Glypticidae

Lambert & Thierry, 1914

pro Glypticinae (tribu) Lambert & Thierry, 1914, p.261

Genre type : Glypticus Agassiz, 1840

Description succinte de la famille : Apex dicyclique, ambulacres trigéminés. Tubercules non perforés, non crénelés. Tubercules interambulacraires de la face supérieure assimilables à des granules parfois fortement anastomosés.

 

 


Genre   Glypticus Agassiz, 1840

Catalogus systematicus ectyporum echinodermatum fossilium musei neocomiensis, p.13

Espèce type  Echinus hieroglyphicus Goldfuss,1826

Petrefacta germaniae

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bathonien - Oxfordien

 
 

Glypticus hieroglyphicus (goldfuss,1829)

 
 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains Jurassiques, tome X, partie 2, p.582
 

N° 440. — Glypticus hieroglyphicus (Goldfuss),
Agassiz, 1840.

Pl. 416 et 417.

Q. 86 ; X. 85.

     Espèce de taille moyenne, circulaire, hémisphérique en dessus, presque plane en dessous. Zones porifères droites, déprimées, formées de pores simples, rapprochés les uns des autres, séparés par un renflement granuliforme, disposés par paires légèrement obliques, se multipliant autour du péristome. Aires ambulacraires droites, très resserrées au sommet, s'élargissant un peu vers l'ambitus, garnies de deux rangées de tubercules arrondis, saillants, homogènes, très fortement mamelonnés, lisses, imperforés, diminuant graduellement, à la face supérieure, depuis l'ambitus jusqu'au sommet, au nombre de douze à seize par série, suivant la taille des exemplaires. Le milieu de l'aire est occupé par des granules plus ou moins fins, plus ou moins abondants et pénétrant çà et là entre les scrobicules. A la face inférieure, les tubercules se rapprochent, les scrobicules se touchent et il n'existe plus de granules. La base des plus gros tubercules est marquée, du côté externe, de sillons correspondant aux sutures des plaques porifères. Aires inter-ambulacraires pourvues, à la face inférieure, de deux rangées obliques de tubercules de môme nature que ceux qui garnissent les aires ambulacraires, mais plus gros, plus saillants, plus fortement mamelonnés, au nombre de quatre ou cinq par série, accompagnés de quelques tubercules secondaires disposés sans ordre; à la face supérieure, ces tubercules sont remplacés par d'autres tubercules inégaux, irréguliers, aplatis, allongés en sens divers, souvent soudés ensemble et comme déchirés et déchiquetés, donnant au test un aspect bizarre qui lui a valu le nom de hieroglyphicus. Granules intermédiaires très petits, inégaux, se montrant dans les intervalles. Péristome grand, décagonal, médiocrement entaillé. Périprocte subpolygonal, renflé sur les bords. Appareil apical solide, grand, pentagonal; plaques génitales allongées, incisées, déprimées au milieu, rugueuses, perforées à une assez grande distance du bord; plaques ocellaires triangulaires, rugueuses comme les autres, faisant à peine saillie au dehors.

     Hauteur, 13 millimètres; diamètre, 28 millimètres, individu de grande taille : hauteur, 16 millimètres diamètre, 36 millimètres. Individu de petite taille : hauteur, 7 millimètres ; diamètre, 12 millimètres.

     Cette espèce présente quelques variétés qu'il importe de signaler : la forme générale est plus ou moins-renflée; les rangées de tubercules ambulacraires sont plus ou moins écartées, et par cela même, le nombre des petits granules intermédiaires est très variable. Chez les individus jeunes, les tubercules interambulacraires paraissent moins irréguliers, moins lacérés ; il en est de même de l'appareil apical, qui est plus ou moins rugueux.

     Rapports et différences. - Le G. hieroglyphicus sert de type au genre Glypticus, et sera toujours facilement reconnaissable à sa forme circulaire et médiocrement renflée, à ses aires ambulacraires munies de deux rangées de tubercules réguliers, à ses tubercules interambulacraires si bizarrement aplatis et déchiquetés à la face supérieure. Un examen attentif des exemplaires originaux a démontré à M. de Loriol que le G. affinis doit être réuni au G. hieroglyphicus et ne mérite même pas le nom de variété. Voisin du G. censoriensis, le G. hieroglyphicus s'en distingue, comme nous l'avons vu, par son moule intérieur plus développé, plus pentagonal, par ses aires ambulacraires plus saillantes et ses plaques coronales plus longues et moins hautes. En décrivant gus loin les G. sulcatus et regularis, nous indiquerons les caractères qui les distin guent de notre espèce. Il est probable que le G. magniflora Étallon, que nous ne connaissons que par la description et les figures données par l'auteur, n'est qu'une variété du G. hieroglyphicus.

