Maretiidae

Lambert 1905, p.45

Genre type : Maretia Gray, 1855, p.45

Description succincte de la famille : Uniquement un fasciole sous-anal. Système apical ethmolytique, trois à quatre gonopores. Tubercules de grande taille avec scrobicule très profond sur la face apicale (au point parfois de présenter un aspect d'ampoule scrobiculaire).

 

 


Genre Maretia  Gray, 1855

Catalogue of the recent echinida or sea eggs in the collection of the British Museum, p.48

Espèce type  Spatangus planulatus Lamarck, 1816 , p.326 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène moyen - Actuel

Syn.

  • Trichoproctus Lambert, 1872, p.140 ; nomen nudum

 
 
description du genre par Clark
The Mesozoic and the Cenozoic Echinodermata of the United States, 1915, p.153
 

2e genre. - MARETIA, Gray, 1855.

   

     Test de taille moyenne, cordiforme, dilaté et plus ou moins échancré en avant, subacuminé et tronqué en arrière, ordinairement plane en dessus. Sommet apical excentrique en avant. Aire antérieure différente des autres, formée de pores petits, espacés ; aires ambulacraires paires pétaloïdes, étalées, allongées, à fleur de test, subacuminées à leur extrémité. Tubercules de deux sortes, les uns petits, serrés, épars, augmentant sensiblement de volume à la face inférieure, les autres beaucoup plus gros, fortement scrobiculés, peu abondants, espacés, limités à la partie antérieure, ne se montrant jamais sur l'aire interambulacraire postérieure. Plastron très large et lisse à la face inférieure. Péristome excentrique en avant, faiblement labié, semilunaire. Périprocte arrondi, un peu ovale, s'ouvrant au sommet de la face postérieure. Appareil apical petit, compacte, muni qde quatre pores génitaux. Point de fasciole péripétale. Fasciole sous-anal très difficile à distinguer, souvent incomplet.

     Rapports et différences. - Ce genre a été démembré des Spatangus, dont il se distingue par l'absence de gros tubercules dans la région postérieure. Les Euspatangus se rapprochent de notre genre, mais ils s'en éloignent par un fasciole péripétale qui limite, vers le pourtour les gros tubercules de la face supérieure.

 

     Ainsi que l'a reconnu M. A. Agassiz, le genre Hemispatangus doit être réuni au genre Maretia, plus ancien de quelques années et dont il ne diffère par aucun caractère important. Certaines espèces de Maretia fossiles paraissent dépourvues de fasciole sous-anal, et nous avions pensé à un instant à conserver pour ces espèces le nom d'Hemispatangus. Nous y renonçons quant à présent. Chez les véritables Maretia fossiles, le fasciole est souvent très vague, mal conservé, difficile à saisir, et le plus souvent il est impossible de reconnaître si l'exemplaire qu'on examine est muni d'un fasciole. Le genre Hemispatangus ne saurait donc être maintenu dans la méthode.

     Le genre Maretia commence à se montrer dans le terrain tertiaire éocène ; il persiste à l'époque miocène, et existe dans les mers actuelles.

 

 

 
  Maretia cordiformis  (Mortensen,1948) - Miocène, Java, Indonésie, 25 mm  
 
 

Maretia cordiformis  (Mortensen,1948)

 
 
 
 

Maretia grignonensis  (Desmarets,1836)

 
 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terains éocènes, tome  1, p. 30
 

N° 4. - Maretia grignonensis (Desmarets)

Cotteau, 1880

Pl. 3 et pl. 4.

