Polycidaridae

Vadet, 1988, p.103

Description succinte de la famille : Tubercules interambulacraires crénelés et percés. Tubercules scrobiculaires peu différenciés et tuberculation extrascrobiculaire hétérogène. Un tubercule ambulacraire légèrement plus grand toutes les deux à trois plaques.

 

 


 

Genre Paracidaris  Pomel, 1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.109

Espèce type  Cidarites florigemma Phillips,1829

Illustrations of the geology of the Yorkshire, p.98 (désignation subséquente de Lambert & Thierry,1910, Essai de nomenclature raisonnée des échinides fossiles, p.135.)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Jurassique inférieur - kimméridgien

 
 

Sous-genre Paracidaris  Pomel, 1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.109

Espèce type  Cidarites florigemma Phillips,1829

Illustrations of the geology of the Yorkshire, p.98 (désignation subséquente de Lambert & Thierry,1910, Essai de nomenclature raisonnée des échinides fossiles, p.135.)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Jurassique inférieur - kimméridgien

 
 

Paracidaris (Paracidaris) florigemma (Philips,1829) - Oxfordien supérieur, Meuse, 70 mm

 
 
 
 

Paracidaris (Paracidaris) laeviuscula (Agassiz,1840) - Oxfordien, Birmensdörfer Schichten, Argovie, Suisse, 34 mm

 
 

Genre Nudicidaris  Vadet, 1991

Révision des "Cidaris" du Lias et du Dogger européens.

Espèce type  Cidaris sublaevis Cotteau,1861

Paléontologie française, terrain jurassique, tome X, 1ère partie, échinides réguliers, p.431

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bathonien - Albien

 
 

Nudicidaris elegans (Münster in Goldfuss,1826)

 
 
description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains jurassiques, tome X, 1ère partie, p.120

N° 172. Cidaris elegans, Munster, 1826.

Pl. 173, fig. 9-14.

 

     Espèce de petite taille, circulaire, assez haute, déprimée en dessus et en dessous. Zones porifères étroites, à peine flexueuses, très-peu enfoncées, formées de pores petits, écartés les uns des autres. Aires ambulacraires relativement assez larges, très-légèrement onduleuses, pourvues de deux rangées de granules saillants, serrés, homogènes, placés très-près des zones porifères, laissant entre elles une bande large, tout à fait lisse et nue, déprimée en forme de sillon, et sur laquelle les sutures des plaques ambulacraires sont parfaitement distinctes. Tubercules interambulacraires relativement peu développés, très-espacés, surmontés d'un petit mamelon perforé et finement crénelé, au nombre de quatre à cinq par série. Scrobicules étroits, peu déprimés, entourés d'un cercle complet de granules petits, serrés et formant bourrelet. Les cercles scrobiculaires sont placés très-près des zones porifères. Zone miliaire large, présentant seulement quelques granules inégaux, épars, rapprochés des cercles scrobiculaires. Péristome subcirculaire, assez grand, sensiblement plus petit cependant que l'empreinte laissée par l'appareil apical.

     Les radioles attribués à cette espèce n'ont été rencontrés que très rarement en France. Ils sont fusiformes ou subcylindriques, un peu étranglés à la base. La tige est recouverte de granules coniques très-inégaux et disposés en séries plus ou moins régulières. Au sommet la tige se resserre ; les granules deviennent plus fins et sont surmontés par deux ou trois petites couronnes épineuses très-élégantes. La base de la tige est garnie de séries granuleuses très-fines, qui s'atténuent et disparaissent en se rapprochant du bouton. Collerette nulle. Bouton peu développé ; anneau saillant ; facette articulaire finement crénelée.

     Hauteur du test, 12 millimètres ; diamètre, 22 millimètres.

     Longueur du radiole, 22 millimètres ; épaisseur, 6 millimètres.

     Rapports et différences. - Cette espèce, au premier aspect, ressemble aux individus de petite taille du C. laeviuscula ; elle s'en distingue par ses aires ambulacraires plus larges et présentant, au milieu des deux rangées marginales, une bande déprimée et parfaitement lisse, par ses tubercules moins nombreux, plus espacés, surtout à la face supérieure, et entourés d'un bourrelet plus saillant de granules, par sa zone miliaire plus nue et par sa forme générale plus élevée. Nous avons indiqué précédemment les caractères qui séparent le C. elegans du C. Matheyi.

 

     Localités. - Etrochey (Côte-d'Or) ; Grandville (Haute-Saône) ; Crussol (Ardèche), associé au C. laeviuscula. Rare. Etage oxfordien. - Valfin (Jura) (seulement les radioles).Rare. Etage corallien. - Lemenc, près Chambéry (Savoie). Rare. Terrain jurasique supérieur.     Musée de Chambéry (coll. Pillet), de Lyon (coll. Guirand), coll. Beaudouin, Huguenin, ma collection.

     Localités autres que le France. - Bolzberg près Brugg (Argovie) ; Balmis près Obergösgen, Olten, Wangen, Rothacker (Soleure). Terrain à chailles, couches à Hemicidaris crenularis. - Wurenlingen (Argovie) ; Egerkinden (Soleure). Etage corallien, couches de Wangen. - Randen, Lägern, Baden (Argovie) ; Schönenwerth (Soleure). Etage séquanien, couches de Baden. - Schaffouse ; Kafolen près Villnachern. Etage ptérocérien, couches de Wettingen (Suisse). - Bayreuth (Bavière) ; Nattheim, environs d'Ulm (Wurtemberg).

     Explication des figures. - Pl. 173, fig. 9, C. elegans, de la coll. de M. Huguenin, de l'étage oxfordien de Crussol, vu de côté ; fig. 10, face supérieure ; fig. 11, face inférieure ; fig. 12, aire interambulacraire grossie ; fig. 13, autre exemplaire, de la coll. de M. Beaucouin, de l'étage oxfordien d'Etrochey, vu de côté ; fig. 14, portion de l'aire ambulacraire grossie, prise sur un exemplaire de Crussol.

Extrait de la planche 173

   
 

Nudicidaris elegans (Münster in Goldfuss,1826) - Oxfordien moyen, Pamproux, Deux Sèvres, 14 mm