Loveniidae

Lambert, 1905

Genre type : Lovenia Desor in Agassiz & desor, 1847

Description succincte de la famille : système apical ethmolytique. Plaque labrale allongée, en forme de coin, qui s'étend souvent au-delà de la deuxième plaque ambulacraire. Les plaques sternales sont petites et triangulaires. Fasciole sub-anal présent et en général de forme bilobée.

 

 


 
 

Genre Lovenia  Desor in ag. & Desor, 1847

Catalogue raisonné des échinides, p.10

Espèce type  Lovenia Hystrix Desor in ag. & Desor, 1847 (monotypie)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Oligocène - Actuel

Syn. 

  • Sarsella Pomel, 1853, p.28

  • Vasconaster Lambert, 1915, p.191 ; espèce type : Breynia sulcata Haime, 1853 ; synonyme subjectif plus récent.

 
 
 

Lovenia anteroalta (Gregory,1891) - Lower Globigerina Limestone, Miocène, Malte, 30 mm

 
 
 
 

Lovenia anteroalta (Gregory,1891) - Lower Globigerina Limestone, Miocène, Mistra Bay, Malte, 24 mm

 
 
   
 
 

Lovenia carinata (Cotteau,1889)

 
 
 

Lovenia carinata (Cotteau,1889) - Oligocène, Villajoyosa, Alicante, Espagne, 20 mm

 
 
 
 

Lovenia carinata (Cotteau,1889) - Oligocène, Alicante, Espagne, 38 mm

 
 
 
 

Lovenia duncani Gregory,1891 - Middle Globigerina Limestone, Miocène, Malte, 30 mm

 
 
   
 
 

Lovenia forbesii (Tenison Woods,1862)

 
 
figuration originale de l'espèce par Woods, 1862
Geological observations in South Australia, principally in the district south-east of Adelaide, p.75
 
   
 
 

Lovenia forbesii (Tenison Woods,1862) - Miocène, Mannum formation, Murray River Cliffs, Australie du Sud, 29 mm

 
 
 
 

Lovenia forbesii (Tenison Woods,1862) - Miocène, Mannum formation, Murray River Cliffs, Australie du Sud, 30 mm

 
 
 
 

Lovenia lorioli Cotteau,1878

 
 
diagnose originale de l'espèce par Cotteau, 1878, p.216
Echinides nouveaux ou peu connus
 

No 120. Lovenia Lorioli, Cotteau, 1878.
Hauteur, 11 mill.; diamètre antero-postérieur, 25 mill.;
diamètre transversal, 24 mill. 1/2.

     Espèce de petite taille, oblongue, cordiforme, presque aussi large que longue, arrondie et un peu échancrée en avant, subacuminée en arrière. Face supérieure peu élevée, uniformément bombée. Face inférieure tout à fait plate, subdéprimée autour du péristome, légèrement renflée en arrière. Face postérieure étroite, à peine tronquée, subexcavée. Sommet apical presque central. Sillon antérieur très-atténué à la face supérieure, vaguement caréné sur les bords, s'élargissant et s'accusant un peu en se rapprochant de l'ambitus qu'il échancre d'une manière sensible. Aire ambulacraire antérieure très-différente des autres, droite, composée de pores simples, petits, rapprochés les uns des autres vers le sommet, s'espaçant en descendant près du bord. Aires ambulacraires paires sub­triangulaires, cunéiformes, de taille à peu près égales, les antérieures presque droites, et plus larges vers le sommet, plus anguleuses à leur extrémité, composées de pores très-apparents, unis par un sillon , atrophiés à une certaine distance du sommet. Tubercules de la face supérieure inégaux, les uns très-petits, abondants, homogènes, plus ou moins espacés, les autres très-gros, perforés, profondément scrobiculés, assez nombreux, remplissant  jusqu'aux approches du sommet. Tubercules de la en partie les aires interambulacraires antérieures et s'élevant inférieure serrés, gros et fortement scrobiculés sur les côtés, diminuant de volume vers le bord. Péristome labié, excentrique en avant. Périprocte arrondi, un peu ovale dans le sens du diamètre antero-postérieur, s'ouvrant au sommet d'une dépression étroite et peu profonde de la face postérieure. Appareil apical compact, muni de quatre pores génitaux. Fasciole interne et sous-anal.

