Orthopsidae

Duncan, 1889

nomen transl. Gregory, 1900, p.308 (ex Orthopsinae Duncan, 1889, p.59)

Genre type : Orthopsis Cotteau, 1864, p.550

Description succincte de la famille :  Test hémisphérique à globuleux. Système apical dicyclique. Plaques ambulacraires simples. Tubercules perforés, non crénelés.

 

 


Genre Orthopsis  Cotteau, 1864

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.550

Espèce type  Cidarites miliaris (d'Archiac,1835) (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bathonien - Maastrichtien

Syn.

  • Arialopsis Lambert, 1925, p.566 ; espèce type : Orthopsis similis Stolizcka,1873

 

diagnose originale du genre

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.550

8ème genre. ORTHOPSIS, Cotteau,1863

Diadema (pars), Lamarck, Agasiz, Desor, etc. - Pseudodiadema (pars), Desor, 1856. - Hemipedina (pars), Cotteau, 1859. - Orthopsis, Cotteau, 1863.

Test de taille moyenne, sub-circulaire, légèrement renflé, offrant, dans l'intervalle laissé libre par les tubercules et les granules, lorsqu'on l'examine à la loupe, un aspect chagriné plus ou moins prononcé. Zones porifères droites, composées de pores simples séparés par un petit renflement granuliforme, se multipliant un peu près du péristome. Plaques porifères étroites, allongées, égales, régulières, marquées de sutures apparentes. Tubercules ambulacraires et interambulacraires nombreux, serrés, de petite taille, perforés et non crénelés. Granules intermédiaires assez abondants. Péristome ordinairement peu développé, sub-circulaire, muni de petites incisions. Périprocte irrégulièrement arrondi. Appareil apicial (NDLR : sic) solide, assez grand, pentagonal, granuleux.

  Rapports et différences. - Le genre Orthopsis fait partie de la division des Diadematidées à bubercules perforés et non crénelés, et se place près du genre Hemipedina, dont nous l'avons récemment démembré ; il sera toujours reconnaissable à ses tubercules ambulacraires et interambulacraires nombreux, petits, homogènes, à son test chagriné, à ses plaques porifères droites, régulières, marquées de sutures très visibles. Longtemps ces caractères ont passé inaperçus, et, avant nos études sur les Echinides de la Sarthe, les espèces dont se compose aujourd'hui le genre Orthopsis, étaient toutes classées parmi les Diadematidées à tubercules crénelés et perforés, dans le grand genre Pseudodiadema de M. Desor.

Le genre Orthopsis, spécia au terrain crétacé, ne renferme qu'un petit nombre d'espèces, remarquables par l'uniformité de leurs caractères, et souvent très difficiles à distinguer entre elles.

 

 

Orthopsis miliaris (d'Archiac, 1835)

 
diagnose originale de l'espèce

Mémoire sur la formation crétacée du Sud-ouest de la France, (1835), p.23 (extrait du vol. XII des Mémoires de la Sté géologique de France, 1835)

présenté sous forme d'un tableau, nous livrons ici uniquement les trois premières colonnes (Genres, espèces, descriptions/observations)

Cidarites Milliaris

Nob. pl.XI. f. 8. Hémisphérique, déprimé, cinq ambulacres étroites, composés chacun de deux rangées de doubles pores ; ceux-ci placés obliquement les uns par rapport au autres, et deux rangs de tubercules perforés au sommet. Les espaces interambulacraires présentent deux rangs de tubercules perforés, moins serrés que les précédents, et deux autres rangs de se prolongeant pas jusqu'à l'anus ; espaces ambulacraires et interambulacraires parsemés de petits tubercules non perforés.

  Diamètre, 17 millim.; hauteur, 8 millim.

Nous avons donné le nom de miliaris à ce petit cidarites, à cause de sa ressemblance au premier aspect avec l'échinus miliaris de Lamarck, qui vit dans l'océan Atlantique, et qui est le même que le cidarites miliaris de Leske et Klein. Mais la disposition des lignes de pores et les tubercules perforés en distinguent facilement notre cidarites.

 

description donnée par Cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.558 et suivantes

N°2515. Orthopsis miliaris, Cotteau, 1864.

