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Pseudodiadematidae
Pomel, 1883, p.100
Genre type : Pseudodiadema,
Mc Coy, 1848, p.412
Description succincte de la famille :
Test aplati. Plaques ambulacraires composées de type "diadématoïde". Plaques
interambulacraires portant un ou plusieurs grands tubercules primaires (dans
le second cas, ils sont arrangés verticalement). Radioles cylindriques,
striés longitudinalement, normalement sans collier.
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Genre
Pseudodiadema
dESOR,
1854
Synopsis des échinides
fossiles, p.63
Espèce type
Cidarites pseudodiadema
Lamarck,1816 (désignation
originale)
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Bajocien -
Oxfordien
Syn.
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diagnose originale du
genre par Desor |
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Synopsis des échinides fossiles, p.63 |
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Xe
Genre. - PSEUDODIADEMA
Desor nov. gen.
Tab. XII, fig. 1-3 et
Tab. XIII, fig. 4.
Oursins de moyenne et petite taille. Les tubercules ne sont plus
inégaux, comme dans les genres précédents, mais d'égale grosseur sur
les deux aires, d'ailleurs crénelés et perforés, tantôt ne formant que
deux rangs, sans séries secondaires, tantôt disposés sur quatre et
même six rangs dans les aires interambulacraires. Zones porifères
simples.
Radioles en forme d'épines lisses, bien que striés
longitudinalement, lorsqu'on les examine à la loupe.
Se rencontre depuis l'Oolithe inférieure jusqu'à la base des terrains
tertiaires.
Nota. Circonscrit comme
il l'est ici, ce genre comprend un nombre considérable d'espèces
fossiles, qui, dans le Catalogue raisonné, figurent sous le nom
de Diadèmes, à côté des espèces vivantes de ce nom. Ces dernières sont
en général de grands oursins doués d'une physionomie particulière que
n'ont pas nos espèces fossiles. Mai ce qui distingue surtout nos
Pseudodiadèmes des vrais Diadères, ce sont leurs épines qui sont
lisses, tandis que celles de nos espèces vivantes sont verticillées
(Tab. XIII). C'est sur la foi de ce dernier caractère que j'ai séparé
les espèces fossiles des vivantes, sous le nom de Pseudodiadema,
nom que Lamarck avait donné à la seule espèce fossile qu'il connût
(notre Pseudodiadema hemisphaericum), en quelque sorte pour
indiquer qu'il ne l'envisageait pas comme un vrai Diadème.
Le genre Pseudodiadema ainsi délimité est très facile à caractériser.
D'une part, des épines lisses, et de l'autre, des tubercules d'égales
dimensions dans les deux aires ; voilà qui suffit pour le distinguer
entre tous les Latistellés à tubercules crénelés et perforés, Il
diffère de tous les genres qui précèdent par ses tubercules
ambulacraires, qui ne le cèdent pas ou le cèdent à peine aux
tubercules interambulacraires. Il diffère du genre Diademoides par la
disposition de ses tubercules interambulacraires, des vrais Diadèmes
par ses baguettes, et des Diplopodes par ses zones porifères simples.
Malgré les réductions qu'il a subies, ce genre n'en compte pas moins
encore un nombre considérable d'espèces, qu'on pourrait même au besoin
subdiviser en deux groupes, ceux qui n'ont que deux rangées
principales de tubercules dans les aires interambulacraires, dont le
type est le P. mamilatum, et ceux qui en ont quatre et au-delà
(P. hemisphaericum).
Planches XII &
XIII (extraits) d'après Desor
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Pseudodiadema
pseudodiadema (Lamarck,1816) |
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Description de l'espèce par Cotteau |
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Paléontologie française, terrains jurassiques, tome X, 2ème partie, p.330 |
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N° 362. -
Pseudodiadema pseudodiadema (Lamarck),
Cotteau, 1882.
Pl. 353, 354
et 355.