 

     Rapports et différences. Cette espèce se rapproche de la précédente par sa taille ; elle s'en distingue nettement par sa forme plus dilatée et plus arrondie, sa face supérieure moins élevée et plus uniformément bombée, son sommet plus central, son sillon antérieur moins évasé et moins profond vers l'ambitus, ses aires ambulacraires moins inégales, les postérieures beaucoup moins longues, ses gros tubercules plus nombreux et remontant plus haut dans les aires interambulacraires. Les fascioles interne et sous-anal ne sont pas visibles dans l'exemplaire que nous décrivons; nous n'hésitons pas cependant à le placer dans le genre Lovenia, en raison de sa physionomie générale et surtout de la disposition de ses aires ambulacraires paires.

Loc. — Drôme. Molasse tertiaire. Très-rare. Coll. Gauthier.

Expl. des fig. - PI. xxx, fig. 5, Lovenia Lorioli, vu de côté ; fig. 6, face supérieure; fig. 7, tubercules grossis.

planche XXX (extrait)

   
 
 

Lovenia lorioli Cotteau,1878 - Yprésien, El Prat, Barcelone, Espagne, 33 mm

 
 
 
 

Lovenia lorioli Cotteau,1878 - Yprésien, El Prat, Barcelone, Espagne, 33 mm

 
 
 
 

Lovenia lorioli Cotteau,1878 - Yprésien, El Prat, Barcelone, Espagne, 34 mm

 
 
     
 

 
 

Genre Blaviaster  Lambert, 1920

Sur quelques genres nouveaux d'échinides, p.26

Espèce type  Temnaster grossouvrei Lambert, 1912,  désignation originale.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Lutétien

Syn. 

  • Temnaster Lambert, 1912, p.106 ; non Verril,1894. (Asteroidea)

 
 
diagnose originale du genre par Lambert, 1912
Description des échinides du bordelais, I-Echinides de l'éocène, p.105 (=Temnaster, nom pré-occupé par une étoile de mer)
 

Sous-genre TEMNASTER Lambert

     Le genre Gualtieria Desor, 1847, repose essentiellement sur deux caracètres : 1° son fasciole qui, au lieu de doubler les pétales, les coupe au tiers de leur longueur ; 2° les protubérances noduleuses qui entourent son péristome et se prolongent sur les aires périplatronales. C'est ce qu'on observe chez G. Orbignyi Agassiz type du genre, comme ches G. Heberti Vasseur, G. aegrota Dames, G. Damesi Koch et G. Meneguzzoi Oppenheim.

     Mais chez une espèce du Lutétien de Blaye, si la face supérieure présente encore les caractères des Gualtieria, la face inférieure est complètement dépourvue de tubérosités noduleuses

 

et les aires périplastronales sont d'apparence lisses jusqu'au péristome. Gauthier et Cotteau n'avaient pas hésité à considérer cette modification comme d'importance générique ; sans aller peut-être aussi loin, on peut tout au moins fonder sur ce caractère une coupure subgénérique et désigner les Gualtieria sans tubérosités péristomiennes sous le nom de Temnaster.

 
 

Blaviaster grossouvrei (Lambert,1912)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Lambert, 1912
Description des échinides du bordelais, I-Echinides de l'éocène, p.106
 

     Temnaster Grossouvrei Lambert n. spec.

     Espèce de moyenne taille, mesurant 29 mill. de longueur sur 25 de largeur et 15 de hauteur, allongée, polygonale, rétrécie en avant et subtronquée en arrière. Face supérieure plane au sommet, déclive sur les bords, tronquée aux extrémités ; face inférieure presque plane, à large plastron, saillant en arrière. Sillon à peine indiqué par un léger sinus ; carène postérieure remplacée par une légère dépression.

     Apex très excentrique, à quatre pores génitaux. Ambulacre impair très étroit, à plaques hautes et pores ponctiformes, microscopiques. Ambulacres pairs à fleur de test, étroits, les antérieurs flexueux, assez divergents, avec branches inégales : en avant les dix dernières paries de pores périapicales atrophiées, les autres égaux, elliptiques, conjugués ; on compte seize paires avant le fasciole et trois après ; pétales postérieurs peu divergents, légèrement arqués, avec dix-sept paires de pores avant le fasciole et quatre après ; les pores traversés par le fasciole sont complètement atrophiés. Zones porifères déprimées et zones interporifères moins larges que l'une des zones porifères.

