleuses, rayonnantes, très prononcées. Les tubercules diminuent sensiblement de volume vers le sommet et surtout près du péristome où ils sont très petits, au nombre de dix-neuf ou vingt. Granulation intermédiaire serrée, homogène, groupée çà et là en séries transverses plus ou moins régulières. Zones porifères subonduleuses, formées de pores simples, bien ouverts, assez irrégulièrement superposés, devenant plus petits autour du péristome, mais ne se multipliant pas. Quatre paires de pores correspondent à une plaque ambulacraire. Aires interambulacraires de médiocre largeur, pourvues de deux rangées de tubercules de même nature que ceux qui garnissent les aires ambulacraires, à peine un peu plus développés vers l'ambitus, présentant, comme eux à la base, des côtes rayonnantes ainsi que des granules épars et serrés. Zone miliaire nue et déprimés à la face supérieure, couverte, à l'ambitus et à la face inférieure, de granules disposés en séries transverses et marquée d'une double rangée de petites dépressions irrégulières. Des dépressions de même nature, mais plus accentuées, se montrent également à la face inférieure, près des zones porifères ; la suture horizontale des plaques est fortement indiquée, surtout à la face supérieure. Dans les aires ambulacraires et interambulacraires, de petites verrues inégales accompagnent çà et là les granules. Péristome relativement petit, subcirculaire, très enfoncé, muni de fortes entailles relevées sur les bords. Les lèvres ambulacraires sont un peu plus larges et moins anguleuses que celles qui correspondent aux aires interambulacraires. Appareil apical grand, pentagonal, à en juger par l'empreinte assez mal conservée qu'il a laissée.

 

     Hauteur, 11mm ; diamètre, 25mm.

     Rapports et différences. - Cette espèce nous a servi à établir le genre Radiocyphus ; elle sera toujours parfaitement reconnaissable à sa forme circulaire, à sa face supérieure légèrement renflée, à sa face inférieure arrondie sur les bords, profondément creusée au milieu ; à ses tubercules ambulacraires et interambulacraires finement crénelés et perforés, entourés à la base de petites côtes rayonnantes granuleuses, et marquées à la face inférieure, dans la zone miliaire et sur le bord des zones porifère, de petites entailles bien distinctes ; à ses zones porifères subonduleuses, formées de pores simples et ne se multipliant pas près de la bouche ; à son péristome petit et très enfoncé.

     Localité. - Alfàz (Alicante). Très rare. Eocène.

     Collection Cotteau (M. Vilanova).

     Explication des figures. - Pl. XV, fig. 12, R. Vilanovae, vu de côté ; fig. 13, face supérieure ; fig. 14, face inférieure ; fig. 15, aire ambulacraire, grossie ; fig. 16 aire interambulacraire, grossie ; fig. 17, plaques ambulacraires et interambulacraires, très fortement grossies.

Planche XV (extrait), d'après Cotteau

 
   

 

  Arachniopleurus vilanovae (Cotteau,1890), Eocene, Aspe, Alicante, Espagne, 14 mm  
   
  Arachniopleurus vilanovae (Cotteau,1890), Eocene, Aspe, Alicante, Espagne, 18 mm  

Genre Echinopsis  Agassiz,1840

Catalogus systematicus ectyporum echinodermatum fossilium musei neocomiensis, p.9

Espèce type  Echinopsis elegans Agassiz,1840

ibid. (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : ? Paléocène - Eocène

Syn. 

  • Hebertia Michelin, 1859, p.147 ; espèce type : Echinus gacheti Desmoulins ; synonyme subjectif plus récent.

  • Leiopleurus Lambert, 1902, p.37 ; espèce type : Psammechinus orbignyi Cotteau, 1883 ; synonyme subjectif plus récent.

  • Stenechinus Arnold & Clarck, 1927 ; espèce type : Stenechinus regularis Arnold & Clarck, 1927; synonyme subjectif plus récent.

 

 
 

Echinopsis elegans Agassiz,1840, Lutétien, Gironde, 19 mm

 
  Echinopsis granulosa (Lambert,1902)  

diagnose originale du genre par Lambert, 1902

Description des échinides fossiles de la province de Barcelone, p.28

ECHINOPEDINA GRANULOSA Lambert.

PL II, fig. 6 à 8.

Syn. Echinopedina granulosa Lambert in Aimera : Bull. Soc. G. de F., 3° sér.. t. XXVI, p. 703. 1899.

     Avant de décrire cette nouvelle espèce, il me paraît indispensable-de reprendre un peu l'étude du type du genre, E. Gacheti Desmoulins (Echinus) de l'Eocène moyen de Blayes, connu longtemps par l'unique individu dont MM. Desor et Cotteau ont donné des figures. Cet individu, très adulte, a été très fortement restauré sur les premiers dessins qui l'ont représenté (Desor : Synopsis, pl. XVI, fig. 7; Cotteau : Echin. nouveaux, pl. XVI, fig. 4, 6) et a été figuré un peu confusément dans ses détails à la pl. 351 de la Paléontologie française. Sur cette planche, le dessinateur n'a pas reproduit la disposition des granules interambulacraires, si bien représentée à la figure 5 de la planche XVI des Echinides nouveaux ou peu connus et décrite au texte (Paléont. franc : Echin. Eoc., II, p. 621).