(d'Archiac, 1835)

Pl.1131

Echinus, Scilla, De corporibus mar. lapid., t. XXXIII, n°1 et 11, fig.2, 1752.

Faujas de Saint-Fond, Hist. nat. de la mont. de Saint-Pierre de Maëstricht, p.173 (excl. syn.), pl.xxx, fig.11, 1799.

Cidarites miliaris, d'Archiac, Formation crét. du sud-ouest de la France, Mém. Soc. géol. de France, 1re sér., t.II, p.1701, pl.XI, fig.8, 1835.

Diadema Kleinii, Des Moulins, Etudes sur les Ech. foss., p.314, n°15, 1837.

Diadema polystigma, Agassiz, Catal. syst. Ectyp. foss. Mus. Neoc., p.8, 1840.

Diadema Kleinii, Dujardin in Lamarck, Anim. sans vert., 2e édit., t. III, p.392, 1860.

Diadema Kleinii, Agassiz et Desor, Catal. rais. des Ech., Ann. sc. nat., 3e sér., t.VI, p.350, 1846.

Cidarites miliaris, Bronn, Index paleont., p.299, 1848

Didema Kleinii, d'Orbigny, Prod. de Paléont. strat., t.II, p.273, Et.22, n°1240, 1850.

Diadema Kleinii, d'Archiac, Hist. des prog. de la géol., t.IV, p.406 et suiv., 1851.

Pseudodiadema Kleinii, Desor, Synops. des Ech. foss., p.73, pl.XII, fig.4-6, 1855.

Pseudodiadema Kleinii, Cotteau et Leymerie, Catal. des Ech. des Pyrénées, Bull. Soc. géol. de France, t. XIII, p.323, 1856.

Pseudodiadema Kleinii, Leymerie, Consid. géog. sur les Echin. des Pyrénées, id., p.361, 1856.

Diadama Kleinii, Pictet, Traité de Paléont., 2e éd., t.IV, p.245, 1857.

Cidaris Kleinii, d'Archiac, Les Corbières, Mém. Soc. Géol. de France, 2e sér., t. VI, p.361, 1859.

Pseudodiadema Kleinii, Coquand, Synops. des foss. de la form. crétacée du sud-ouest de la France, Bull. Soc. géol. de France, 2e sér., t.VXI, p.992, 1860.

Pseudodiadema miliare, Coquand, id., p.1014.

Pseudodiadema pusillum, Coquand, id.

Hemipedina miliaris, Cotteau et Triger, Ech. du dép. de la Sarthe, p.220 et 258, pl. XLIII, fig.1-5, 1860.

Pseudodiadema Kleinii, Coquand, Catal. rais. des foss. obs. dans la form. second. des deux Charentes, p.99. - Desor. phys., géol. etc. du dép. de la Charente, p.155, 1861.

Pseudodiadema pusillum, Coquand, id., p.130 ; id., p.186

Pseudodiadema miliare, Coquand, id.

Hemipedina miliaris, Bourgeois, Distrib. des esp. dans le ter. crét. de Loir-et-Cher, Bull. Soc. géol. de France, t. XIX, p.674, 1862.

Pseudodiadema Kleinii, Dujardin et Hupé, Hist. nat. des Zooph. Echinod., p.499, 1862.

Hemipedina miliaris, Cotteau, Echin. des Pyrénées, p.22, 1863. - Ext. du Cong. sc. de France, t.III, p.182, 1863.

Pseudodiadema Kleinii, Raulin, Tabl. synopt. des Echinod. santo-périgourdins, Congrès sc. de France, t.III, p.325, 1863.

Pseudodiadema pusillum, Raulin, id.

Pseudodiadema miliare, Raulin, id., p.326.