 

     Large péristome semilunaire à labrum ourlé, convexe, non saillant ; ce péristome excentrique en avant est entouré d'un espace lisse, formé par les ambulacres et le labrum ; zones périplastronales également lisses et large plastron, tuberculeux en arrière. Périprocte ovale, au sommet de la face postérieure.

     Tubercules fins, serrés, épars, augmentant de volume en dessus. Quelques-uns scrobiculés, plus gros, crénelés et perforés bordent l'ambulacre impaire à l'intérieur du fasciole.

     Fasciole interne très net, sinueux, formant un cordon étroit avec étranglements successifs correspondant au centre des plaques interambulacraires ; il franchit l'ambulacre impair à l'ambitus, puis se relève obliquement pour couper les pétales antérieurs pairs ; il remonte ensuite et s'infléchie vers les ambulacres postérieurs avant de les traverser ; il forme enfin sur l'aire impaire une ligne en U. Fasciole sous-anal en anneau bilobé.

     Localité. - Blaye ; étage Lutétien.

 

 
 

Blaviaster grossouvrei (Lambert,1912) - Lutétien, Couquèques, Gironde, 28 mm

 
 
 

 

Genre Gualtieria  Desor in ag. & Desor, 1847

Catalogue raisonné des échinides, p.10

Espèce type  Gualtieria orbignyana Agassiz in ag. & Desor, 1847  désignation originale.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène - Oligocène

Syn. 

  • Gualteria d'Orbigny, 1853, p.151 ; nomen nullum.

  • Gualtiera Cotteau, 1886, p.324 ; nomen nullum.

  • Bahariya Elbassyony, 2005, p.321 ; espèce type : Bahariya teetotumensis Elbassyony ; synonyme subjectif plus récent.

 
 
diagnose originale du genre par Desor
Catalogue raisonné des échinides, Desor in Ag. & Desor, 1847, p.10

LXXIV. GUALTIERIA Desor

(Pl. 16 [t. VI], fig. 16.)

     De gros tubercules à la fac supérieure, comme dans le genre Spatangus ; mais la partie pétaloïde qui les renferme est circonscrite par un fasciole qui coupe l'extrémité des ambulacres postérieurs. Dans cette partie des ambulacres, les pores conjugués sont plus effacés et plus distincts qu'à l'intérieur du fasciole. Fasciole sous-anal, comme dans les Spatangues. De gros tubercules irréguliers autour de la bouche. Quatre pores génitaux. Bouche entourée de gros plis, dans les intervalles

   desquels se montrent les pores ambulacraires inférieurs. La seule espèce connue du genre est de l'époque tertiaire.

 

 

 
 
 

Gualtieria aegrota Dames,1877

 
 
diagnose originale de l'espèce par Dames
Die Echiniden der vicentinischen und veronesischen Tertiaerablagerungen, 1877, p.71
 

G u a l t e r i a   a e g r o t a   nov. sp.

Tafel VII, Fig. 6

     Länge : 22 mm., Höhe : 12 mm., Breite : 19 mm.