Espèce de grande taille, large, circulaire, subhémisphérique,
légèrement déprimée en dessus, presque plane en dessous. Zones
porifères droites, à fleur de test, formées de pores simples,
rapprochés les uns des autres, séparés par un petit renflement
granuliforme, disposés par paires serrées et horizontales, plus
obliques vers l'ambitus et à la face inférieure, se multipliant d'une
manière très apparente autour du péristome. Aires ambulacraires assez
larges, garnies de deux rangées très régulières de tubercules
saillants, perforés, finement crénelés, serrés, scrobiculés, diminuant
graduellement de volume au fur à mesure qu'ils se rapprochent du
sommet et du péristome, au nombre de vingt et un à vingt-deux dans
l'exemplaire bien développé que nous décrivons. Vers l'ambitus et à la
face inférieure, les scrobicules se touchent et se confondent par la
base ; ils s'espacent à la face supérieure et sont séparés par des
granules plus ou moins abondants. Tubercules secondaires crénelés,
perforés, finement mamelonnés, formant une série subsinueuse et assez
régulière, au milieu des tubercules principaux. Granules abondants,
très inégaux : les plus fins se groupent en cercles autour des
tubercules principaux ou secondaires ; les plus gros, épars,
quelquefois crénelés, perforés et mamelonnés, tendent à se confondre
avec les plus petits des tubercules secondaires. Aires
interambulacraires larges, munies de deux rangées de tubercules de
même nature que ceux qui couvrent les aires ambulacraires, mais plus
développés, plus espacés, plus fortement scrobiculés, au nombre de
quatorze par série. Tubercules secondaires abondants, inégaux et
irrégulièrement disposés, formant ordinairement six rangées, deux
externes, de chaque côté des tubercules principaux, et deux au milieu.
Ce nombre, du reste, varie suivant la taille des individus : on en
compte quatre chez les jeunes, et quelques fois huit chez les plus
grands exemplaires ; elles disparaissent toutes graduellement avant
d'arriver au sommet. Granules intermédiaires plus ou moins abondants,
très inégaux, groupés en cercles ou en demi-cercles autour des
tubercules principaux et secondaires. Comme dans les aires
ambulacraires, les plus gros de ces granules, perforés et mamelonnés,
tendent à se confondre avec les petits tubercules secondaires.
Péristome grand, à fleur de test subdécagonal, marqué d'entailles très
profondes et relevées sur les bords. Périprocte irrégulièrement
arrondi. Appareil apical solide, presque toujours conservé,
subpentagonal, granuleux ; plaques génitales anguleuses, largement
perforées à peu près au milieu de leur étendue, inégales, la plaque
madréporiforme toujours plus grande et plus saillante que les autres ;
plaques ocellaires triangulaires, intercalées à l'angle externe des
plaques génitales. Les radioles, suivant M. de Loriol, sont allongés,
grêles, aciculés à leur extrémité, cylindriques, finement striés. La
collerette paraît nulle. Le bouton est bien développé, l'anneau
saillant, strié.
Dans un exemplaire recueilli à Bénerville (Calvados) et appartenant à
M. Schlumberger, l'appareil masticatoire est parfaitement conservé ;
nous en avons donné dans nos Echinides nouveaux ou peu connus,
une description minutieuse et détaillée sur laquelle il nous paraît
inutile de revenir ici ; bornons-nous à dire que cet appareil, dans
les pièces que nous avons pu étudier, présente de notables différences
avec l'appareil de quelques genres voisins et notamment du genre
Diadema que M. Desor a séparé avec beaucoup de raison des
Pseudodiadema.
Il n'est pas rare de rencontrer dans les calcaires à chailles de
Druyes (Yonne), le moule intérieur siliceux du P. pseudodiadema
; il se distingue à se forme circulaire, renflée en dessus, presque
plane en dessous, à ses pores simples, à ses aires ambulacraires
larges, à ses aires interambulacraires marquées d'une double rangée de
protubérances saillantes correspondant aux tubercules principaux, à
son péristome de grande taille et muni de fortes entailles.