     Je dois à la générosité de M. Courjault, le savant fondateur de la Société pour la diffusion des sciences physiques et naturelles, un deuxième individu de cette rare espèce, un peu plus petit que le type (diane., 30 mm.), mais dont les détails du test sont parfaitement conservés. Les pores sont bien disposés comme l'avait primitivement indiqué Cotteau (Echin. nouv., pl. XVI, fig. 6) ; ils présentent une disposition bigéminée, avec rangée externe deux fois plus fournie que l'interne, et il n'y a pas à tenir compte des figures Li, 5 de la Paléontologie française, montrant des majeures à deux éléments avec deux paires de pores dans la primaire abonde, anomalie qui n'a existé que dans l'imagination du dessinateur.

 

   

Fig. 1. — Plaques ambulacraires grossies du Echinopedina Gacheti.

I. Une majeure dei J'ambitit. — II, Une autre majeure. — 1, la primaire adorale; 2, 1a médiane ; 3, l'aborale ; les deux premières souciées, -tubereulifères. — A. B. Série des pores externes. — C. C. Serie des pores internes, —S. S. Ln suture médiane.

     Chez la plupart des Pedinidae, les majeures sont incomplètement constituées, chaque plaque tuberculifère n'étant formée que de deux primaires intimement soudées, mais restant séparée de ses voisines par une petite primaire granulifère, très réduite du côté de la suture médiane, et dont les pores sont éloignés du bord externe ; cette primaire granulifère joue le rôle de la primaire aborale des Tiarinae. Chez Echinopedina Gacheti, la disposition est la mène et les pores de la rangée verticale interne (C. C.) appartiennent aux primaires aborales, contrairement à la figure donnée par Cotteau. Ce fait est rendu évident par une comparaison des plaques de cette espèce avec celles de l'E. granulosa et avait d'ailleurs été parfaitement reconnu par Cotteau lui-même lorsqu'il disait : « Trois paires de pores, affectant une disposition arrondie, correspondent à une plaque ambulacraire. n Echinopedina présente donc une disposition toute particulière de ses pores, puisque, contrairement à la règle générale, ce sont ceux de la primaire aborale qui sont le moins excentriques. L'examen de la suture médiane, formée de larges zigzags, dont les angles sont à peine émoussés par la présence des primaires granulifères, mérite également (le fixer l'attention et montre, chez cette espèce, un degré d'évolution pour la formation des majeures, qui ne se retrouve guère que chez des Pedinidae du Miocène, comme Eehinopsis.

 

     L'individu d'Anglade (Gironde), que j'ai sous les yeux, permet aussi d'observer la disposition particulière des granules dans la partie centrale des interambulacres, on, au-dessus de l'ambitus, ces granules ne sont disposés que sur deux rangs aboraux, laissant la. moitié inférieure des plaques dénudée, ainsi que le milieu de Faire. C'est à peu près la disposition déjà décrite par Cotteau et figurée en 1866, mais que son dessinateur n'a pas su reproduire pour la Paléontologie française.

     Il résulte de ces observations que le genre Echinopedina, démembré par Cotteau des Echinopsis, ne diffère guère de Pedina que par la position un peu plus en retrait des pores de ses primaires libres, caractère de faible importance et de valeur plutôt subgénérique; il s'éloignerait davantage, malgré une physionomie générale très voisine, d'Echinopsis, dont les pores sont simples et se profilent tous sur une même ligne.

     Cotteau avait placé dans son genre Echinopedina l'Echinopsis Edwardsi Forbes, que Duncan me paraît y avoir justement maintenu. Quant à l'Echinopedina cubensis Cotteau, pourvu de rangées secondaires de tubercules, et dont les pores irréguliers ne sont plus bigéminés, il semble former la transition entre Pedina et Echinopedina.

     Ces préliminaires posés et connaissant bien le type du genre, il sera facile de caractériser en quelques mots l'espèce nouvelle de l'Eocène du Montserrat.

     L'Echinopedina granulosa, d'après l'individu légèrement déformé que j'ai sous les yeux, paraît avoir eu à peu près la forme et la physionomie générale de l'E. Gacheti (diam., 32 mill. hauteur, 18), dont il reproduit les tubercules et les pores irréguliers ; cependant, ceux de la primaire libre sont moins en retrait par rapport aux autres et leur disposition est plutôt pseudo-trigéminée inverse que bigéminée. Ses majeures ambulacraires sont moins nettement constituées et la suture médiane reste presque droite, semblable à celle de Pedina et d'Orthopsis. Enfin chez Echinopedina granulosa les granules ne sont pas limités à la partie médiane et supérieure des plaques interambulacraires, mais les recouvrent uniformément. Ces différences suffisent pour parfaitement caractériser l'espèce et ne permettre de la confondre avec aucune autre.

     Localité. — Eoeène, nummulitique de Vilelista (Montserrat) près Barcelone, (Calsina, d'après M. Aimera).

Planche II (extrait), d'après Lambert

 
   

 

  Echinopsis granulosa (Lambert,1902) - Yprésien inférieur, Huesca, Espagne, 13 mm  

 

 

 

 

Genre Hemidiadema  Agassiz,1846

Catalogue raisonné des échinides vivans et fossiles, p.351

Espèce type  Hemidiadema rugosum Agassiz,1846

ibid. (par monotypie)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Albien - Cénomanien

 
 

diagnose originale du genre par Agassiz

Catalogue raisonné des échinides vivans et fossiles, p.351

 

xiv. HEMIDIADEMA Agassiz

     Ce genre diffère des Diadèmes par un seul caractère, c'est que les aires ambulacraires ne sont composées que d'une seule rangées de tubercules.