     Allgemeiner Umriss oval ; die Oberseite ist regelmässig gewölbt, sur am Hinterrand steiler abfallend. Der Scheitel liegt excentrisch nach vorn. Eine sehr seichte Furche erstreckt sich von ihm bis zum Vorderrande, in welcher di Poren des unpaarigen Ambulacrums nur undeutlich zu beobachten sind. Die vorderen Ambularen sind sehr eigenthümblich entwickelt. Vom Scheitel aus verläuft jederseits nur eine Porenreihe aus etwa 13 Porenpaaren bestehend, une zwar ist est di hintere der beiden Porenreihen, di vordere ercheint erst in ziemlich weitem Abstande vom Apex mit etwa 4 Porenpaaren. Dann erleiden beide Porenreihen eine kurze Unterbrechung, auf welcher nach Analogie der von Desor beschriebenen G. Orbignyana die an unserem Stück schlecht zu beobachtende Fasciole verlaufen muss ; nach der Unterbrechung erscheinen in beiden Porenreihen noch je 3 Porempaare. Der Raum zwischen dem Scheitel un dem Anfang der vorderen Reihe, auf welchem der obere Theil der Porenreihe zu erwarten wäre, ist durch eine ganz flache Rinne eingenommen. Die vorderen Ambulacren divergiren unter einem stumpfen Winkel, die hinteren Ambulacren dagegen unter einem sehr spitzen, une haben deren Porenreihen je 10 Porenpaare oberhalb und 4 Porenpaare unterhalb de Fasciolenunterbrechung. Auch die hinteren Ambulacralporen scheinen erst in geringer Enfernung vom Scheitel zu beginnen. An einzelnen Stellen der sonst schlecht erhaltenen Oberfläche lässt sich eine Bekleidung von feinen Wärzchen erkennen. Das Periproct liegt hoch über dem Rande, ist Längs-oval une vom unteren Rande durch ein schräg nach hinten abfallendes, glattes Feld getrennt. Der Rand ist verhältnissmässig scharf. Auf  der Unterseite fällt vor Allem die der Gattung eigenthümliche Auftreibung der Platten der hinteren Ambulacralfelder auf. Dieselbe nimmt vom Rande nach dem Peristom, welches weit vom Vorderrande gelegen une quer-oval ist, zu, namentlich ist eine Platte hinter dem Munde in der Medianebene gelegen durch besonders starke Aurtreibung auf^ällig. Vor dem Munde lieben an den beiden Ecken desselben zwei halbkugelige Platten. Zwischen une in den Ecken der Platten sind einzelne tiefe Gruben(auf beiden Ambulacralfeldern symmetricsch), in welchen die sehr auseinandergezogenen Poren liegen. Die Seiten une der Raum zwischen den hiteren Ambulacren une dem Hinterrand sind mit radialgestellten Tuberkelreihen besetzt.

     Mir ist bisher nur die zur Aufstellung der Gattung Veranlassung gegeben habende G. Orbignyana Desor (Syn. p. 406, t. 42, f. 9-11) von St. Palais bei Royan und aus Istrien aus Abbildung une Beschreibung bekannt geworden. Von dieser ist die Vicentinische Art sehr leicht zu unterscheiden. Einmal hat letztere einen ovaleren,

 

weniger laggezogenen Umriss ; dann ist die Anschwellung der Platten auf der Unterseite eine ganz andere, wie ein Vergleich der Abbildungen beider lehrt, und endlich verlaufen alle Ambulacren bei ihr gerade, während bei der französischen die vorderen nach Desor's Abbildun stark S-förmig geschwungen sind. Der  eigenthümliche Verlauf der vorderen Ambulacren scheint sich auch bei der G. Orbignyana zu  wiederholen, nur mit dem Unterschiede, dass Desor noch feine Porenpaare auf dem oberen Theil angibt, welche bei unserer entschieden fehlen. Die Neigung zum Oblitteriren zeigt sich aber deutclich auch dort. - Wenn Desor als wesentlichsten Charakter der Gattung die eigenthümliche Form der Platten der Unterseite hinstellt, so möchte ich degegen in Erinnerung bringen, dass sich dergleichen auch bei andreren Gattungen findet ; so bei Spatangus bigibbus Beyrich aus dem Samlande, der stets die beiden Platten an den vorderen Mundwinkeln kugelig aufgetrieben zeigt ; noch mehr aber une z. Th. auch über die ganze Ausdehnung auf den Ambulacralfeldern der Unterseite konnte ich einde derartige Hypertrophie an mehreren Exemplaren von Hemipatagus ornatus von Bünde beobachten, so dass ich mich zuerst zu blauben bezwungen hielt, diese Ersheinung einer Krankheit der Individuen zuschreiben zu sollen. Doch spricht hiergegen die Constanz der Erscheinung bei den beiden Gualteria-Arten, welche auch durch die abweichende Gestalt ihrer Ambulacralfelder auf der Oberseite une namentlich durch den ganz isolirt dastehenden Verlauf der Fasciole mit einander verbunden sind. Es wäre sehr interessant, wenn Unteruchungen an lebenden Echiniden diese Frage weiter aufzuklären im Stande wären.

     Ein auf der Oberfläche nicht sehr gut erhaltenes Individuum von S. Giovanni Ilarione.