     Espèce de taille moyenne, cordiforme, échancrée en avant, fortement dilatée au milieu. Face supérieure plus ou moins renflée, subgibbeuse en avant, légèrement carénée dans la région postérieure, déclive sur les côtés, tronquée verticalement en arrière. Face inférieure tout à fait plane, carénée et tranchante à l'ambitus. Sommet ambulacraire très excentrique en avant. Sillon antérieur presque nul vers le sommet, un peu renflé sur les bords, s'élargissant au pourtour qu'il échancre d'une manière très sensible, cessant à quelque distance du péristome. Aire ambulacraire impaire formée de pores simples, très petits, disposés par paires obliques et espacées. Aires ambulacraires paires pétaloïdes, ouvertes à leur extrémité, très légèrement flexueuses, les antérieures écartées, presque droites, les postérieures arquées et un peu arrondies au sommet ; zones porifères déprimée, composées de pores inégaux, les externes un peu plus allongés que les autres, unis par un sillon et séparés par une bande de test oblique et granuleuse. Dans les aires ambulacraires paires antérieures, la zone porifère antérieure est moins large que l'autre, et les pores sont en partie atrophiés aux approches du sommet. La zone interporifère est très étroite et couverte de petits granules. Dans les aires ambulacraires paires postérieures, les zones porifères sont égales, et la zone interporifère est relativement plus large. Petits tubercules épars, inégaux, augmentant de volume sur le bord du sillon antérieur, à la partie supérieure des aires interambulacraires, dans la région infra-marginale et sur le milieu de l'aire interambulacraire postérieure. De gros tubercules crénelés et perforés, entourés de scrobicules larges et profonds, existent à la face supérieure, dans les deux aires interambulacraires antérieures et dans la première moitié des deux aires postérieures. Granules intermédiaires fins, serrés, homogènes. La face inférieure est en partie occupée par un large plastron, presque lisse ou finement granuleux, tuberculeux à la base, qui correspond aux deux aires ambulacraires postérieures et à l'aire interambulacraire impaire. Péristome très excentrique en avant, semi-lunaire, labié, s'ouvrant à fleur de test. Périprocte assez grand, irrégulièrement arrondi, placé au sommet de la face postérieure. Appareil apical étroit, granuleux, muni de quatre pores génitaux très ouverts et de cinq petites plaques ocellaires. Fasciole sous-anal flexueux, finement granuleux, difficile à distinguer.

    Un exemplaire du Lackenien supérieur de Wemmel (Belgique), faisant partie du musée de Bruxelles, présente, adhérents au test, une grande quantité de petits radioles : ils sont grêles, cylindriques, très allongés, recourbés, lisses en apparence et variant dans leur longueur, suivant la grosseur des tubercules sur lesquels ils sont placés. La tête est arquée par un léger renflement ; ils diffèrent peu par leur structure et leur aspect des radioles du Maretia planulata, espèce voisine, vivant actuellement dans la mer des Indes.

     Hauteur, 12 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 26 millimètres ; diamètre transversal, 25 millimètres.

     Individu de grande taille : hauteur 17 millimètres 1/2 ; diamètre antéro-postérieur, 46 millimètres ; diamètre transversal, 44 millimètres.

     Le M. grignonensis, assez abondant dans le bassin de Paris, offre plusieurs variations, non seulement dans sa taille, mais dans sa forme plus ou moins allongée, dans sa face supérieure tantôt déprimée, tantôt renflée et déclive en forme de toit. Les aires ambulacraires paires antérieures, quelquefois presque transverses, se relèvent un peu dans certains exemplaires. Le nombre des gros tubercules scrobiculés varie également : le plus souvent ils ne dépassent pas le milieu des aires interambulacraires paires postérieures ; parfois cependant un ou plusieurs tubercules isolés se montrent en dehors de cette limite.

 

     Rapports et différences. - Cette espèce se rapproche du M. Hoffmanni, du terrain pliocène de Bunde ; elle s'en distingue cependant très nettement par se forme plus allongée, plus acuminée en arrière, par sa face supérieure beaucoup moins renflée, moins saillante en forme de toit, par ses aires ambulacraire moins larges et sensiblement plus allongées ; ce sont deux types différents, qui du reste appartiennent à deux horizons stratigraphiques bien distincts.

     Histoire. - Des Moulins, d'après les indications ofurnies par Desmarets, a mentionné pour la première fois cette espèce, en 1836, dans les tableaux synonymiques. Ce n'est qu'en 1837 que Galeotti a décrit et figuré le Spatangus Omalii, identique par tous ses caractères à l'espèce du bassin parisien. Le nom de grignonensis, plus ancien d'une année, devait lui être préféré. L'Hemispatangus Archiaci, d'après la courte diagnose donnée par Desor, me paraît une simple variété du M. grignonensis.

     Localités. - Grignon, Saint-Gervais près Magny (Seine-et-Oise) ; Parnes, Chaumont, Liancourt, Tancrou, Bezons, Gypseuil, Hénonville (Oise) ; Fours, Fontenay, Civières (Eure) ; Chenet, Laon (Aisne). Assez rare. Eocène moyen (calcaire grossier).

     Ecole des mines de Paris, collection de la Sorbonne, collection du Dr Besançon, ma collection.

     Localités autres que le France. - Saint-Josse ten-Nood (province de Brabant). Ypresien supérieur. - Groenendael, Schaerbeck, Etterbeck, Rouge-Cloître. Bruxellien. - Saint-Gilles, Dieghem, avenue Louise, Lede (Alost). Laekenien. - Wemmel. Wemmelien. - Graas Izuhren (Hongrie).