 
  Hemidiadema forcallensis (Clement,2015)  
 

diagnose originale de l'espèce par Clément

Révision des espèces du genre Hemidiadema Agassiz,1846 (Euechinoidea, Camaradonta, glyphocyphidae), de l'Aptien (Crétacé inférieur) d'Espgane

reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur de de l'éditeur, Carnets de Géologie, 15 (20), p.288

 

Hemidiadema forcallensis nov. sp.

(Pls. 10-11 ; Pl. 15, fig. 7)

   

     Matériel étudié. Les 16 individus les mieux préservés ont été étudiés : MNHN.F. A50417, A53477, A53478, A53479, A53480, A53481, A53482, A53483, A53484, A53485, A53486, A53487, A53488, A53489 (coll. CLÉMENT) ; MGSB 79945, 79946 (coll. FERRER). Tous ces individus proviennent des marnes pyriteuses datées de l'Aptien inférieur, partie supérieure de la Zone à Deshayesites forbesi et de la partie basale de la Zone à Deshayesites deshayesi des environs de Forcall.

     Holotype. MNHN.F. A50417 (Pls. 10-11 ; Pl. 15, fig. 7).

     Derivatio nominis. Fait référence à la région de Forcall (province de Castellón) d'où proviennent tous les spécimens étudiés.

     Locus typicus. Mas del Roc, près de Forcall (province de Castellón).

     Stratum typicum. Marnes pyriteuses de l'Aptien inférieur, i.e., "Formación Margas de Forcall" (CANÉROT et al., 1982, p. 286-288), datées de la partie supérieure de la Zone à Deshayesites forbesi et de la partie basale de la Zone à Deshayesites deshayesi.

Diagnose :

• sa très petite taille, dépassant rarement 6 mm de diamètre ;

• un nombre de tubercules ambulacraires et interambulacraires supra-ambitaux par série très faible (1 à 2, rarement 3) ;

• le pourtour interne du disque apical est redressé ;

• une aire périproctale très étendue.

     Mesures et comptages

   

     Description de l'holotype MNHN.F A50417 (Pls. 10-11 ; Pl. 15, fig. 7) :

Tubercules. Tubercules scrobiculés, crénelés, mamelonnés et perforés. Le sommet des cônes est nettement crénelé, ornés de 7 à 8 crénelures fortement développées. Un mamelon arrondi et perforé surmonte le cône. Les aires scrobiculaires sont moyennement développées, elles le sont le plus à l'ambitus. L'aire scrobiculaire est parcourue de côtes rayonnantes épaisses et marquées, principalement dans la zone ambitale. Ces côtes rayonnantes se terminent à leur extrémité distale par un granule. L'ensemble de ces granules, de taille assez homogène, sont régulièrement espacés les uns des autres et montrent une disposition circulaire autour de l'aire scrobiculaire. Les granules scrobiculaires situés aux angles adradiaux et interradiaux inférieurs et supérieurs de la plupart des majeures ambitales et sous-ambitales sont un peu plus gros et surmontés d'un petit mamelon. En dessus l'ambitus, les granules scrobiculaires sont plus épars. On en compte seulement quelques-uns autour du cône, sans former de cercle. A l'aplomb des cônes, deux à trois côtes, plus étroites, verticales et parallèles entre elles séparent des fossettes suturales scrobiculaires ;

 

Interambulacres (Pl. 10, figs. 1-2, 9-11 ; Pl. 11, figs. 2-3). Aires interambulacraires composées d'un arrangement bisérié de 6 à 8 tubercules primaires sur chaque série, 7 en moyenne. En dessus l'ambitus, le nombre de tubercules par série est faible, généralement au nombre de 2. Les tubercules sont tangents à légèrement confluents, avec disparition ou réduction de taille des granules scrobiculaires situés entre deux tubercules consécutifs d'une même série. Aires miliaires adradiales et interradiales inexistantes, à l'exception de la région supra-ambitale où une très étroite aire miliaire interradiale se développe parfois, essentiellement par disparition des granules scrobiculaires autour des tubercules. Celle-ci est dépourvue de granules miliaires. Quelques rares granules s'insè-rent parfois au niveau de l'interradius ou s'intercalent entre le côté adradial des tubercules et la zone porifère. Les deux demi-ambulacres sont généralement sépa-rés par un très étroit sillon interradial, visible au dessus de l'ambitus uniquement ;

Ambulacres (Pl. 10, figs. 3-6 ; Pl. 11, fig. 4). Aires ambulacraires droites, composées de majeures trisociées, à l'exception de la zone infra-apicale où elles deviennent vraisemblablement bisociées. Zones inter-porifères. Les zones interporifères sont ornées d'un arrangement unisérié de 6 à 7 tubercules, avec généralement seulement 1 à 2 tubercules en dessus l'ambitus, rarement plus (3 au maximum). En se dirigeant de l'ambitus vers le péristome, la taille des tubercules diminue progressivement. Ces tubercules sont presque parfaitement disposés verticalement les uns au dessus des autres. Ils occupent toute la largeur de la zone interporifère et sont tronqués dans leur partie adradiale, l'aire scrobiculaire venant en contact avec la zone porifère. En dessus l'ambitus, la taille des tubercules se réduit plus brusquement. Ces tubercules supra-ambitaux montrent généralementune disposition alterne. Zones porifères. Les zones porifères sont composées de paires de pores circulaires à sub-circulaires de grande taille, assez rapprochés ;

Fossettes suturales. Les seules fossettes suturales observables sont les fossettes suturales scrobiculaires. Celles-ci, très étroites, se développent sur la bordure ado-rale des majeures en dessous les cônes des tubercules ambitaux et infra-ambitaux et sont séparées par 2 à 3 côtes verticales saillantes.