 

planche VII (extrait)

 

 
 
 

Gualtieria aegrota Dames,1877, Eocene moyen, Vicence, Italie, 36 mm

 
 
 
 

Gualtieria alicantina Santolaya,1993, Lutetien, Alicante, Espagne, 22 mm

 
 

Gualtieria alicantina Santolaya,1993, Lutetien, Aspe, Alicante, Espagne, 35 mm

 
 

Gualtieria almerai Lambert,1927

 
diagnose de l'espèce par Lambert, 1927
Description des échinides fossiles de la Catalogne, p.87

Gualtieria Almerai Lambert

Pl. IV, figs. 20

     Cette espèce n'est représentée que par un individu mutilé en arrière et qui entier aurait mesuré 32 millim. de longueur sur 28 de largeur et 14 de hauteur. Il présente bien les caractères généraux du G. orbignyi du Bordelais, type du genre, mais il est plus court, pourvu d'un sillon plus étroit et mieux limité, échancrant davantage l'ambitus. Le fasciole temnopétale étroit et toujours un peu diffus n'est pas distinct sur notre G. Almerai, mais chez lui comme chez son congénère bordelais une interruption dans la régularité des pores en trahit la présence. Touls les pores qui avoisinent l'apex sont atrophiés comme s'il avait existé un fasciole endopétale ; l'atrophie atteint surtout les branches IIb et IVa. La même disposition s'observe d'ailleurs chez G. Orbignyi bien que Cotteau ne l'ait pas signalée et que dessinateur ne l'ait pas reproduite à la figure 4, pl. 25, de la Paléontologie française. Mais j'ai sous les yeux un très bel individu de Saint Palais sur lequel cette atrophie des pores périapicaux est très distincte. Je la retrouve sur un individu de Blaye qui laisse apercevoir de chaque côté du sillon de vagues traces d'un fasciole endopétale. Si ce deuxième fasciole existe, il ne constituerait donc pas un caractère qui permettrait de séparer génériquement notre G. Almerai du G. Orbignyi. La face inférieure du G. Almerai est plus plane que celle du G. Orbignyi, mais elle présente dans les zones périplastronales et autour du péristome les mêmes bourrelets saillants, caractéristiques du genre.

     Parmi les espèces connues, G. aegrota Dames du Lutétien du Vicentin a ses pétales plus droits et plus courts, son péristome plus central et son sillon plus atténué. G. Heberti Vasseur de l'éocène de la Vendée a une forme plus large, des pétales plus droits et plus longs ; il manque de sillon antérieur G. Damesi Koch est

 

plus cordiforme avec apex subcentral. G. Meneguzzoi Oppenheim, du Stampien du Vicentin est moins rétréci en avant, son sillon est plus évasé et sa forme générale plus déclive en arrière. Il n'y a pas lieu de comparer a notre espèce G. Australiae Cotteau, qui n'est pas réellement un Gualtieria, mais un genre particulier voisin soit de Brissoides, soit de Hypsopatagus suivant qu'il sera reconnu prymodesme ou prymmadète, mais différent de ces deux genres par l'absence de gros tubercules scrobiculés.

     Localité : St Julià de Villatorta (Barcelone - Catalogne) ; Nummulitique moyen, sans autre précision.

planche IV (extrait)

 

 
 

Gualtieria almerai Lambert,1927 - Lutétien, Pontils, Tarragone, Espagne, 25 mm

 
 

Gualtieria orbignyana Ag. in Ag. & Desor,1847

 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, échinides éocènes, tome I, p.112

N° 24. — Gualtieria Orbignyi, Agassiz, 4847.
Pl. 25 et 26.

   