     Explication des figures. - Pl. 3, fig. 1, M. grignonensis, des sables moyens de Lefayel, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; faig. 4, face postérieure ; fig. 5, autre exemplaire, de la colleciton de l'Ecole des mines, vu sur la face supérieure ; fig. 6, portion de la face supérieure, grossie. - Pl. 4, fig. 1, autre exemplaire de grande taille, de Saint-Gervais près Magny, de la collection de la Sorbonne, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face postérieure ; fig. 4, portion de la face inférieure grossie, prise autour du péristome, sur un exemplaire de Boursaut, de ma collection.

Extrait planches 3 et 4

 

 

 
  Maretia grignonensis  (Desmarets,1836)- Lutétien moyen, France, Aisne, 32 mm  
 
 
 

Maretia ocellata (Defrance,1827)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Defrance
Dictionnaire des sciences naturelles, tome 50, p.96, 1827
 

     Spatangue ocellé ; Spatangus ocellatus, Def., Park., loc. cit., tome 3, fig. 9. Echinide cordiforme, tronqué postérieurement, très-aplati, échancré dans le bord antérieur, à quatre ambulacres, qui se terminent en pointe et qui sont composés de pores alongés. L'espace qui se trouve à la partie antérieure, ainsi que les côtés entre les ambulacres, sont garnis de trous ronds, qui ont plus d'une ligne de diamètre et qui sont garnis à leur milieu d'une sorte de pivot, qui ne dépasse pas le têt. Ces pivots ont dû soutenir les pointes qui couvroient cet échinides. Le dessous est couvert de tubercules assez gros. Longueur, trois pouces et demi. Largeur, trois pouces. Fossile de Saint-Paul-trois-château.

 

Maretia ocellata (Defrance,1827) - Miocène inférieur, Grande Syrte, Libye, 74 mm

 
   

Genre Eupatagus  

Agassiz l. in Agassiz l. & Desor, 1847

Catalogue raisonné des échinides, p.113

Espèce type  Eupatagus valenciennesi Agassiz l., 1847 , p.113, cf. supra (désignation subséquente de Pomel (1883) Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.28)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène - Actuel

Syn. 

  • Pseudopatagus Pomel, 1885, p.18 ; espèce type : Pseudopatagus cruciatus Pomel,1885, p.18 ; synonyme subjectif plus récent.

  • Heterospatangus Fourteau, 1905, p.606 ; espèce type : Macropneustes lefebvrei de Loriol,1881, p.50 ; synonyme subjectif plus récent.

  • Euspatangus Cotteau, 1869, p.257 (nomen vanum).

  • Perispatangus  Fourteau, 1905, p.605 ; espèce type : Euspatangus lybicus de Loriol,1881, p.52 ; synonyme subjectif plus récent.

  • Koilospatangus Lambert, 1906, p.185 ; synonyme objectif plus récent.

  • Melitia Fourteau, 1915, p.7 ; espèce type : Melitia melitensis Gregory,1891, p.621 ; synonyme subjectif plus récent.

  • Zanolettiaster Sanchez roig, 1952, p.14 ; espèce type : Zanolettiaster herrerae Sanchez Roig,1952 ; synonyme subjectif plus récent.

  • Megapatagus Sanchez roig, 1953, p.58 ; espèce type : Megaspatagus franciscanus Sanchez Roig,1953 ; synonyme subjectif plus récent.

 

 

lxxiii. EUPATAGUS Agass.

(Pl. 16 [tome VI], fig. 13.)

     Forme elliptique, plus ou moins déprimée. Pétales ambulacraires pairs, larges. Ambulacre impair logé dans un sillon évasé. De grands tubercules crénelés dans les interambulacres à la face supérieure, comme dans les vrais Spatangues, mais avec cette différence qu'ils sont limités par le fasciole péripétale qui entoure également les pétales ambulacraires. Un fasciole sous-anal très marqué entourant l'écusson cordiforme. Bouche ample, semi-circulaire. De larges bandes nues à la face inférieure correspondant aux ambulacres postérieurs. Tubercules cupulés sur

 

les espaces interambulacraires de la face inférieure. Tubes ambulacraires peu marqués autour de la bouche, et assez espacés. Les espèces sont vivantes, et des terrains tertiaires.

planche 16 (extrait)

 

 
 
 

Eupatagus antillarum (Cotteau, 1875)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Cotteau
Cescription des échinides tertiaires des Iles St Barthelemy et Anguilla, 1875, p.43
 

Euspatangus Antillarum, Cotteau, 1875.

Pl. VII, fig. 7-11.