X.34 ; R.25 ; R.33

Espèce de taille moyenne, circulaire, légèrement renflée en dessus, presque plane en dessous.Zones porifères droites, formées de pores simples, arrondis, séparés par un petit renflement granuliforme, se multipliant à peine près du péristome. Aires ambulacraires garnies de deux rangées de tubecules perforés et non crénelés, très peu saillants, plus ou moins serrés, placés sur le bord des zones porifères, au nombre de vingt deux à vingt trois par série. Des tubercules secondaires relativement très petits, distinctement mamelonnés, mais imperforés, alternes, espacés, forment deux rangées au milieu des tubercules principaux, et disparaissent à la face supérieure. Granules intermédiaires assez abondants, inégaux, épars. Les plaques porifères sont droites, régulières et marquées d'une suture apparente ; vers l'ambitus, cinq de ces plaques correspondent ordinairement à une plaque interambulacraire ; mais ce nombre se réduit à quatre et même à trois, en se rapprochant du sommet ou de la bouche. Aires interambulacraires assez larges, pourvues de deux rangées de tubercules principaux, plus gros et moins serrés, surtout à la face supérieure, que ceux qui garnissent les ambulacres, au nombre de seize à dix sept par série ; le scrobicule qui les entoure, cirdulaire et indépendant au-dessus de l'ambitus, devient sub-elliptique, se déprime et se rapproche dans la région infra-marginale. Tubercules secondaires nombreux, beaucoup moins développés que les tubercules principaux, mamelonnés et perforés, inégaux, formant, à la face inférieure et vers l'ambitus, quatre rangées assez régulières, deux internes et une de chaque côté, sur le bord des zones porifères.

 

Granules intermédiaires assez abondants, inégau, espacés, affectant une tendance à se grouper en cercle autour des tubercules principaux et secondaires. Les plaques coronales sont chagrinées, mais ce caractère est peu apparent et ne se remarque que chez les exemplaires les mieux conservés et les moins granuleux. Péristome de petite taille, circulaire, enfoncé, marqué d'entailles relevées sur les bords ; les aires ambulacraires sont plus larges que celles qui correspondent aux interambulacres. Périprocte sub-circulaire. Appareil apicial solide, pentagonal, à fleur du test, granuleux ; pores génitaux largement ouverts ; pores ocellaires placés très près du bord externe.

 

Hauteur, 12 millimètres ; diamètre, 25 millimètres.

 

Cette espèce, très abondamment répandue dans le terrain crétacé du sud ouest de la France, éprouve quelques variations qu'il importe de signaler : sa face supérieure est plus ou moins granuleuse ; ses tubercules secondaires sont plus ou moins développés ; son péristome, presque toujours étroit et enfoncé, quelquefois s'élargit et s'ouvre presque à fleur du test.

Dans nos Echinides de la Sarthe, nous avons rapporté à l'O. miliaris un petit exemplaire recueilli dans les sables de Bousse, associé à l'Ostrea columba, variété gigas ; il diffère un peu du type par son apex plus granuleux et sa forme plus renflée, mais ne saurait en être séparé.

 

Rapports et différences. - L'O. miliaris offre assurément beaucoup de ressemblance avec l'O. granularis de l'étage cénomanien ; il nous a paru cependant s'en distinguer par sa forme en général plus déprimée, son test moins chagriné, ses tubercules principaux et secondaires moins apparents, surtout à la face supérieure, son péristome moins grand et plus déprimé. L'ensemble de ses caractères le rapproche également beaucoup de l'O. repellini, que nous avons décrit plus haut ; mais cette dernière espèce atteint ordinairement une taille plus forte, ses tubercules secondaires sont relativement plus nombreux, plus développés et plus rapprochés les uns des autres, les granules qui les séparent sont aussi plus fins et plus serrés ; en outre, son péristome est plus large et s'ouvre presque à fleur du test. Mais ces différences tiennent peut-être à l'âge et à la taille, et ne sont pas, du reste, sans éprouver quelques modifications suivant les individus ; aussi l'examen et la comparaison minutieuse d'une grand nombre d'exemplaires appartenant aux O. repellini, granularis et miliaris, nous ont démontré que ces trois espèces sont extrêmement voisines et très difficiles à caractériser d'une manière précise. Nous serions même tenté de les réunir, n'était la différence énorme de leur gisement, l'O. repellini commençant à se montrer avec les couches inférieures du terrain néocomien, et l'O. miliaris s'élevant jusque dans la craie de Maëstricht. Dans l'état actuel de la science, il nous a paru plus naturel et plus conforme aux lois ordinaires de la distribution des échinides dans les étages crétacés, de maintenir ces espèces établies depuis longtemps par les auteurs, et que séparent, d'ailleurs, les petites différences que nous avons signalées plus haut.