Espèce de taille moyenne, ovoïde, allongée, arrondie et non échancrée en avant, un peu plus étroite et tronquée en arrière. Face supérieure uniformément bombée, presque partout de la même hauteur, plus élevée cependant dans la région postérieure, qui s'abaisse légèrement vers le périprocte e est ensuite verticalement tronquée, ayant la plus grande largeur à peu près au milieu de sa longueur. Face inférieure presque plane, renflée vers l'extrémité de l'aire interambulacraire impaire. Sommet ambulacraire subcentral, un peu rejeté en avant. Sillon antérieur presque nul, marqué seulement de quelques protubérances vagues et atténuées. Aire ambulacraire impaire droite, très étroite à sa partie supérieure, s'élargissant en se rapprochant de l'ambitus, formée de pores simples, très petits, disposés par paires obliques, d'autant plus espacées qu'elles s'éloignent davantage du sommet. Aires ambulacraires paires longues, pétaloïdes, très flexueuses, à fleur de test, de dimension à peu près égale, les postérieures moins flexueuses, plus droites et plus arquées que les autres. Zones porifères larges, accentuées, composées de pores arrondis, écartés, presque égaux, disposés deux à deux dans des sillons étroits et profonds. Aux trois quarts environ de leur étendue, les aires ambulacraires sont traversées par un fasciole interne, et les pores qui se trouvent en dehors du fasciole s'ouvrent dans des sillons plus accusés, de forme ovalaire, et plus espacés; la zone interporifère est assez large, granuleuse et se rétrécit au fur et à mesure que l'aire ambulacraire s'éloigne du sommet. Aux approches de l'appareil apical, les zones porifères externes des aires ambulacraires paires antérieures s'atrophient et ne sont plus composées que de petits pores simples, microscopiques, identiques à ceux de l'aire ambulacraire impaire. Autour du péristome, les pores s'ouvrent au milieu de gros plis saillants, inégaux, irréguliers, correspondant aux sutures des plaques, se prolongeant sur les aires ambulacraires, notamment sur les aires postérieures, De petits pores simples, disposés deux à deux, logés au fond de dépressions apparentes, se montrent à l'ambitus postérieur et forment, à droite et à gauche, une courbe dans l'intérieur du fasciole sous-anal. Tubercules de deux natures : les plus gros, visiblement crénelés, perforés et scrobiculés, sont épars à la face supérieure ; les autres, plus petits, inégaux, se mêlent aux tubercules princi­paux, se montrent sur le bord du sillon antérieur, rem­plissent la région supramarginale et occupent une grande partie de la face inférieure. Péristome transversal, subcirculaire, muni de grosses protubérances. Périprocte ovale, un peu allongé, s'ouvrant au sommet de la face postérieure. Appareil apical compacte, pentagonal, granuleux ; quatre pores génitaux largement ouverts, les deux antérieurs plus rapprochés que les autres ; plaque madréporiforme se prolongeant en arrière, fortement resserrée par

 

les plaques génitales. Fasciole interne coupant les aires ambulacraires aux trois quarts de leur longueur. Fasciole sous-anal transversalement elliptique, largement développé.

Hauteur, 25 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 48 millimètres ; diamètre transversal, 38 millimètres.

Individu plus jeune : hauteur, 21 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 38 millimètres et demi ; diamètre transversal, 31 millimètres.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Cette curieuse espèce sera toujours facilement reconnaissable à sa forme ovoïde, tronquée en arrière, à son sillon antérieur nul, à la structure et à la disposition de ses aires ambulacraires coupées aux deux tiers par un fasciole interne, aux protubérances très accentuées qui entourent le péristome, à ses gros tubercules épars sur la face supérieure.

LOCALITÉ. - Saint-Palais (Charente-Inférieure). Assez commun. Éocène moyen.

Muséum de Paris (collection d'Orbigny); collection de M. Hébert; collections de Loriol, Croizier, Degrange­Touzin, ma collection.

EXPLICATION DES FIGURES. - Pl. 25, fig. 1, Gualtieria Orbignyi, du Muséum de Paris (collection d'Orbigny), vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, région antérieure ; fig. 4, portion de la face supérieure grossie. — Pl. 26, fig. 1, autre exemplaire, de ma collection, vu sur la face inférieure ; fig. 2, région anale ; fig. 3, portion de la face inférieure grossie ; fig. 4, tubercules interambulacraires pris sur la face inférieure, grossis.

planches 25 et 26 (extrait)

 

 

Gualtieria orbignyana Ag. in Ag. & Desor,1847 - Lutetien, Saint-Palais-sur-Mer, 41 mm

 

 
 

Genre Hemipatagus  Desor,1858

Synopsis des échinides fossiles, p. 416

Espèce type  Hemipatagus hoffmanni Desor, 1858  désignation originale.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène - Oligocène

Syn. 