 

     Histoire. - Cette espèce a été bien figurée par Leske dès 1778, sous le nom d'Echinites toreumaticus ; cependant comme Leske ne parait avoir attribué ce nom à l'espèce qui nous occupe que parce qu'il la considérait comme identique à son Cidaris toreumaticus, qui en est bien distinct, il n'y a pas lieu de reprendre aujourd'hui cette dénomination. C'est en 1826 que Goldfuss a décrit et figuré l'espèce, sous le nom d'Echinus hieroglyphicus, et en 1840, qu'Agassiz a établi pour elle le genre Glypticus que tous les auteurs ont adopté.

     Localités. - Châtel-Censoir, Crain, Coulanges-sur­Yonne, Merry-sur-Yonne, Druyes (Yonne), Vertaut, Sac­quenay (Côte-d'Or); Champlitte, Chassigny (Haute-Saône); fteynel, Vesaignes, Briancourt, Saint-Ausian, Bologne­sur-Marne, Doulancourt (Haute-Marne); Commercy, Saint-Mihiel, Damvillers (Meuse) ; Toul (Meurthe-et-Moselle); Écommoy (Sarthe); Saulces au bois, Puiseux (Ardennes) ; Besançon (Doubs); Neufchâteau (Vosges); chemin de Danjoulin, Beaucourt, Oberlag, Sondersdorff (Haut-Rhin) ; le Gout de Congo près Salins, la Chapelle Val-Dessus, près Petites Chiottes, Dôle (Jura). Abondant. Corallien inférieur.

     Muséum de Paris (coll. d'Orbigny), École des mines de Paris, coll. de la Sorbonne, Musée de Genève (coll. Martin), Musée de Lyon (coll. Dumortier), coll. Gauthier, Marion, Royer, Perron, Schlumberger, Peron, Choffat, ma collection.

     Localités autres que la France. - Thiergarten, Fringeli, Seewen, Ring, Liesberg, Clos du Doubs près Porrentruy (Jura bernois) ; La Joux près le Locle (Neufchâtel) ; Olten (Soleure); Erlinsbach (Argovie). Couches à Hemicidaris crenularis, terrain à chailles. — Soyères, Zwingen, Caquerelle, Montmelon, Graitery (Jura bernois). Etage Séquanien. Heidenheim, Sircbingen, Nattheim (Wurtemberg). Regensburg, Thurnau (Bavière). — Calne, Malton (Angleterre).

     Explication des figures. — Pl. 416, fig. 1, G. hieroglyphicus, du corallien inférieur de Dôle, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, face supérieure; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, aire ambulacraire grossie ; fig. 5, aire interambulacraire grossie ; fig. 6, tubercule interambulacraire vu de profil, grossi ; fig. 7, appareil apical grossi; fig. 8, exemplaire de grande taille, du corallien de Courchamps, du Musée de Genève (coll. Martin), vu de côté ; fig. 9, face supérieure. — Pl. 417, fig. 1, exemplaire de forme renflée, du corallien inférieur de Wagnon, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, autre exemplaire pourvu de granules abondants, du corallien de Damvillers, de ma collection ; fig. 3, aire ambulacraire grossie ; fig. 4, aire interambulacraire grossie; fig. 5, autre exemplaire de petite taille, du corallien inférieur de Merry-sur-Yonne, de ma collection, vu de côté; fig. 6, face supérieure; fig. 7, face inférieure; fig. 8, aire ambulacraire grossie ; fig. 9, aire interambulacraire grossie ; fig. 10, moule intérieur siliceux, du calcaire à chailles de Druyes, de ma collection, vu de côté; fig. 11, face supérieure.

Extraits des planches 416 & 417

 

 
 
 

Glypticus hieroglyphicus (goldfuss,1829) - Oxfordien, Charente Maritime, 27 mm

 
 

Glypticus sulcatus (goldfuss,1829)

 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains Jurassiques, tome X, partie 2, p.593

N° 442. Glyptycus sulcatus (Goldfuss), Agassiz, 1847.
Pl. 418, fig. 8-16.