Disque apical (Pl. 11, fig. 1 ; Pl. 15, fig. 7). Disque apical plus étroit dans sa partie antérieure que dans sa partie postérieure et dont le pourtour interne est redressé. La surface des plaques du disque apicale est granuleuse par le développement de nombreuses petites verrues. Plaques génitales. Les plaques génitales 1, 2, 3 et 4 ont une forme identique. Un granule s'observe au dessus du gonopore. La plaque génitale 5 est plus étroite, sa bordure interne plus relevée et saillante. Plaques ocellaires. Les plaques ocellaires II, III et V ont une forme identique, recouvertes par deux à quatre granules. Les plaques I et IV sont très étroites, leur bordure interne étant plus relevée et saillante. Elle présente également trois à quatre granules alignés dans leur partie médiane ;

Périprocte. Aire périproctale très étendue, ovale ;

Péristome. Aire péristomiale circulaire.

planches 10, 11 & 15 (extraits)

 
  Hemidiadema forcallensis (Clement,2015) - Aptien, Morella, Castellon, Espagne, 5 mm  
 
 
  Hemidiadema forcallensis (Clement,2015) - Aptien, Morella, Castellon, Espagne, 4-7 mm  
 
 
  Hemidiadema intermedium (cotteau,1864)  
 

diagnose originale de l'espèce par cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, tome 7, échinides irréguliers 2, p.540

 

N°2509. Glyphocyphus intermedius, Cotteau, 1864.

Pl. 1128, fig. 6-15

     Espèce de petite taille, circulaire, médiocrement renflée en dessus, assez fortement concave en dessous. Zones porifères droites, à fleur du test, composées de pores assez larges, arrondis, ne paraissant pas se multiplier près du péristome. Aires ambulacraires très-étroites surtout à la face supérieure, garnies de deux rangées de tubercules peu développés, très-finement crénelés et perforés, scrobiculés, inégaux et irrégulièrement disposés ; ces deux rangées formées de tubercules espacés et alternes, sont assez distinctes à la face supérieure et aux approches du péristome, mais vers l'ambitus, l'une des rangées prend le dessus ; quelques-uns des tubercules se développent au détriment des autres, et occupent l'aire ambulacraire presque entière, laissant à peine la place à quelques petits tubercules granuliformes relégués sur le bord des zones porifères. Granules intermédiaires inégaux, épars, très-peu abondants. Aires interambulacraires pourvues de deux rangées de tubercules de même nature que ceux qui couvrent les ambulaires, mais un peu plus gros, plus largement scrobiculés et très-régulièrement disposés, augmentant sensiblement de volume vers l'ambitus, au nombre de neuf à dix par série ; tubercules secondaires nuls ; granules intermédiaires peu abondants, inégaux, souvent sub-elliptiques, affectant, autour des scrobicules, une disposition rayonnée très-prononcée. Quelquefois l'un des granules s'allonge à la base des tubercules et les réunit par un filet, comme dans l'espèce précédente ; plaques interambulacraires renflées, marquées à la face supérieure d'impressions suturales profondes. Péristome sub-circulaire, enfoncé. Périprocte très-grand, sub-elliptique. Appareil apicial étroit, annulaire ; plaques génitales et ocellaires sub-granuleuses, largement perforées, de même grandeur, et placées sur la même ligne.

     Hauteur, 5 millimètres 1/2 ; diamètre, 10 millimètres.

     Nous rapportons à cette espèce deux échantillons assez frustes et dont le gisement ne nous est pas connu d'une manière bien positive. L'un d'eux provient de l'Isère et a été donné par M. Lory à la collection de la Sorbonne ; il diffère un peu de l'individu que nous venons de décrire par sa taille plus développée, sa forme plus renflée, ses ambulacres relativement plus étroits, son appareil apicial paraissant moins annulaire. Le second exemplaire a été recueilli par M. Bargès, à la Bedoule ; il est en fer hydraté et pourrait bien provenir d'une couche inférieure à l'étage cénomanien. Bien qu'il s'éloigne un peu de notre type par sa taille plus forte, sa forme plus conique et plus pentagonale, ses impressions suturales à peine apparentes, il s'en rapproche par l'ensemble de ses caractères, et quant à présent, il ne nous parraît pas devoir en être séparé. La hauteur de cette dernière variété est de 7 millimètres, et son diamètre de 14.

 

     Rapports et différences. - Cette espèce, remarquable par la disposition de ses tubercules ambulacraires, ne saurait être confondue avec le G. radiatus ; elle s'en distingue par ses ambulacres plus étroits, par ses tubercules ambulacraires beaucoup moins régulièrement disposés et réduits vers l'ambitus à une seule série, ses tubercules interambulacraires plus finement perforés, moins nombreux, plus inégaux et accompagnés de granules beaucoup moins abondants, par l'absence des tubercule secondaires ; elle tend à se rapprocher davantage du G. rugosus; elle en diffère cependant par ses tubercules ambulacraires formant, vers l'ambitus et à la face inférieure, une série moins régulière. Comme l'indique le nom que nous lui avons donné,  c'est un type intermédiaire qui unit les Glyphocyphus munis de deux rangées de tubercules ambulacraires à ceux qui n'en présentent qu'une seule, et nous démontre le peu de valeur du caractère sur lequel a été basé le genre Hemidiadema.