  • Tuberaster Peron & Gauthier, 1885, p.46 ; espèce type : Tuberaster tuberculatus Peron & Gauthier,1885

  • Chuniola Gagel,1903 ; espèce type : Chuniola carolinae Gagel, 1903

 
 
diagnose originale du genre par Desor
Synopsis des échinides fossiles, p.416
 

CLVIII. genre. - HEMIPATAGUS. Desor nov. sp.

Tab. XLIV, fig. 4 et 5.

     Petits oursins garnis de gros tubercules sur les aires interambulacraires, comme les vrais spatangus, mais avec cette différence que l'aire impaire en est dépourvue. Plastron en général lisse, comme s'il avait été usé. Pétales étalés et en même temps allongés. Quatre pores génitaux. Point de fascioles.

     Les espèces sont essentiellement tertiaires. Type du genre est l'H. Hoffmanni.

     Nota. Ce nouveau genre correspond à la seconde section du genre Spatangus de notre "Catalogue raisonné." Il comprend de petites espèces en général peu élevées, reconnaissables surtout à ce caractère significatif qui avait échappé jusqu'à présent  c'et que les gros tubercules, à l'instar des Eupatagus, n'existent que sur les interambulacres pairs, tandis que l'aire interambulacraire impaire ou postérieure en est dépourvue. Il diffère, d'un autre côté, des Eupatagus par l'absence de fascioles.

  Comme le fasciole péripétale, chez ces derniers, limite d'une manière brusque la zone des tubercules, il y a toujours moyen, grâce à ce contraste, de l'assurer si l'on a à faire à un Hemipatagus ou à un Eupatagus, alors même que le fasciole est oblitéré. Enfin, la structure lisse du plastron paraît aussi constituer un caractère propre, qui, d'accord avec l'absence de tubercules sur l'aire interambulacraire impaire, suffit pour distinguer notre genre des vrais Spatangus et des Macropneustes.

planche XLIV (extrait)

 

 
 
 

Hemipatagus hoffmanni (Goldfuss,1829)

 
 
description de l'espèce par Desor
Synopsis des échinides fossiles, p.416
 

     Hemipatagus Hoffmanni (Tab. XLIV, fig. 4 et 5.).

     Syn. Spatangus Hoffmanni Goldf. p. 152, Tab. XLVII. fig. 3.  L'une des plus grandes espèces du genre, à peu près aussi large que longue, médiocrement renflée, mais en forme de toit au sommet. Tubercules très gros, crénelés et perforés, entourés d'un scrobicule très profond (fig. 5e) ; ceux du sommet seuls présentent une disposition régulière en petites séries obliques. Le nombre des tubercules est variable.

     Q. 52.

     Tertiaire (Pliocène) de Bünde. C'est l'un des fossiles les plus caractéristiques de cette localité.

       Mus. Bonn. Coll. Michelin, Mus. Neuchâtel et dans une foule d'autres collections.

planche XLIV (extrait)

 

 
 
 

Hemipatagus hoffmanni (Goldfuss,1829), Oligocène, Nordrhein Westphalen, Allemagne, 61 mm

 
 
 
 

Hemipatagus hoffmanni (Goldfuss,1829), Oligocène, Nordrhein Westphalen, Allemagne, 55 mm

 
 
 
 

Hemipatagus hoffmanni (Goldfuss,1829), Oligocène, Nordrhein Westphalen, Allemagne, 35 mm

 
 
       
 
 

Hemipatagus hoffmanni (Goldfuss,1829), Oligocène, Nordrhein Westphalen, Allemagne, 51 mm

 
 
 
 

Hemipatagus martensii (Ebert,1889)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Ebert, 1889
Echiniden des Nord- und Mitteldeutschen Oligocäns, p.67
 

Spatangus (Maretia) Martensii Ebert n. sp.

(Taf. IX, Fig. 2a-c.)

     Die Schale ist von breit herzförmiger Gestalt, vorn mit seichter Einbuchtung, hinten geneigt trunkirt ; nur im hinteren Theil ein wenig aufgebläht, sonst flach.

     Die mediane Profillinie des Oberseite der Schale steigt in der schwachen Furche des unpaaren ambulacrums sanft une gleichmässig an, über den aus dem Mittelpunkte ein wenig nach vorn gerückten Scheitel hinaus, bis sie etwa in der Mitte swischen Scheitel und Periproct den höchsten Punkt erreicht, von dem sie in schwachem Bogen zum After läuft.

