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19. Pericosmus
hispanicus, Cotteau,
1889
(Pl. IV, fig.
3-5).
Espèce de taille assez forte, subcordiforme, arrondie et un peu
échancrée en avant, rétrécie en arrière. Face supérieure haute,
renflée surtout dans la région postérieure, obliquement déclive en
avant, ayant sa plus grande épaisseur en arrière du sommet apical.
Face inférieure presque plane, arrondie sur les bords. Face
postérieure verticalement tronquée. Sommet apical subcentral, un peu
rejeté en avant. Sillon antérieur très peu apparent à la face
supérieure, plus profond et plus large au fur et à mesure qu'il se
rapproche de l'ambitus, se prolongeant, très atténué, jusqu'au
péristome. Aire ambulacraire impaire paraissant formée de petits pores
simples et espacés. Aires ambulacraires paires pétaloïdes, fortement
excavées, fermées à l'extrémité, inégales, les aires antérieures plus
divergentes et un peu plus longues que les autres, les aires
postérieures plus rapprochées, tout en étant cependant divergentes.
Zones porifères larges, placées sur les parois de l'excavation,
composées de pores inégaux, les externes plus allongés que les autres.
Zone interporifère très étroite, presque nulle. Tubercules petits,
serrés, homogènes, couvrant toute la face supérieure, un peu plus
gros, plus saillants sur le bord du sillon antérieur et à la face
inférieure, dans la région infra-marginale et sur le plastron
interambulacraire. Les plus gros de ces tubercules paraissent perforé,
crénelés, entourés d'un scrobicule large et superficiel. Péristome
excentrique en avant, labié. Le périprocte et l'appareil apical ne
sont pas distincts dans l'exemplaire que nous avons sous les yeux.
Fasciole péripétale très flexueux, serrant de près le bord des aires
ambulacraires. Fasciole marginal bien apparent.
Hauteur, 35mm ; diamètre antéro-postérieur et diamètre
transversal, 51mm.
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Rapports et différences.
- Cette espèce nous avait paru d'abord devoir être considérée comme
une variété du Pericosmus spatangoides, avec lequel on la
rencontre associée. Après un nouvel examen, il nous a semblé difficile
de maintenir ce rapprochement. Le P. hispanicus, bien qu'il
soit très voisin, par sa taille, par la disposition de ses aires
ambulacraires, par la forme de ses fascioles, du P. spatangoides,
en diffère par sa face supérieure beaucoup plus renflée, très haute en
arrière, et déclive en avant, par sa face inférieure moins plane, par
son sommet ambulacraire plus central.
Localité. - Callosa,
près Alicante. Très rare. Eocène.
Collection Cotteau.
Explication des figures.
- Pl. IV, fig. 3, P. hispanicus, vu de côté ; fig. 4, face
supérieure ; fig. 5, face inférieure.
planche IV
(extrait)
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