     Espèce de petite taille, allongée, arrondie et sub-dilatée en avant, plus étroite et tronquée en arrière ; face supérieure un peu renflée, épaisse sur les bords ; face inférieure presque plane, marquée d'un renflement correspondant à l'aire interambulacraire postérieure qui est saillante et sub-anguleuse. Sommet ambulacraire très-excentrique en avant. Sillon antérieur très-atténué, presque nul. Aire ambulacraire impaire étroite, longue, droite, formée de pores simples, très-petits et à peine apparents. Aires ambulacraires paires pétaloïdes, fermées à leur extrémité, très-inégales, les antérieures transversales, les postérieures plus longues, très-arquées, formant entres elles un angle aigu. Zones porifères larges, déprimées, composées de pores arrondis, très-ouverts, unis par un sillon oblique et fortement creusé, disposés au hasard, moins abondants et un peu moins développés dans l'aire interambulacraire postérieure. Les autres tubercules sont serrés et abondants, très-fins au-dessus de l'ambitus, un peu plus gros dans la région infra-marginale et sur le renflement de l'aire interambulacraire impaire ; iles sont plus espacés aux approches de la bouche, et laissent presque lisse, sur toute la face inférieure, l'emplacement des aires ambulacraires postérieures. Péristome sub-circulaire, un peu allongé, excentrique en avant. Périprocte ovale, s'ouvrant au sommet de la face postérieure. Fasciole péripétale et fasciole sous-anal apparents seulement sur quelques points, paraissant très peu sinueux.

     Hauteur, 25 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 4 millimètres ; diamètre transversal, 36 millimètres.

     Individu plus jeune : hauteur, 17 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 38 millimètres ; diamètre transversal, 32 millimètres.

 

     Rapports et Différences. - Cette espèce, par sa forme allongée, sa face suéprieure uniformément renflée, son sillon antérieur presque nul, ses aires ambulacraires antérieures transversales, se rapproche de l'Euspatangus Veronensis, Desor (modèle en plâtre, M. 21.) du terrain éocène de Vérone 1) ; elle nous a paru s'en distinguer par sa taille beaucoup moins forte, sa forme moins dilatée et plus étroite en avant, sa face postérieure plus anguleuse et tronquée plus carément.

     Localité. - Ile St. Barthélemy. Assez rare. Terrain éocène.

     Collection du docteur Cleve, musées de Stockholm et d'Upsal.

     Explication des figures. - Pl. VII, fig. 7, E. Antillarum, vu de côté ; fig. 8, face supérieure ; fig. 9, face inférieure ; fig. 10, sommet apical et aire ambulacraire grossie ; fig. 11, autre exemplaire vu sur la face supérieure.

 

planche VII (extrait)

 

 
 

Eupatagus antillarum (Cotteau, 1875) - Eocène moyen, Inglis Formation, Ocala Limestone, Levy County, Floride, 48 mm

 
 
   
 

 

Eupatagus aragonensis (Cotteau, 1887) - Ilerdien moyen, Espagne, 38 mm

 

 
 

Eupatagus aragonensis (Cotteau, 1887) - Ilerdien moyen, Espagne, 32 mm

 
 

Eupatagus carolinensis Clark, 1915

 
diagnose originale de l'espèce par Clark
The Mesozoic and Cenozoic Echinodermata of the United States, 1915, p.153

Eupatagus carolinensis, Clark, n. sp.

Plate LXXI, figures 3a-d, 4.

     Determinative characters. - Test medium size, oval, moderately tumid, nearly flat along the median line, with slight keel. Ambulacra depressed, anterior very slightly, paired ambulacra in shallow grooves, long, the aterolateral pair shorter than the posterolateral. Interambulacra slightly tumid. Apical system excentric, well forward. Peristome excentric in front.

     Dimensions. - Length 48 millimeters ; width 39 millimeters ; height 22 millimeters.

     Description. - This very beautiful form has a test of moderate size, oval, oderately tumid on the upper surface and sloping up at a low angle along the median line toward the posterior ridge, which is low. The posterior margin is slightly contracted. The lower surface is nearly flat, with a slight posterior keel.

     The ambulacra are broad, the anterior ambulacrum occupying a light depression and the paired ambulacra slight grooves in the petaloidal portions. The petals are long, the posterolateral being longer than the anterolateral. The pore pairs are rather large and connected b furrows.

     The interambulacra are slightly tumid, the tubercles on the lower surface being much larger than on the upper surface.

     The apical system is small and situated well forward. The peristome is large, semilunar in shape, and excentric in front. The peripetalous fasciole is clearly defined.

 

     Locality. - Wilmington, N. C.

     Geologic horizon. - Castle Hayne limestone, upper Eocene or Oligocene.