     Die Poren des unpaaren Ambulacrums sind sehr undeutlich. Die übrigen Ambulacra sind blattförmig, die Blätter nahezu geschlossen. Die Mittelfelder sind doppelt so breit als die Porenzonen. Die vorderen Porenzonen der beiden vorderen Petalodien verschwinden nach dem Scheitel zu.

     Die Porenpaare der übrigen Reihen und Felder sind deutlich gajocht und durch schmal Leistchen von einander getrennt.

     Das unpaare Interambulacrum hat nur auf dem Kiel, welcher sich vom Scheitel zum Periproct zieht, kleine Wärzchen, ist sonst nackt. Dagegen sind di paarigen Interambulacralfelder mit zahl-reichen, grossen, gehöften, perforirten und gekerbten Hauptwarzen besetzt, un zwar bis dicht zum Rande hinunter, auf dem vorderen Paar auch bis dicht an die Ambulacralgrenze.

     Die Unterseite ist ziemlich eben, nur in der näheren Umbebung der Mundöffnung ein wenig eingesenkt, das Peristom stark excentrisch, das Actinalplastron etwas erhaben. Letzteres ist nur im hinteren Theil mit Wärzchen besetzt, nach dem Mund zu nackt. Ebenso ist das unpaare Ambulacrum und eine breite, bucklige Zone zu beiden Seiten desselben frei von Warzen. Die vorderen Ambulacra aber une die paarigen Interambulacra schmücken dicht gedrängte Warzenreihen, welche nach der Mitte zu an Grösse zunehmen.

     Das subanale, unter dem Periproct eingebuchtete Plastron ist von einer deutlichen Fasciole umgeben une mit feinen Wärzchen bedeckt ; inn dem durch die Bucht getrennten Lappen bedinden sich ausserdem noch drei schräg nach der Fasciole laufende Reihen grösserer Wärzchen. Das Periproct ligt am oberen Rand der Abstutzung und ist fast kreisrund.

     Nur ein grosses, gut erhaltenes Exemplar ligt vor, dessen Höhe 27mm, dessen Breite 70mm und dessen Länge 73mm beträgt ; es befindet sich in dem Göttinger Museum.

     Vorkommen. Ober-Oligocäns : Bünde (Doberg)

     Bemerkingen. Am ähnlichsten is die eben beschriebene Art dem Sp. ocellatus Defrance, und ich habe lange geschwankt, ob Sp. Martensii nicht dieser Art zuzuweisen sei. Allein Loriol1) betont ausdrücklich, dass die Mittelfelder der Petalodien bei jener dreimal so breit seien, als di Porenzonen, während bei unserer Art das Mittelfeld nur doppelt so breit ist. Sodann ist die ambulacralfurche tiefer. Vor Allem scheint aber, wenigstens nach Wright's2) Abbildung, die Unterseite abweichend, indem das durch die hinteren Ambulacra und das unpaare Interambulacrum gebildete, von Warzen freie Plastron der Unterseite verhälnissmässig breiter ist, die hinteren Ambulacra am subanalen Plastron auch stärker divergiren und eine grössere Breite haben. Dagegen scheint mir die von Wright betonte Grösse und Tiefe der Warzenhöfe ein weniger gutes Unterscheidungsmerkmal, da sämmtliche der Gruppe der Maretia angehörende deutsche spatangiden ebenso ausgebildete Warzenhöfe haben.

     Von Sp. Hoffmanni unterscheidet sich unsere Art vor Allem durch die niedrige, von vorn nach hinten gleichmässig und sanft ansteigende Profillinie, durch die seichtere ambulacralfurche und durch das mässig längere Actinalplastron. Das Peristom endlich ist noch einmal so weit aus dem Centrum nach vorn gerückt, als bein Hoffmanni.

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1) Mém. Soc. Paléontologique Suisse. Bd. II, 1875, S. 133, Taf. XXIII, fig. 2 - 3.

2) Quart. Journ. Geol. Soc. of London. Bd. XX, S. 487, Taf. XXI, Fig. 1.

 
 

Hemipatagus martensii (Ebert,1889) - Oligocène supérieur, Doberg, Bünde, Rhénanie du Nord-Westphalie, Allemagne, 56 mm