Hauteur, 29 millimètres ; diamètre, 53 millimètres.
Individu de taille moyenne et plus déprimé : hauteur, 20 millimètres ;
diamètre, 40 millimètres.
Individu jeune : hauteur 12 millimètres ; diamètre, 25 millimètres.
Cette espèce varie dans sa forme plus ou moins renflée, quelquefois
subconique ; elle varie aussi dans le nombre et le développement de
ses tubercules principaux et secondaires. Nous rapportons au P.
pseudodiadema un individu de petite taille recueilli par M. Peron
aux environs de Puiseux ; il diffère du type par ses tubercules
interambulacraires beaucoup plus gros et le nombre très restreint de
ses tubercules secondaires ; cependant il ne nous a pas paru possible
de l'en séparer. L'appareil apical éprouve également quelques
modifications : le plus souvent aucune des plaques ocellaires ne
touche le périprocte ; quelquefois la postérieure de gauche ou celle
de droite y aboutit directement.
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Rapports et différences.
- Le P. pseudodiadema est l'une des espèces les plus belles et
les plus abondantes du genre Pseudodiadema ; il sera toujours
facilement reconnaissable à sa grande taille, à son ambitus
circulaire, à la grosseur de ses tubercules secondaires, aux profondes
entailles de son péristome. L'espèce dont il se rapproche le plus est
le P. orbignyanum ; il s'en éloigne par sa taille plus forte,
par ses tubercules interambulacraires principaux plus développés, par
ses tubercules secondaires plus inégaux, plus irréguliers et bien
moins nombreux.
Histoire. - Cette
espèce, mentionnée pour la première fois par Lamarck, en 1816, sous le
nom de Cidarites pseudodiadema, a été placée, en 1835, par
Agassiz dans le genre Diadema et a reçu successivement des
auteurs les noms d'hemisphaericum, de transversum, de
Lamarcki, de Flamandi. En 1856, M. Desor, dans les
Synopsis des Echinides fossiles, a fait de cette espèce un des
types de son genre Pseudodiadema, et lui a conservé le nom d'hemisphaericum
que presque tous les auteurs ont adopté depuis.
La loi de priorité nous fait un devoir de revenir au nom spécifique de
pseudodiadema donné par Lamarck, en 1816, tout en regrettant
qu'il soit identique au nom de genre choisi par M. Desor.
Localités. - Chatel-Censoir,
Merry-sur-Yonne, Crain, Druyes (Yonne) ; Is-sur-Tille, Sélongey
(Côte-d'Or) ; Champlitte (Haute-Saône) ; Saint-Mihiel, Commercy,
Damvillers (Meuse) ; environs de Besançon (Doubs) ; Viel-Saint-Remy,
Puisieux, Novion, Signy-le-Grand (Ardennes) ; Bénerville, Trouville
(Calvados) ; Ecommoy (Sarthe). Assez commun. Etage corallien
inférieur. - Tonnerre (Yonne) ; Theuley-ls-Vars (Haute-Saône) ;
Nans-sous-Sainte-Anne (Doubs) ; Valfin (Jura) ; Brucdale, Hourecq
(Pas-de-Calais) ; La Rochelle (Charente-Inférieure). Assez commun.
Etage corallien supérieur (séquanien).
Ecole des Mines de Paris, Muséum de Paris (collection d'Orbigny),
Musée de Dijon, de La Rochelle, d'Auxerre, collection Perron,
Schlumberger, Marion, Pellat, Peron, Gauthier, Lambert, ma collection.
Localités autres que la France.
- Combe-aux-Loups (Jura bernois) ; Klein Lützel (Soleure) ; Kilchberg,
Zeglingen (Bâle). Terrain à chailles. ( Saint-Sulpice, La Baume près
le Locle (Neuchâtel) ; Sainte-Croix (Vaud) ; Hobel (Soleure) ;
Angoulat, Soyhieres (Jura bernois). Etage séquanien (Suisse). -
Hoheneggelsen (Hanovre) ; Calne, Malton (Angleterre).