     Espèce de petite taille, circulaire, renflée et subconique en dessus, presque plane en dessous. Zones porifères droites, larges, très enfoncées, formées de pores simples, petits, disposés par paires écartées, se multipliant à peine autour du péristome. Aires ambulacraires très rétrécies vers le sommet, s'élargissant à l'ambitus, garnies de deux rangées de tubercules saillants et fortement mamelonnés à la base, diminuant brusquement do volume au-dessus de l'ambitus, beaucoup plus écartés et placés sur le bord des zones porifères, au nombre de neuf ou dix par série; quelques granules irréguliers les séparent et remplissent également l'espace intermédiaire entre les rangées. Aires interambulacraires pourvues, à la base, de deux rangées de tubercules de même nature que ceux qui occupent la partie inférieure des aires ambulacraires, mais plus volumineux; ces tubercules ne dépassent pas l'ambitus, et les deux séries sont remplacées, à la face supérieure, par deux sillons verticaux bien distincts, qui atteignent le sommet; ils sont bordés, de chaque côté, par des lignes de petits granules arrondis, écartés, quelquefois soudés; d'autres granules de même nature forment, au milieu do l'aire interambulacraire, de petits bourrelets horizontaux ou disposés en lacets. Péristome assez grand, subcirculaire, faiblement entaillé. Périprocte :central arrondi, entouré d'un petit bourrelet. Appareil apical bien développé, festonné sur les bords, granuleux ; plaques génitales larges, pentagonales, fortement perforées près du bord; plaques ocellaires petites, triangulaires, échancrées.

     Hauteur, 5 millimètres 1/2; diamètre, 11 millimètres 1/2.

     L'exemplaire que nous venons de décrire, étranger à la France, provient de Nattheim et peut être considéré comme un excellent type de l'espèce. Les cinq exemplaires de France que nous avons sous les yeux nous ont été communiqués par M. Choffat ; ils sont un peu usés, et quelques-uns de leurs caractères ne sont pas très visibles; nous n'éprouvons cependant aucune incertitude sur leur identité avec les exemplaires de Suisse ou d'Allemagne.

     Nous rapportons encore au G. sulcatus, bien que sa conservation laisse également beaucoup à désirer, un exemplaire que nous a communiqué M. Pillet, provenant de Lémenc (vigne Droguet). Nous y retrouvons les caractères essentiels du type : tubercules ambulacraires et inter-ambulacraires saillants et largement développés à la face inférieure, remplacés, au-dessus de l'ambitus, par des tubercules beaucoup plus petits, rarement soudés, disposés en séries régulières, et précédés d'un double sillon vertical sur chacune des aires interambulacraires.

 

     RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Le G. sulcatus ne saurait être confondu avec aucun de ses congénères; il sera toujours reconnaissable à sa petite taille, à la disposition de ses tubercules et de ses granules, aux deux sillons qui partagent verticalement les aires interambulacraires, et à la structure de son appareil apical.

     LOCALITÉS. - Morestel (Isère); Lémenc (vigne Droguet) près Chambéry (Savoie). Rare. Étage corallien.

Collection Choffat, Musée de Chambéry (coll. Pillet).

     LOCALITÉS AUTRES QUE LA FRANCE.- Rothacker (Soleure); Elay (Jura bernois). Étage séquanien. Sous Waldeck près Porrentruy. Étage  kimméridgien. Nattheim (Wurtemberg). Engelhardsberg (Franconie).

EXPLICATION DES FIGURES. - Pl. 418, fig. 8, G. su1catus, du corallien supérieur de Nattheim (figuré comme type de l'espèce), vu de côté ; fig. 9, face supérieure ; fig. 10, face inférieure; fig. 11, aire ambulacraire grossie; fig. 12, aire interambulacraire grossie ; fig. 13, autre exemplaire, du corallien supérieur de Morestel, de la collection: de M. Choffat, vu de côté ; fig. 14, face supérieure ; fig. 15, face inférieure ; fig. 16, autre exemplaire, du corallien supérieur de Lémenc (vigne Droguet), du Musée de Chambéry, vu de côté.

 

Extrait de la planche 418

 

   
 

Glypticus sulcatus (goldfuss,1829) - Malm Epsilon, Oberfellendort, Bavière, Allemagne, 6 mm

 

 

Genre   Masrouraster Vadet & al. 2008

Masrouraster nov. gen. du Domérien de l'Atlas Marocain, p.15

Espèce type  Masrouraster ouhouissi Vadet & al. 2008

ibid., p.16

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pliensbachien

 
 

Masrouraster ouhouissi Vadet & al. 2008

 
 

Masrouraster ouhouissi Vadet & al. 2008 - spécimen , Pliensbachien, Amellago, Maroc, 15 mm

 
 

Masrouraster ouhouissi Vadet & al. 2008 - spécimen , Pliensbachien, Amellago, Maroc, 15 mm