     Localité. - Environs d'Escragnolles (Var) ; la Bedoule (Bouches-du-Rhône) ; Isère. Rare. Etage cénomanien.

     Coll. de la Sorbonne ; coll. Jaubert.

     Explication des figures. - Pl. 1128, fig. 6, G. intermedius, d'Escragnolles, de la coll. de M. Jaubert, vu de côté ; fig. 7, face supérieure ; fig. 8, face inférieure ; fig. 9, aire ambul. grossie ; fig. 10, aire interambul. grossie ; fig. 11, appareil apicial grossi ; fig. 12, autre individu de l'Isère, de la coll. de la Sorbonne, vu de côté ; fig. 14, autre individu de taille plus forte, de la Bedoule, de la coll. de la Sorbonne, vu de côté ; fig. 14, face supérieure ; fig. 15, face inférieure.

Planche 1128 (extrait), d'après Cotteau

 
   

 

 
  Hemidiadema intermedium (cotteau,1864) - Aptien, Allepuz, Teruel, Espagne, 9 mm  
 
 
  Hemidiadema intermedium (cotteau,1864) - Aptien, Allepuz, Teruel, Espagne, 11 mm  
 
     
 
  Hemidiadema intermedium (cotteau,1864) - Aptien, Allepuz, Teruel, Espagne, 9 mm  
 
 
  Hemidiadema malladai (Clement,2015)  
 

diagnose originale de l'espèce par Clément

Révision des espèces du genre Hemidiadema Agassiz,1846 (Euechinoidea, Camaradonta, glyphocyphidae), de l'Aptien (Crétacé inférieur) d'Espgane

reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur de de l'éditeur, Carnets de Géologie, 15 (20), p.286

 

Hemidiadema malladai nov. sp.

(Pls. 8-9 ; Pl. 15, fig. 5)

   

     Matériel étudié. 15 spécimens, apparte-nant à la collection CLÉMENT : MNHN.F. A50416, A53463, A53464, A53465, A53466, A53467, A53468, A53469, A53470, A53471, A53472, A53473, A53474, A53475, A53476. Tous ces spécimens proviennent des environs d'Allepuz.

     Mesures et comptages

   

     Holotype : MNHN.F. A50416 (Pls. 8-9 ; Pl. 15, fig. 5).

     Derivatio nominis. Espèce dédiée à Lucas MALLADA Y PUEYO (1841-1921), géologue et paléontologue espagnol.

     Locus typicus. Allepuz, province de Teruel.

    Stratum typicum. Marnes calcaires très finement bioclastiques à échinides et brachiopodes appartenant à la formation des Marnes de Forcall, i.e., "Formación Margas de Forcall" (CANÉROT et al., 1982, p. 286-288), datée de l'Aptien inférieur, probablement de la partie supérieure de la Zone à Deshayesites forbesi et/ou de la partie basale de la Zone à Deshayesites deshayesi.

     Diagnose :

• la présence de zones interradiales supra-ambitales garnies de granules miliaires épars ;

• des fossettes suturales scrobicualaires et angulaires nettement développées, formant de profondes dépressions à la surface du test ;

• un disque apical dont la surface est relativement plane, à fleur de test et dont la partie antérieure sub-triangulaire est plus étroite que sa partie postérieure au contour général arrondi ;

• une aire périproctale pyriforme.

     Description de l'holotype MNHN.F. A50416 (Pls. 8-9 ; Pl. 15, fig. 5) :

Conservation. Individu complet, très légèrement déformé (léger écrasement dorso-ventral avec partie apicale un peu enfoncée), d'excellente conservation ;

Tubercules. Tubercules scrobiculés, crénelés, mamelonnés et perforés. Cônes moyennement développés, crénelés en leur sommet, surmontés d'un net mamelon perforé. Aires scrobiculaires étendues, ornées de côtes rayonnantes nombreuses et bien marquées. En dessous le cône s'observent deux – parfois trois – côtes nettement plus saillantes, parallèles et verticales, dont le relief est accentué par le développement entre celles-ci de profondes fossettes scrobiculaires. Les aires scrobiculaires des tubercules de la région ambitale sont entourées par un cercle assez régulier de granules scrobiculaires de petite taille, généralement mamelonnés et régulièrement espacés. En dessus de l'ambitus ces granules sont plus épars et distribués autour des tubercules sans disposition circulaire évidente. En dessous de l'ambitus, du fait de la convergence des tubercules et de l'augmentation de la taille de ces granules, leur nombre diminue et ils ne s'observent que sur les bordures adradiale et inter-radiale des aires scrobiculaires. Certains de ces granules scrobiculaires infra-ambitaux, en particulier ceux situés aux angles des majeures, sont un plus développés ;

Interambulacres (Pl. 9, figs. 1, 5, 7). Aires interambulacraires composées d'un arrangement bisérié de 10 tubercules sur chaque série, tangents à confluents. Zones miliaires interradiales inexistantes en dessous de l'ambitus. En dessus de l'ambitus, une faible zone miliaire interradiale se développe, recouverte sur sa bordure de quelques granules épars, identiques aux granules scrobiculaires qu'ils côtoient, sa partie centrale en étant en grande partie dépourvue du fait du développement de profondes dépressions correspondant aux fossettes suturales. Au niveau et en dessous de l'ambitus, un sillon interradial très étroit sépare les deux séries de tubercules. Zones miliaires adradiales inexistantes sur toute la hauteur des interambulacres, les granules scrobiculaires étant en contact direct avec la zone porifère ;