 

Histoire. - Figurée, dès 1752, d'une manière très reconnaissable, par Scilla, cette espèce a reçu de M. d'Archiac, en 1835, le nom de Cidarites miliaris. Deux années plus tard, M. DesMoulins la plaça dans le genre Diadema, et lui donna le nom de Kleinii que les auteurs ont adopté, tout en maintenant comme synonyme le Cidarites miliaris d'Archiac. M. Des Moulins ajoute, il est vrai, que son Diadema Kleinii avait été désigné sous le nom de Cidarites Kleinii, Desmarest (inéd.), dans une lettre que lui adressait M. Brongniart. Quelle que soit la date de la détermination de Desmarets, le nom de Kleinii n'en est pas moins postérieur à celui de miliaris, car il ne saurait remonter au delà de 1837, époque à laquelle M. Des Moulins l'a publié, aussi n'avons nous pas hésité, en décrivant cette espèce dans nos Echinides de la Sarthe, à lui rendre son nom le plus ancien. Placée succesivement dans les genres Cidarites (d'Archiac), Diadema (DesMoulins, Agassiz, Desor, etc.), Pseudodiadema (Desor), Hemipedina (Cotteau), cette espèce nous a paru devoir servir de type à notre genre Orthopsis. Nous réunissons à l'O. miliaris les Pseudod. miliare et pusillum de M. Coquand, qui appartiennent certainement à la même espèce.

Nous avons mentionné, pour la première fois, à la synonymie de cette espèce, un oursin figuré par Faujas de Saint Fond (pl.30, fig.11). Ce rapprochement nous a paru d'autant plus exact que M. Hébert nous a communiqué, provenant de la craie de Maëstricht, un fragment d'Orthopsis qui ne saurait être distingué de l'O. miliaris.

 

 

Orthopsis miliaris (d'Archiac, 1835) - Maastrichtien, Jebel Rawdah, Oman, 19 mm

coll. Joaquín Espílez

 
     
 

Orthopsis miliaris (d'Archiac, 1835) - Maastrichtien, Haute-Garonne, 15 mm

 
 
 

Orthopsis miliaris (d'Archiac, 1835) - Maastrichtien, Haute-Garonne, 20 mm

 
 
 

Orthopsis miliaris (d'Archiac, 1835) - Campanien supérieur, Charente Maritime, 16 mm

 
 
 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862)

 
 
diagnose originale de l'espèce

Géologie et paléontologie de la région sud de la province de Constantine (1862), p.256-257

 
232. - Pseudodiadema ovatum H. COQ., Pl.XXVII, fig.19, 20 et 21

Diamètre : 48 millim. ; hauteur : 30 millim.

Oursin de grande taille. Zones porifères simples, droites ; intervalles ambulacraires présentant deux rangées de tubercules, les intervales interambulacraires, huit rangées. Ces tubercules sont crénelés et perforés.

Par sa grande taille et le nombre de ses tubercules, par sa forme relevée, cette espèce se distingue des autres Pseudodiadèmes.

  Je l'ai découverte dans l'étage mornasien de Tébessa.

Fig. 19. Individu de grandeur naturelle, vu par le sommet.

Fig. 20. Le même, montrant sa face inférieure.

Fig. 21. Le même, vu de côté.

 

 

description donnée par Cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.558 et suivantes

 

N°2516.  Orthopsis ovata Cotteau,1864

(Coquand,1863.)

Pl.1132.

Pseudodiadema ovatum, Coquand, Géol. et Paléont. de la région sur de la province de Constantine, P;256, pl.XXVII, fig.19-21, 1863.