     Collections. - U.S. National Museum (164674, 166484).

planche LXXI(extrait)

 

 
 

Eupatagus carolinensis Clark, 1915 - Eocène, Castle Hayne fm, Caroline du Nord, 41mm

 
 

Eupatagus collabus Kruse & Phillip, 1985 - Oligocène supérieur, Australie du Sud, 33 mm

 
 

Eupatagus collabus Kruse & Phillip, 1985 - Oligocène supérieur, Port Willunga fm, Australie du Sud, 35 mm

 
 
 

Eupatagus deconincki (Wright,1855)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Wright, 1855
on fossil echinoderms from the island of Malta, p.274
 

Eupatagus De Koninckii, Wright, n. sp.

SYN. Spatangus De Koninckii, Wright, Ann. of Nat. Hist. vol. xv. p. 178.

The test of the original specimen of Eupatagus De Koninckii having had the external layer of ita shell and consequently its fascioles denuded, we are now enabled to correct our determination of this species from a specimen in the collection of the British Museum, in which these important parts of the anatomy of the skeleton are well preserved. For the description of this Urchin see our article Spatangus De Koninckii, to which we subjoin the following note :—The

 

peripetal fasciole is rather broad, surrounding with little undulation the ambulacral star, and forming a well-defined boundary between that portion of the upper surface with large perforated tubercles, and that part with very small tubercles; the subanal fasciole heart-shaped, rather broad, and enclosing a shield-like space filled with larget tubercles; it extends from the prominent point of the base to near the lower part of the anal opening.

 
 

Eupatagus deconincki (Wright,1855) - Miocène, Gozo, Malte, 40 mm

 
 
 

Eupatagus floridanus Clark, 1915

 
diagnose originale de l'espèce par Clark
The Mesozoic and Cenozoic Echinodermata of the United States, 1915, p.176

Eupatagus floridanus, Clark, n. sp.

Plate LXXXII, figures 2a-d ; Plate LXXXIII, figures 1a-c, 2a-d.

     Determinative characters. - Test large, elongate, subcordiform, depressed, sloping from anterior margin to point half way from apical system to posterior truncation. Ambulacra nearly flush, poriferous zones somewhat sunken, paired ambulacra with long petals. Interambulacra with large perforate and crenulate tubercles irregularly scattered over surface. Fascioles distinct. Peristome small. Periproct large.

     Dimensions. - Specimen A : Length 65 millimeters ; width 56.5 millimeters ; height 31.5 millimeters. Specimen B : Length 67 millimeters ; width 56 millimeters ; height 30 millimeters. Specimen C : Length 49 millimeters ; width 39.5 millimeters ; height 23 millimeters.

     Description. - A number of specimens of this striking form have been found in the Oligocene of Florida. The test is large, elongate, subcordiform, and depressed. The upper surface slopes from the low anterior margin gradually to the high posterior apex which is situated about half-way from the apical system to the beginning of the posterior trunctation. The lower surface is nearly flat.

     The ambulacra are wide nearly flush and the poriferous zones somewhat sunken. The paired ambulacra have long, closed petals the posterolateral longer than the anterolateral. The pore openings of the petaloidal portions are small and round, the pore pairs connected by deep furrow.

     The interambulacra consist of large plates covered somewhat irregularly with large perforate and crenulate tubercles, the greater number occurring in more or less horizontal rows along the upper part of the plates above the ambitus.

 

     The apical system is anterior to the center of the upper surface, is small and nearly flush.

     The fascioles are distinct here and there. The peristome is small and semicircular. The periproct is large, occupying much of the truncated surface.

     Related forms. - This species has many points of similarity to E. clevei Cotteau of St. Barthelemy Island, althought it differs is some minor particulars. It may prove to be the same species.

     Locality. - Johnsons Sink (type specimen A), Levy County (type specimens B and C), Fla.

     Geologic horizon. - Vicksburg group, lower Oligocene.

     Collections. - U. S. National Museum (137881, A) ; Wagner Free Institute of Science (B) ; Museum of Comparative Zoology.

planches LXXXII et LXXXIII (extraits)

 

 

Eupatagus floridanus Clark, 1915 - Eocène, Floride, 72 mm

 
 

Eupatagus mortenseni (Lambert, 1907) - Thanétien inférieur, Haute Garonne, 18 mm

 
  NB : sur ce spécimen, les plaques anales sont conservées  
 

Eupatagus murrayensis Laube,1863 - Miocène inférieur, Mannum formation, Mannum, Australie du Sud, 28 mm

 
 
 
 

Eupatagus murrayensis Laube,1863 - Miocène inférieur, Mannum formation, Mannum, Australie du Sud, 23 mm

 
 
 
 

Eupatagus murrayensis Laube,1863 - Miocène inférieur, Mannum formation, Mannum, Australie du Sud, 30 mm

 
 
 
 

Eupatagus ornatus (Defrance in Brongniart,1827)

 
 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terains éocènes, tome  1, p. 45
 

N° 8. - Euspatangus ornatus (Defrance), Agassiz

1867.