Explication des figures.
- Pl. 353, fig. 1, P. pseudodiadema, du corallien inférieur de
Bénerville, de la collection de M. Schlumberger, vu de côté ; fig. 2,
face supérieure ; fig. 3 , face inférieure montrant l'appareil
masticatoire ; fig. 4, sommet de l'aire ambulacraire grossi ; fig. 5,
tubercule interambulacraire, vu de profil, grossi ; fig. 6, appareil
apical grossi. - Pl. 354, fig. 1, P. pseudodiadema, variété à
tubercules très gros, du corallien de Puisieux, de la
collection de M. Peron, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3,
face inférieure ; fig. 4 partie supérieure de l'aire ambulacraire
grossie ; fig. 5, partie inférieure de l'aire ambulacraire grossie ;
fig. 6, plaque interambulacraire grossie ; fig. 7, autre exemplaire,
du corallien inférieur de Puisieux, de ma collection, vu de côté ;
fig. 8, face supérieure ; fig. 9, appareil apical pris sur un
exemplaire du corallien inférieur de Trouville, de la collection de M.
Schlumberger, grossi, la plaque ocellaire postérieure de droite
aboutit sur le périprocte ; fig. 10, moule intérieur siliceux, du
corallien inférieur (calcaire à chailles), de ma collection, vu de
côté. - Pl. 355, fig. 1, P. pseudodiadema, plusieurs individus
jeunes associés dans le même fragment de roche, du corallien supérieur
de Tonnerre, de ma collection ; fig. 2, partie supérieure de l'aire
ambulacraire grossie ; fig. 3, partie inférieure de l'aire
ambulacraire grossie ; fig. 4, plaques interambulacraires grossies ;
fig. 5, appareil apical grossi, aucune des plaques ocellaires
n'aboutit directement sur le périprocte.
Extrait planches
353, 354, 355
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Pseudodiadema
pseudodiadema (Lamarck,1816),
Oxfordien supérieur, France, Meuse, 55 mm |
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Pseudodiadema
peroni Cotteau |
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Diagnose originale de l'espèce par Cotteau |
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Paléontologie française, terrains jurassiques, tome X, 2ème partie, p.262 |
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N° 338. -
Pseudodiadema Peroni, Cotteau, 1881.
Pl. 330, fig.
10-14.
Espèce de taille moyenne, circulaire, médiocrement renflée en dessus,
presque plane en dessous. Zones porifères formées de pores simples,
arrondis, rapprochés les uns des autres, séparés par une mince cloison
granuliforme, disposés par paires obliques, se multipliant un peu
autour du péristome. Aires ambulacraires très étroites à la partie
supérieure, s'élargissant vers l'ambitus et se rétrécissant de nouveau
aux approches du péristome, garnies de deux rangées de tubercules peu
développés, espacés, crénelés, perforés et très finement mamelonnés,
au nombre de douze par série, diminuant sensiblement de volume à la
face supérieure. Granules intermédiaires inégaux, épars, peu
abondants, se prolongeant entre les tubercules et occupant çà et là le
milieu des aires ambulacraires. Aires interambulacraires pourvues de
deux rangées principales de tubercules de même nature que ceux qui
recouvrent les aires ambulacraires, mais beaucoup plus gros, plus
saillants, plus largement scrobiculés, surtout à l'ambitus et à la
face supérieure, au nombre de dix par série. Tubercules secondaires
plus petits, également crénelés, perforés et finement mamelonnés, se
montrant au milieu des deux rangées principales et sur le bord des
aires interambulacraires, près des zones porifères, mais peu
abondants, s'atténuant et disparaissant avant d'arriver au sommet ;
les plus développés se trouvent au milieu de la zone miliaire et
affectent une disposition alterne. Zone miliaire assez large, un peu
nue et déprimée au sommet. Granules peu abondants, inégaux, tendant à
se confondre avec les petits tubercules secondaires qui les
accompagnent, diminuant de volume et disparaissant à la face
inférieure. Péristome peu étendu, à fleur de test, subcirculaire,
marqué de légères entailles. Appareil apical étroit, pentagonal,
onduleux, à en juger par la place qu'il occupait.