Espèce de grande taille, circulaire, renflée et sub-hémisphérique en dessus, arrondie au pourtour, fortement concave en dessous. Zones porifères droites, dormées de pores simples, ronds, très ouverts, rapprochés les uns des autres, directement superposés, ne paraissant pas se multiplier près du péristome. Aires ambulacraires étroites, presque partout d'égale largeur, garnies de deux rangées de tubercules serrés, homogènes, scrobiculés, entourés d'un sillon sub-elliptique plus ou moins prononcé, apparent surtout versl'ambitus et dans la région infra marginale, placé sur le bord des zones porifères, au nombre de vingt-huit à trente par série, dans l'exemplaire que nous avons sous les yeux. L'espace qui sépare les deux rangées de tubercules est assez large, et occupé par des granules abondants, inégaux, épars, le plus souvent mamelonnés. Plaques porifères droites, réguilières, marquées de sutures toujours visibles. Aires interambulacraires relativement très étendues, garnies, vers l'ambitus, de huit rangées de tubercules de même structure que ceux qui couvrent les ambulacres, mais moins serrés et plus gros. Ces huit rangées disparaissent successivement à la face supérieure, et au fur et à mesure qu'elles se rapprochent du péristome. Deux seulement, formées de tubercules un peu plus développés que les autres, persistent jusqu'au sommet ; les deux rangées du milieu sont les moins longues et ne s'élèvent pas au-dessus de l'ambitus. Les tubercules interambulacraires sont disposés de manière à former, indépendamment des lignes

 

 verticales, des séries obliques assez régulières. De petits tubercules secondaires inégaux, et placés un peu au hasard, se montrent sur le bord des zones porifères et disparaissent à la face supérieure. Granules intermédiaires inégaux, épars, quelquefoi mamelonnés, partout assez abondants, tendant à se grouper en cercle autour des tubercules, et affectant, dans la région inframarginale, une disposition hexagonale plus ou moins prononcée. Plaques coronales larges et droites à la face supérieure, longues, étroites et onculeuses vers l'ambitus, visiblement chagrinées dans tout l'espace laissé libre par les granules et les tubercules. Péristome circulaire, asez grand, profondément enfoncé. Appareil apicial médiocrement développé d'après son empreinte.

Hauteur, 30 millimètres ; diamètre, 48millimètres.

Rapports et différences. - L'O. ovata se distingue assez nettement des espèces que nous venons de décrire ; celle dont il se rapproche le plus est l'O. Repellini, du terrain néocomien de l'Isère ; il en diffère par sa taille beaucoup plus forte, sa face supérieure plus renflée, plus hémisphérique, sa face inférieure plus déprimée, ses tubercules interambulacraires plus gros, notamment aux approches du sommet.

Histoire. - Cette belle espèce, tout récmment découverte, a été décrite et figurée par M. Coquand, sous le nom de Pseudodiadema ovatum. Sa forme générale, la structure de ses plaques porifères, son test chagriné, ses tubercules perforés et dépourvus de crénelures, formant, sur les interambulacres, des rangées multiples, la placent incontestablement dans notre genre Orthopsis.

 

 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862) - Cénomanien, Anouale, Maroc, 50 mm

Spécimen tératologique : 5 ambulacres sur la face orale et 4 seulement sur la face apicale suite à un traumatisme (blessure ?)

 
 
 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862) - Cénomanien, Maroc, 54 mm

Radioles adhérents

 
 
 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862) - Cénomanien, Maroc, 63 mm

 

 

 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862) - Cénomanien, Maroc, 45 mm

 
 
 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862) - Cénomanien, Maroc, 46 mm

 
 
 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862) - Cénomanien, Maroc, 53 mm

 
 
 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862) - Cénomanien, Maroc, 50 mm

 
 
 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862) - Cénomanien, Maroc, 63 mm

 
 
 
 

Orthopsis ovata (Coquand, 1862) - Cénomanien, Maroc, 52 mm

 
 
 
 

Orthopsis repellini (Gras,1848)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Gras, 1848

Oursins fossiles de l'Isère, p. 34

 