Pl. 6, 7, 8 et 9.

     M. 26., M. 27.

     Espèce de taille assez forte, ovale, oblongue, très légèrement échancrée en avant, un peu acuminée en arrière. Face supérieure déprimée, uniformément renflée, déclive sur les côtés. Face inférieure presque plane, un peu creusée autour du péristome, renflée, subcarénée dans l'aire interambulacraire postérieure. Face postérieure rentrante et obliquement tronquée. sommet ambulacraire excentrique en avant. Sillon antérieur presque nul vers le sommet, un peu plus accentué aux approches de l'ambitus qu'il entame légèrement, vaguement renflé sur les bords. Aire ambulacraire impaire droite, aiguë près du sommet, s'élargissant insensiblement, finement granuleuse, formée de pores petits, simples, logés dans des fossettes circulaires qui s'espacent en s'éloignant du sommet. Aires ambulacraires paires pétaloïdes, à fleur de test, subflexueuses, acuminées et fermées à leur extrémité, les antérieures fortement divergentes, presque horizontales, les autres beaucoup plus rapprochées et formant un angle aigu. Zones porifères un peu déprimées, moins larges que l'intervalle qui les sépare, composées de pores inégaux unis par un sillon profond qui alterne avec une petite bande de test saillante et granuleuse.

     Les zones porifères antérieures, aux approches du sommet, sont plus étroites, et les pores, en partie atrophiés, deviennent très petits. Tubercules de deux natures : les plus gros, limités aux aires interambulacraires antérieures de la face supérieure, sont très développés, assez abondants, mamelonnés, perforés, crénelés, profondément scrobiculés, épars et parfaitement circonscrits par le fasciole péripétale. Les autres sont beaucoup plus petits et se montrent, à la face supérieure, dans l'aire interambulacraire postérieure, dans la région antérieure, sur les bords du sillon antérieur, à la face inférieure ; iles sont disposés en séries obliques, homogènes, très régulières et recouvrent tout l'espace qui est en dehors de l'aire ambulacraire antérieure et des deux aires ambulacraires postérieures. Cet espace paraît lisse, mais en réalité est recouvert de granules fins et serrés. Péristome excentrique en avant, semi-circulaire, labié. Périprocte assez grand, subcirculaire, placé à la partie supérieure de la face postérieure. Appareil apical compact, étroit, granuleux, muni de quatre pores génitaux ; la plaque madréporiforme se prolonge en arrière ; les petites plaques ocellaires se groupent autour de l'appareil et sont visiblement perforée. Fasciole péripétale très distinct, resserré, à peine flexueux, entourant tous les gros tubercules et passant à l'extrémité des aires ambulacraires paries. Fasciole sous-anal entourant l'écusson anal, un peu plus large que le fasciole péripétale.

     Hauteur, 22 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 56 millimètres ; diamètre transversal, 47 millimètres.

     Variété circulaire : hauteur, 19 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 46 millimètres ; diamètre transversal, 47 millimètres.

     Variété de grande taille : hauteur, 30 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 84 millimètres ; diamètre transversal 75 millimètres.

     Cette espèce présente quelques variations qu'il importe de signaler : la plupart des exemplaires sont allongés, ovales, et le diamètre antéro-postérieur est beaucoup plus long que le diamètre transversal. Il n'en est pas toujours ainsi ; chez certains exemplaires, les deux diamètres sont à peu près égaux, et le test prend un aspect arrondi, subcirculaire, très remarquable. Les gros tubercules de la face supérieure varient également dans leur aspect, dans leur nombre et leur grosseur, mais ces différences ont relativement peu d'importance, et la physionomie générale de l'espèce est toujours à peu près la même. Une variété, cependant, paraît plus tranchée et plus constante que les autres, et ce n'est pas sans quelque hésitation que nous la réunissons au type. C'est la variété qu'on rencontre, à un niveau stratigraphique inférieur, à La Gourèpe (rocher du Goulet) : sa taille est plus forte, sa forme générale plus dilatée, plus arrondie en avant, et son sillon

 

antérieur plus atténué n'entame point l'ambitus ; les aires ambulacraires antérieures sont plus droites, moins flexueuses ; les aires ambulacraires postérieures sont relativement plus longues, moins arrondies, plus effilées ; les gros tubercules sont plus nombreux, surtout dan les aires interambulacraires antérieures, et descendent plus bas, ainsi que le fasciole qui les circonscrit. Ces différences impriment à cette variété un faciès qui la fait facilement reconnaître ; elles ne nous ont pas paru suffisantes pour établir une espèce nouvelle.