Hauteur, 9 millimètres ; diamètre, 20 millimètres.
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Rapports et différences.
- Cette espèce se distingue assez nettement de ses congénères ; elle
sera toujours facilement reconnaissable à ses aires ambulacraires
étroites vers le sommet et garnies, dans toute leur étendue, de
tubercules peu développés, faisant contraste avec les tubercules bien
plus largement scrobiculés des aires interambulacraires, à ses
tubercules secondaires apparents surtout au milieu des deux rangées
principales, à son péristome de petite dimension et faiblement
entaillé.
Cette espèce, par se forme générale et le développement de ses
tubercules interambulacraires, rappelle les individus jeunes du P.
Pseudodiadema ; elle en diffère par sa forme moins élevée, par ses
tubercules principaux et secondaires moins nombreux.
Localité. - Le Puget de
Cuers (Var). Très rare. Etage bathonien.
Musée d'histoire naturelle de Paris (Coll. d'Orbigny), colleciton
Peron.
Explication des figures.
- Pl. 330, fig. 10, P. Peroni, de la collection de M. Peron, vu
de côté ; fig. 11, face supérieure ; fig. 12, face inférieure ; fig.
13, aire ambulacraire grossie ; fig. 14, aire interambulacraire
grossie.
Extrait planche
330
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Pseudodiadema
peroni Cotteau,
Bathonien, Maroc, 39mm |
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Pseudodiadema
peroni Cotteau,
Bathonien, Maroc, 38mm |
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Pseudodiadema
peroni Cotteau,
Bajocien, Maroc, 39 mm |
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Pseudodiadema
seguini LAMBERT,1900 |
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Diagnose originale de l'espèce par Lambert |
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Note
sur les échinides de la faune coralligène du Vésulien de Saint
Gaultier (Indre) recueillis par M. E. Benoist, in BSGF, p.486 |
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6. Pseudodiadema Seguini
Lambert (Pl. VIII, fig. 8-10). - Espèce de moyenne taille,
subhémisphérique (diam. 42 mill., haut. 25) subpentagonale, plus ou
moins subconique en dessus, parfois un peu déprimée vers l'apex (1),
rappelant tout-à-fait la forme et la disposition générale du P.
pseudodiadema Lamarck (Cidarites) du Rauracien, à ce point
qu'il me paraît superflu d'en donner une description détaillée.
L'espèce de Saint-Gaultier diffère cependant de celle du Rauracien par
sa forme moins circulaire, plus renflée en dessus, ses tubercules
secondaires interambulacraires relativement plus développés, dont les
internes plus resserrés forment au-dessus de l'ambitus une série
alterne plus apparente. Ces tubercules sont moins entremêlés de gros
granules et entourés de granules miliaires plus fins. Ce caractère est
évidemment de peu d'importance, il suffit toutefois pour imprimer aux
individus du Vésulien de Saint Gaultier une physionomie particulière.
On peut même ajouter que des différences analogues peuvent s'observer
entre la grande variété à petits tubercules de P. pseudodiadema
de Trouville et les individus de Coulanges-sur-Yonne.