Ambulacres (Pl. 9, figs. 2-4, 7). Aires ambulacraires droites, composées de majeures trisociées, à l'exception de la zone infra-apicale où elles deviennent vraisemblablement bisociées. Zones interporifères. Arrangement unisérié de 9 à 10 tubercules. Les tubercules ambitaux sont les plus gros. En se dirigeant vers le péristome leur taille diminue progressivement alors qu'en se dirigeant vers l'apex, cette diminution est plus brusque. En dessous l'ambitus (Pl. 9, fig. 7) les tubercules occupent toute la largeur de la zone interporifère et sont disposés alignés verticalement les uns en dessus les autres. Ces tubercules ambitaux et infra-ambitaux sont tronqués sur leur bordure adradiale, l'aire scrobiculaire venant en contact direct avec la zone porifère. Leur côté opposé est intègre et les granules scrobiculaires tangents à la zone porifère.

 

En dessus de l'ambitus (Pl. 9, fig. 4), du fait de la réduction de taille des tubercules, ceux-ci sont moins rapprochés et présentent une disposition alterne plus prononcée. Les cônes de ces tubercules sont directement accolés à la zone porifère. La majeure atuberculée associée à la majeure tuberculée de l'autre série est très étroite, recouverte de quelques granules très serrés. Une dépression perradiale discontinue s'observe plus ou moins bien selon l'ambulacre, résultant de l'interconnexion de fossettes suturales. Zones porifères. Zones porifères relativement larges, composées de pores subcirculaires d'assez grande taille, organisés en paire légèrement oblique. La surface des plaques ambulacraires est finement granuleuse par le développement de nombreuses verrues microscopiques. Un granule s'observe fréquemment sur l'angle adradial des assules, au dessus du pore externe, dans la région ambitale et infra-ambitale. La bordure adapicale "épaissie" – associée au granule précédemment cité – tend à former une sorte de petit bourrelet qui individualise chaque paire de pores ainsi un peu enfoncée ; • Fossettes suturales (Pl. 8, fig. 1). Fos-settes suturales très nettement développées au niveau des interambulacres. On distingue :

      o des fossettes suturales scrobiculaires au nombre de trois, parfois quatre, se développant sur la bordure adorale des majeures, en dessous les cônes. Elles sont séparées par des côtes verticales très saillantes qu'el-les mettent en relief. Les deux fos-settes adradial et interradial sont généralement plus développées que la ou les deux fossettes centrales, généralement plus étroites ;

     o des fossettes suturales angulaires se développant sur l'angle interradial de la bordure adorale de la plupart des majeures supra-ambitales. Celles-ci sont absentes en dessous l'ambitus.

     En dessus de l'ambitus, au niveau de la plupart des majeures interambulacraires, la fossette scrobiculaire interradiale et la fossette angulaire adjacente fusionnent, formant ainsi une profonde dépression scrobi-culo-angulaire atteignant l'interradius. Le même phénomène s'observe entre une fossette scrobiculaire adradiale et sa fossette angulaire adjacente. Au niveau de l'ambitus, les fossettes suturales angulaires "punctiformes" restent indépendantes des fossettes suturales scrobiculaires. En dessous de l'ambitus, les fossettes suturales angulaires sont absentes. Seules les fossettes suturales scrobiculaires persistent, découpant profondément la base du cône et l'aire scrobi-culaire en deux à trois côtes étroites très saillantes.

     Au niveau des ambulacres, en dessus de l'ambitus, ces fossettes sont moins évidentes. Il y a probablement des interconnexions entre fossettes scrobiculaires adradiales et fossettes angulaires adjacentes dessinant formant en partie une dépression perradiale discontinue, plus ou moins visibles selon l'ambulacre considéré ;

Disque apical (Pl. 9, fig. 6 ; Pl. 15, fig. 5). Disque apical à surface relativement plane et à fleur de test, recouvert de très petites verrues éparses et de quelques granules. Sa partie antérieure sub-triangulaire est plus étroite que sa partie postérieure au contour général arrondi. De ce fait, son contour interne – et donc celui de l'aire périproctale – est pyriforme. Plaques génitales. Plaques génitales 1, 2, 3 et 4 de forme et de taille identiques, aussi haute que large. La plaque génitale 5 a un contour externe plus triangulaire et un contour interne plus arqué. Gonopore circulaire de grande taille, excentré vers la bordure externe de la plaque. Immédiatement au dessus du pore, sur sa bordure même, s'observe un net petit granule excentré, la plaque génitale 5 en étant dépourvu. Plaques ocellaires. Plaques ocellaires II, III et V de forme identique. Un petit pore s'ouvre latéralement sur leur bordure. Leur surface est bosselée et présente généralement dans leur partie centrale un groupement de 4 à 5 granules. Plaques ocellaires I et IV sont plus étroites, avec une bordure interne plus redressée, carénée ;

Périprocte. Aire périproctale allongée se-lon l'axe antéro-postérieur, pyriforme.

Péristome. Aire péristomiale circulaire.

     Variations intraspécifiques. Selon les individus les granules miliaires des zones miliaires ambitales et supra-ambitales sont plus ou moins denses et les fossettes suturales angulaires plus ou moins profondes, mais toujours nettement marquées. Il existe également un certain continuum dans la forme de l'aire périproctale, variant de pyriforme à simplement ovale, selon les individus.

planches 8, 9 & 15 (extraits)

 
  Hemidiadema malladai (Clement,2015) - Aptien, Allepuz, Teruel, Espagne, 11mm  
 
 
  Hemidiadema rugosum Agassiz,1846  
 

diagnose originale de l'espèce par Agassiz, in Agassiz et Desor, 1846

Catalogue raisonné des échinides vivants et fossiles, p.351

 
     rugosum agass. Très petite espèce. Les tubercules ambulacraires sont aussi gros et même plus gros que les tubercules interambulacraires.