     Rapports et différences. - L'E. ornatus, très commun à Biarritz et répandu dans toutes les collections, sera toujours facilement reconnaissable à sa taille assez forte, à sa forme déprimée, à son sillon antérieur vaguement indiqué, à ses aires ambulacraires larges et flexueuses, à ses gros tubercules abondants, fortement scrobiculé, descendant plus ou moins bas, toujours nettement circonscrits par un étroit fasciole.

     Histoire. - Très anciennement connue, cette belle espèce a été, dans l'origine, désignée sous le nom de Spatangus ornatus, qu'elle a conservé longtemps. C'est en 1847, qu'Agassiz, la séparant avec raison du genre Spatangus, en a fait le type du genre Euspatangus, que les auteurs ont adopté.

     Localités. - Lou Cout, roches Saint-Martin, Basta, promontoire de la Talaye, Roche Percée, côtes des Baques, etc. Niveau supérieur de Biarritz. La Gourème. Niveau inférieur de Biarritz (Basses-Pyérénées) ; Préhac (Landes). Ascrot, en face de Puget-Téniers (Alpes-Maritimes). Commun. Eocène supérieur (zone inférieure et supérieure). Couches à Euspatangus ornatus et à Serpula spirulaea.

     Ecole des mines de Paris, Muséum de Paris (collection d'Orbigny), collection de la Sorbonne (M. Hébert). Institut catholique. Collection Pellat, de Bouillé, Croizier Boreau, Degrange-Touzin, Collot, Gauthier, Peron, ma colleciton.

     Localités autres que la France. - Montserrat (province de Barcelone) ; Saint-Michel du Fay, Vich (Catalogne). Vicentin (Italie).

     Explication des figures. - Pl. 6, fig. 1, E. ornatus, de la Roche Percée près de Biarritz, de la collection, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, face postérieure ; fig. 5, appareil apical et aire ambulacraire antérieure grossis, pris sur un exemplaire de la collection de M. Pellat ; fig. 6, gros tubercules grossis, pris sur un autre exemplaire de la collection de M. Pellat. - Pl. 7, fig. 1, E. ornatus, variété de forme circulaire, de la Roche Percée près de Biarritz, de ma collection, vu sur la face supérieure ; fig. 2, péristome grossi ; fig. 3, portion de la face inférieure, grossie ; fig. 4, plaque ambulacraire prise à la face inférieure, grossie. - Pl. 8, fig. 1, E. ornatus, variété de la Gourèpe près Biarritz, de ma collection, vu sur la face supérieure ; fig. 2, aire ambulacraire postérieure grossie ; fig. 3, autre exemplaire, variété de la Gourèpe près Biarritz, de la collection de M. Pellat, vu de côté ; fig. 4, face supérieure ; fig. 5, portion de la face inférieure grossie. - Pl. 9, fig. 1, autre exemplaire, variété gibbeuses, de la collection de M. Degrange-Touzin, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, autre exemplaire de très grande taille, de la collection de M. Degrange-Touzin, vu sur la face inférieure.

Extrait planches 6, 7, 8 et 9

 

 
 

Eupatagus ornatus (Defrance in Brongniart,1827) - Oligocène, Pyrénées Atlantiques, 61 mm

 
 
 
 

Eupatagus planulatus Kruse & Phillip, 1985 - Oligocène supérieur, Australie du Sud, 23 mm

 
 

Eupatagus rotundus Duncan,1877, 1915

 
description de l'espèce par Duncan, 1877
On the Echinodermata of the Australian Cainozoic (Tertiary) Deposits, p. 53

Eupatagus rotundus, sp. nov. Plate III. figs. 14-17.

     The test is thin, and the outline of the ambitus is nearly circular, there being a slight flatness posteriorly where the anus is situate on a truncation which slants slightly from above downwards and inwards. The vertex is nearly central, and thence there is a slight slope to the apical system ; the slope continues anteriorly, and then dips down suddenly to the ambitus. Behind the vertex a keel passes backwards horizontally beyond the line of the posterior ambulacral petals, and the slope increases to the margin of the periproct. The rest of the posterior part is obliquely truncate, the surface of the truncation being slightly concave from side to side. The periproct is large and high up. The height of the vertex is about 2/3 of the length of the test. On either side of the vertex the test slopes down in a bold curve to the ambitus. The apical system is eccentric and in advance of the vertex, and is slightly depressed (Pl. III. fig. 15). There are four large genital openings : the two anterior are closer together than the two posterior, which are separated by the madreporiform body, which extends beyond the posterior ; they are large, and each is more or less perfectly surrounded by a circle of miliary tubercles. The ocular pores are large, and form the angles of a pentagon which incloses the generative tract. There is no groove for the odd anterior ambulacrum, which spreads out towards the ambitus, being bounded laterally by a faint ridge on either side, and crossed by the peripetalous fasciole at about 1/3 of the whole distance from the ambitus to the apical system. There are a few pores crowded near the apex of the ambulacrum, and a few widely apart between it and the fasciole.