Le type du P. pseudodiadema Lamarck n'étant pas connu, j'estime
que l'on doit prendre par tradition pour néotype de l'espèce le
premier individu complètement décrit et figuré sous ce nom,
c'est-à-dire celui du canton de Neuchâtel, figuré en 1840 par Agassiz
(Echin. Suisses, pl. XVII, fig. 49, 53). On voit de suite en examinant
ces figures, combien dans cette espèce l'espèce laissé aux tubercules
secondaires internes est plus large que chez l'espèce du Bathonien de
l'Indre. Cette différence, également très frappante quand on compare
les individus de cette dernière localité avec ceux du P.
pseudodiadema du Séquanien de Tonnerre ou du Rauracien de
Trouville, est moins apparente lorsqu'on les compare avec ceux du
Rauracien de Coulanges-sur-Yonne (Ech. foss. de l'Yonne, 1, pl. 16,
fig. 5,8) ; elle subsiste cependant, ainsi que je puis m'en assurer
par l'examen d'un bon individu de Coulanges ; elle saute aux yeux
quand on compare le Pseudodiadema de Saint-Germain avec le
P. pseudodiadema du Rauracien anglais (Wright : pl. XII, fig. 1,
Salter
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: Dec. V, pl.
II. - Wright : Monog. pl. VIII, fig. I) avec celui de la Sarthe
(Cotteau : pl. XXII, fig. 1), celui du Jura bernois (Lethea brunt.,
pl. 47, fig. 8), ceux de Normandie et des Ardennes (Pal. franc. jurass.
X, 2e, pl. 353 et 354) et dans ces conditions je me crois autorisé à
distinguer sous un nom particulier la forme bathonienne que j'ai sous
les yeux.
Lorsque l'apex manque, on ne saurait confondre le P. Seguini
avec l'Acrocidaris striata Agassiz, dont les majeures
ambulacraires sont également oligopores, puisque ce dernier est
complètement dépourvu de tubercules secondaires.
P. Seguini, qui apparaît comme la souche de P. pseudodiadema,
se place avec lui parmi les espèces typiques du genre.
Saint-Gaultier, couche n° 4, A.
(1) Les
dimensions deviennent alors : diam. 38 mill. et haut. 20.
Extrait planche
VIII
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Pseudodiadema
seguini LAMBERT,1900,
Bathonien, Maroc, 44 mm |
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Pseudodiadema
seguini LAMBERT,1900,
Bathonien, Ait Atman, Errachidia, Haut-Atlas, Maroc, 40 mm |
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Pseudodiadema
tenue (Agassiz,1840) |
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Description par Cotteau |
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Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, échinides réguliers,
2, p.471 |
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N° 2487.
Pseudodiadema tenue, Desor, 1856
(Agass.,
1840).
Pl. 1113, fig.
1-11.
Espèce de taille moyenne, sub-circulaire, pentagonale, à peu près
également déprimée en dessus et en dessous. Zones porifères à fleur du
test, onduleuses, composées de pores simples, arrondis, rapprochés les
uns des autres, offrant, aux approches du péristome, une tendance à se
multiplier. La suture des plaques porifères se prolonge à la base des
tubercules, et leur donne, notamment vers l'ambitus, cet aspect
rayonné qui est propre aux Acrocidaris et à quelques espèces de
Cyphosoma. Aires ambulacraires légèrement renflées, larges,
munies de deux rangées de tubercules fortement crénelés, surmontés
d'un mamelon finement perforé, scrobiculés, très-espacés, alternes, au
nombre de neuf à dix par série, diminuant de volume aux approches du
sommet et du péristome. Ces tubercules sont accompagnés de granules
délicats, inégaux, quelquefois mamelonnés, plus ou moins abondants, et
qui remplissent l'espace laissé libre par les scrobicules. Aires
inter-ambulacraires à peine un tiers plus grandes que les ambulacres,
garnies de deux rangées de tubercules identiques par leur structure à
ceux qui recouvrent les ambulacres, mais plus gros surtout vers
l'ambitus et à la face supérieure, au nombre de huit à neuf par série.