     6. D. Repellini (1) (nobis), pl. 2, fig. 10-11. - Diamètre 15 à 35 mm., hauteur variable 1/2 et plus. L'aire ambulacraire est à l'interambulacraire comme 1 est à 2 ou un peu moins de 2. Dans chaque aire ambulacraire deux rangées de tubercules, à peu près égaux entre eux, sont disposées en files régulières et très-rapprochés de chaque zone porifère ; en sorte qu'entre ces deux rangées, il existe un espace notable rempli par deux rangées de simples granules ; dans l'aire interambulacraire, outre deux rangées principales formées de tubercules assez égaux entre eux et à ceux de l'aire ambulacraire, il existe quatre rangées secondaires, savoir : deux entre chaque rangée principale et deux extérieures à ces mêmes rangées. Ces rangées secondaires ne sont pas aussi étendues toutefois que les rangées principales ; elles s'amoindrissent et cessent en s'approchant de la bouche et de l'anus. Les tubercules de ces rangées secondaires sont du reste assez gros ; appareil génital étroit ; bouche large. Ces divers caractères rendent cette jolie espèce facile à reconnaître ; elle n'est pas rare dans le terrain néocomien inférieur, au Fontanil, à Saint-Pierre-de-Cherène, etc.

 

(1) Dédié à M. Repellin jeune, un des naturalistes de notre ville qui s'occupent avec le plus d'ardeur et de succès d'études paléontologiques.

Planche 2 (extrait)

   
 
 

Orthopsis repellini (Gras,1848) - Aptien, Rubielos de Mora, Teruel, Espagne, 22 mm

 
 
 
 

Orthopsis repellini (Gras,1848) - Aptien, Rubielos de Mora, Teruel, Espagne, 20 mm

 
 
 

Genre Dubarechinus  Lambert,1937

Echinides fossiles du Maroc, p.62

Espèce type  Dubarechinus despujolsi Lambert,1937 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pliensbachien

 
diagnose originale du genre

Echinides fossiles du Maroc, Lambert, 1937, p.62

Genre DUBARECHINUS Lambert (n. gen.)

Test de petite et moyenne taille, mince, subglobuleux. Apex dicyclique ; ambulacres très étroits, droits, composés près du péristome par quelques majeures à deux éléments, portant chacune un très petit tubercule granuliforme, faiblement scrobiculé ; au-dessus, il n'y a plus que des primaires, relativement hautes, granulifères. Interambulacres avec deux colonnes de très petits tubercules, même à la face orale, à peine scrobiculés, paraissant incrénelés et perforés. Au-dessus de l'ambitus, ces petits tubercules, portés par de très hautes plaques, s'atténuent encore et les plaques sont presque ex lusivement granuleuses : pas de tubercules secondaires. Péristome relativement étroit, 30% du diamètre. subpentagonal à bords épais et portant quatre scissures par interambulacre. Radioles inconnus.

Type : D. Despujolsi Lambert, du Domérien.

 

Ce genre est surtout voisin de Gymnodiadema de Loriol, du Callovien du Portugal, qui en diffère par la disposition de ses tubercules, en éventail près du péristome, comme ceux des Codiopsis, mais qui ne remontent pas à la face supérieure et très probablement par son péristome pourvu de moins nombreuses scissures. Loriolella Fucini, aussi du Lias moyen, de forme subrotulaire, a son péristome bien plus étroit ne portant que deux scissures par interambulacre et a ses tubercules moins atténués. La présence de quatre scissures par interambulacre est d'ailleurs un caractère qui ne permet de confondre Dubarechinus avec aucun autre genre d'Echinide.

Ce genre devra être placé dans notre tribu des Orthocidarinae, entre Orthocidaris et Gymnodiadema.

 

 

Dubarechinus despujolsi Lambert,1937

 
diagnose originale de l'espèce

Echinides fossiles du Maroc, Lambert, 1937, p.62

DUBARECHINUS DESPUJOLSI Lambert (n. sp.)

Pl. IV, fig.14 à 17

Test subglobuleux de petite taille, mesurant 16 millimètres de diamètre sur 12 de hauteur. Les autres caractères sont ceux de la diagnose générique et j'indique plus loin les différences qui séparent cette espèce du Dubarechinus Termieri.

 

D. Despujolsi a été trouvé par M. l'abbé Dubar dans le Domérien supérieur d la casba d'Amellago (vallée du Rhéris) et au même niveau stratigraphique au Nord-Est de ce gisement.

 

Dubarechinus despujolsi Lambert,1937 - Pliensbachien, Amellago, Maroc, 16 mm

 
 

Dubarechinus despujolsi Lambert,1937 - Pliensbachien, Amellago, Maroc, 49 mm

spécimen gérontologique