     The anterior pair of petals are widely divergent, lanceolate, slightly pointed externally ; and their poriferous zones are sunken and broad, the hinder ones being the broadest. The pores are rudimentary in the upper part of the front zones ; and elsewhere they are largest in the hinder zones. The pores are nearly round, the external row being more or less ovoid ; they are conjugate, and the ridges intervening between the pairs are raised and ornamented with miliaries. There are from 24 to 26 pairs of pores in the posterior poriferous zones of these ambulacra. The interporiferous space is slightly broader than the posterior poriferous zone, is convex, and ornamented with large miliaries. The posterior pair of petals ragher close to each other, are slightly shorter than the anterior ; they are broader, however, and less pointed at the end. The poriferous zones of these posterior ambulacra are sunken, and are nearly equal in breadth ; there are the same number of pores as in the anterior ; and the other details are much the same in both. The interporiferous zone is broader than in the anterior pair of ambulacra, and is convex and rather above the ordinary level of the test.

     The peripetalous fasciole (Pl. III. fig. 15) passes round the extremities of the lateral and of the posterior petals, and across the odd anterior ambulacrum ; it passes bnehind the posterior petals in an irregular course, but on the whole it is elliptical in its outline in the posterior half, and rather angular and wavy in the anterior. It is situated nearer to the apical system than to the ambitus, except anteriorly, where it is nearest to the ambitus. The tuberculation of the abactinal surface below the fasciole is uniform, and the tubercles are smaller near the fasciole and larger

 

towards the ambitus ; everywhere they are crowded, and in many places there are vacant spots like crescent fascioles. The small secondary tubercles in this part are perforate and crenulate, and the scrobicule is often imperfect and oblique, whilst there may not be a perfect miliary scrobicular circle. Above the fasciole and in the posterior interambulacral space the tuberculation is small, and like that of the interporiferous zones, there being neither large secondary nor primary tubercles. In the anterior and in the antero-lateral interambulacra there are large primary and secondary tubercles irregularly arranged and sparsely distributed, but occupying the whole of the spaces. The primaries have a perforated mamelon, crenulated boss, and a flat scrobicule. The edge of the ambitus is rather sharply rounded. The actinal surface slopes upwards in front anterior to the mouth, and is more or less convex posteriorly, on account of the sharp keel of the posterior extremity of the interambulacral actinal plastron. The mouth is slightly sunken anteriorly ; and the posterior lip is rounded and projects downwards slightly, being, unlike the rest of the circumference of the opening, very tuberculate (Pl. III. fig. 16). The actinal anterior and lateral ambulacra form short and almost smooth avenues ; and the posterior ambulacra form wide, almost smooth bands extending from the subanal fasciole on either side of the keel to the sides of the mouth and behind the posterior lip. The anal system is large, and almost circular in outline, and is situated in the obliquely truncated posterior extremity, of which it occupies nearly one half (Pl. III. fig. 17). The subanal fasciole is closed, heart-shaped, and reaches to the point of the keel of the plastron. The poriferous areas of the anterior odd and paired ambulacra on the actinal surface show a few slit-like pores surrounded by a scrobicule-like rim, which occupy the position of large tubercles. There are also corresponding pores in the posterior ambulacral zones close to the mouth. The tuberculation of the anterior interambulacra on the actinal surface is larger near the mouth, and so is that of the lateral interambulacra ; but the tubercles diminish in size and increase in number towards certain points on the ambitus ; within the posterior actinal interambulacral space the tubercles radiate from the point of the keel, and the largest are the remotest from it. The mouth is large, broader than long, curved in front, and encroached upon behind by the projecting posterior lip.

     Length 2 8/10 inches, breadth 2 7/10, height of vertex 1 5/10 inch.

     Locality. - Tertiaries of the Murray river.

planche III (extrait)

 

 
 

Eupatagus rotundus Duncan,1877 - Miocène inférieur, Mannum Fm, Janjukian, Murray river, Australie du Sud, 29 mm

 
 

Eupatagus wrighti (Laube,1869) - Oligocène supérieur, Australie du Sud, 22 mm