     Grès vert de Grandpré (Ardennes). - Deshayes.

 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.543

 

N°2510. Glyphocyphus rugosus, Cotteau, 1864.

Pl. 1128, fig. 16-22

   

     Espèce de très-petite taille, circulaire, médiocrement renflée en dessus, assez fortement concave en dessous. Zones porifères droites, à fleur du test, formées de pores simples, petits, arrondis, obliquement disposés, ne se multipliant pas près du péristome. Aires ambulacraires étroites, garnies d'une rangée de tubercules finement crénelés et perforés, scrobiculés, au nombre de douze à treize. Ces tubercules, largement développés vers l'ambitus, diminuent rapidement de volume à la face supérieure, et offrent, près du sommet, une tendance à se dédoubler et à devenir alternes. Quelques rares granules occupent l'espace intermédiaire et se prolongent entre les paires de pores. Le point de contact des plus gros tubercules ambulacraires est marqué de petites côtes rayonnantes qui alternent avec des dépressions régulières et apparentes. Aires interambulacraires assez larges, pourvues de deux rangées de tubercules à peu près identiques à ceux qui couvrent les ambulacres, au nombre de douze à treize par série. Tubercules secondaires nuls. Zone miliaire large, garnie de 'granules fins, serrés, homogènes, un peu plus gros sur le bord des zones porifères. Comme dans les ambulacres, les tubercules présentent, vers l'ambitus, de petites côtes rayonnantes avec lesquelles alternent des dépressions plus ou moins prononcées; les plaques coronales sont marquées d'impressions suturales, visibles surtout à la base de; tubercules et à l'angle interne des plaques. Péristome petit, circulaire, très-enfoncé, muni de faibles entailles. Périprocte très-grand, sub-circulaire. Appareil apicial étroit, granuleux ; plaques génitales largement perforées.

     Hauteur, 4 millimètres; diamètre, 9 millimètres.

     RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. - Cette espèce se distinguera toujours facilement de ses congénères, à sa petite taille, à sa forme déprimée , à ses ambulacres étroits, pourvus, dans presque toute leur étendue, d'une seule rangée de tubercules directement superposés, à ses tubercules ambulacraires et interambulacraires, offrant, vers l'ambitus, de petites côtes rayonnantes.

 

     HISTOIRE. - Le G. rugosus, mentionné pour la première fois dans le Catalogue raisonné des Échinides de 1846, a servi de type au genre Hemidiadema. En donnant plus haut la description du genre Glyphocyphus, nous avons cherché à établir que le genre Hemidiadema ne pouvait être maintenu dans la méthode, et que l' H. rugosum appartenait, par ses caractères les plus essentiels, au genre Glyphocyphus.

     LOCALITE - Grandpré (Ardennes). Très-rare. Étage cénomanien.

     Coll. Raulin.

     EXPLICATION DIS FIGURES. — Pl. 1428, fig. 16, G. rugosus, de Grandpré, de la coll. de M. Raulin, vu de côté; fig. 17, face sup.; fig. 18, face inf.; fig. 49, aire ambul. grossie; fig. 20, aire interambul. grossie; fig. 21, plaques ambul. et interambul. fortement grossies; fig. 22, appareil apicial grossi.

Planche 1128 (extrait), d'après Cotteau

 
   

 
  Hemidiadema rugosum Agassiz,1846 - Aptien, Aptien, Forcall, Castellon, Espagne, entre 3 et 5 mm  
 
     
 
  Hemidiadema rugosum Agassiz,1846 - Hauterivien supérieur, Nord Agadir, Maroc, 15 mm  
 
 

 

 

 

 

Genre Rachiosoma  Agassiz,1840

Classification méthodique et genera des échinides vivants & fossiles, p.91

Espèce type  Cyphosoma delamarrei Desmarest, in Agassiz & Desor,1846, p.361

(désignation subséquente de Lambert & Thiery, 1911, p.221)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Crétacé supérieur

 
 

diagnose originale du genre par Pomel, 1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants & fossiles, p.91

 

     Rachiosoma. Rotulaire ou subhémisphérique ; apex assez grand, pentagonal, persistant, subannulaire, à ocellaires toutes intercalées dans le cadre ovale ou elliptique du périprocte. Zones porifères ondulées, 5 géminées, à paires unisériées ou un peu alternantes, non multipliées en dessous. Péristome médiocre, presque à fleur de test, à entailles nettes, bordées, à lèvres égales ; tubercules saillants, crénelés, presque égaus et en deux rangées dans chaque aire, avec quelques gros granules bordant la zone porifère. Zone miliaire large, déprimée et presque nue dans le haut, inégalement granulée ailleurs. Sutures des assules déprimées et fortement marquées. R. Delamarei et foukanense (Cyphosoma auctorum) sont du sénonien algérien.

 
  Rachiosoma delamarrei (Desmarest, in Agassiz & Desor,1846)  
 

diagnose originale de l'espèce par Desmarest in Agassiz & Desor, 1846

Catalogue raisonné des familles, des genres et des espèces de la classe des échinodermes, VI, p.351

 

rugosom Agass. - M 67. - Cat. syst. p. 11. - Se distingue par ses tubercules très apparents, qui diminuent sensiblement près de l'anus. Forme subpentagonale. Cr. bl. inf. de la Flèche, Saintes (départ. de la Charente), Vendôme. - d'Orbigny

 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, échinides réguliers, t.VII, p.771

 

N°2525. Cyphosoma Delamarrei, Deshayes, 1864.

Pl. 1140 et 1141, fig.1-3..

   

     Espèce de taille moyenne, circulaire, affectant cependant quelquefois une forme sub-pentagonale, renflée en dessus, presque plane en dessous. Zones porifères onduleuses, formées de pores simples, arrondis, très-ouverts, rapprochés les uns des autres, se multipliant un peu vers le péristome. Aires ambulacraires étroites au sommet, plus larges à l'ambitus, légèrement renflées, garnies de deux rangées de tubercules saillants, visiblement crénelés, surmontés d'un mamelon assez épais, au nombre de treize à quatorze dans les exemplaires de taille moyenne, de dix-sept à dix-huit dans les plus gros. L'intervalle qui sépare les deux rangées de tubercules est étroit, déprimé, occupé par des granules inégaux, espacés, quelquefois mamelonnés, se prolongeant entre les scrobicules en séries horizontales. Les plaques porifères sont inégales, irrégulières et marquées le plus souvent de sutures apparentes. Aires interambulacraires garnies de deux rangées de tubercules à peu près identiques à ceux qui couvrent les ambulacres, un peu plus gros cependant vers l'ambitus et à la face supérieure, au nombre de douze à treize dans les exemplaires de taille moyenne. Tubercules secondaires presque nuls, très-petits, formant, sur le bord des interambulacres, très-près des zones porifères, une rangée irrégulière qui tend à se confondre avec les granules, et disparaît à la face supérieure. Zone miliaire assez large, presque nue et déprimée à la face supérieure, plus granuleuse en se rapprochant de l'ambitus. Granules intermédiaires peu abondants, espacés, homogènes, augmentant un peu de volume sur le bord des interambulacres, disposés, autour des scrobicules, en cercles assez réguliers. Plaques coronales renflées, marquées de sutures très-prononcées. Péristome peu développé, s'ouvrant à fleur du test, muni d'entailles relevées sur les bords ; les lèvres ambulacraires presque droites et plus larges que celles qui correspondent aux interambulacres. Périprocte grand, sub-elliptique, acuminé vers la base. Appareil apicial moins étendu qu'il ne l'est ordinairement chez les Cyphosoma, sub-pentagonal, solide, granuleux, conservé dans tous les exemplaires que nous avons sous les yeux, formé de plaques étroites, fortement perforées; les plaques ocellaires, aussi longues que les plaques oviducales, aboutissent directement sur le périprocte; la plaque madréporiforme est spongieuse et plus saillante que les autres.

     Hauteur, 12 millimètres ; diamètre, 25 millimètres.

     Individu de grande taille : hauteur, 15 millimètres; diamètre, 30 millimètres.

     Individu jeune : hauteur, 5 millimètres 1/2; diamètre, 15 millimètres.

     Cette espèce présente quelques variétés. Dans certains exemplaires, les mamelons sont plus développés, plus saillants, et donnent à l'ensemble du test un aspect plus tuberculeux. La face supérieure est plus ou moins déprimée et affecte quelquefois une forme sub-conique. Ces mômes différences se retrouvent chez les individus jeunes.

 

 

     Rapports et différences. - Le C. Delamarrei sera toujours facilement reconnaissable à ses tubercules saillants et uniformes, à ses granules peu abondants, à ses plaques coronales renflées et pourvues de sutures apparentes, à ses zones porifères onduleuses, à son péristome à fleur du test, à son appareil apicial solide et médiocrement développé. Ce dernier caractère sépare nettement le C. Delamarrei de ses congénères, chez lesquels l'appareil apicial n'est jamais conservé, et fait de cette espèce un type particulier, qui se rapproche un peu des Echinocyphus, tout en s'en éloignant par ses plaques dépourvues d'impressions.

     Localités. — Mezàb-el-blessai, au S.-S.-E. du camp de Batna, Trik-Karetla près Tebessa, col de Sfa, près Bisk'ra (province de Constantine). Assez commun. Étage turonien, associé à l'Heterodiadema Libycum (mornassien, Coquand).

     Explication des figures. - Pl. 1140, fig. 1, C. Delamarrei, de la coll. Schlumberger, vu de côté; Ilg. 2, face sup.; fig. 3, face inf.; fig. 4, aire ambul. grossie; fig. 5, aire interambul. grossie; fig. 6, plaques ambul. et interambul. plus fortement grossies; fig. 7, variété plus tuberculeuse, de la coll. de l'École des mines, vue de côté; fig. 8, face supérieure; fig. 9, appareil apicial grossi; fig. 10, variété à petits tubercules, de la coll. de l'École des mines, vue de côté; 6g. 41, face sup.; fig. 42, individu jeune, de la coll. de l'École des mines, vu de côté; fig. 43, face sup.; fig. 14, face inf.; — pl. 4141, fig. 4, var. de grande taille, de la coll. de l'École des mines, vue de côté; fig. 2, face sup.; fig. 3, face inf.

Planches 1140 et 1141 (extrait)
 

 
  Rachiosoma delamarrei (Desmarest, in Agassiz & Desor,1846) - Sénonien, Oued Chebika, Tunisie, 28 mm  
 
 
  Rachiosoma delamarrei (Desmarest, in Agassiz & Desor,1846) - Sénonien, Oued Chebika, Tunisie, 24 mm