Tubercules secondaires, petits, inégaux, visiblement crénelés et
perforés, formant, sur le bord des zones porifères, une rangée
irrégulière qui ne s'élève pas au-dessus de l'ambitus. Zone miliaire
large, nue et déprimée à la face supérieure, plus étroite et plus
granuleuse au fur et à mesure qu'elle s'approche de la région
infra-marginale. Granules intermédiaires abondants, épars, homogènes,
disposés autour des tubercules en cercles assez réguliers, et
affectant alors, sur certaines parties du test, une forme elliptique.
Péristome de petite taille, légèrement enfoncé, sub-circulaire, marqué
d'entailles peu apparentes ; les bords ambulacraires un peu plus
étendus que ceux qui correspondent aux interambulacres. Appareil
apicial très-grand, anguleux, un peu allongé, sub-pentagonal d'après
l'empreinte qu'il a laissée.
Hauteur, 10 millimètres ; diamètre, 21 millimètres.
Individu jeune : hauteur, 6 millimètres ; diamètre, 16 millimètres.
L'âge apporte quelques modifications aux caractères que présente cette
espèce. Chez les individus jeunes, l'ambitus est moins sensiblement
pentagonal, la face supérieure un peu moins déprimée, les tubercules
ambulacraires et interambulacraires moins gros et plus serrés. Nous
avons fait figurer un exemplaire très-petit provenant du Mans (Sarthe)
: sa hauteur est de 3 millimètres et son diamètre de 9 ; malgré son
aspect plus tuberculeux, il appartient certainement à la même espèce.
Rapports et différences.
- Le P. tenue sera toujours facilement reconnaissable à ses zones
porifères sub-onduleuses, à ses tubercules ambulacraires espacés,
alternes, marqués à leur base de sutures rayonnantes, à ses tubercules
inter-ambulacraires assez gros, peu abondants, entourés de granules
fins, délicats, homogènes, sub-elliptiques autour des scrobicules, à
ses tubercules secondaires relégués sur le bord des zones porifères.
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Le P. Bonei (Diadema, Forbes), nous a paru devoir lui
être réuni. Nous avons sous les yeux des exemplaires de l'étage
cénomanien de Warminster qui nous ont été envoyé par M. Forbes
lui-même ; ils présentent, dans leurs caractères essentiels, dans la
disposition de leurs tubercules principaux et secondaires, dans la
structure des zones porifères, dans la grandeur de leur appareil
apicial et de leur péristome, une étroite ressemblance avec les
échantillons que nous venons de décrire. S'ils en diffèrent un peu,
c'est par leur forme générale, leurs tubercules souvent plus
développés et surmontés d'un mamelon plus large, les granules moins
abondants et plus inégaux qui accompagnent les tubercules : mais ces
différences sont loin d'être constantes : dans quelques exemplaires
elles s'atténuent et disparaissent, et nous ne pensons pas que les
deux espèces puissent être maintenues dans la méthode.
Localités. - Villers-sur-Mer, Saint-Jouin (Calvados) ; Le Havre (cap.
La Hève), Fécamp, Orcher, Rouen (Montagne Sainte-Catherine)
(Seine-Inférieure) ; les Fourneaux (Eure) ; Condé-sur-Huine, La
Perrière (Orne) ; Théligny, Nogent-le-Bernard, Le Mans (Sarthe). Assez
commun. Etage cénomancien (sic), zone du Scaphites
aequalis.
Ecole des mines (Coll. Michelin) ; Coll. de la Sorbonne, Triger,
Sorignet, Renevier, Guillier, ma collection.
Explication des figures.
- Pl. 1113, D. tenue, individu de grande taille, de ma
collection, vu de côté ; fig. 2, face sup. ; fig. 3, face inf. ; fig.
4, aire ambul. grossie ; fig. 5, aire inter-amb. grossie ; fig. 6,
plaque inter-ambul. grossie ; fig. 7, indiv. plus jeune de La
Perrière, de ma collection, vu de côté ; fig. 8, face sup. ; fig. 9,
face inf. ; fig. 10, indiv. très-jeune, du Mans, de la collect. de M.
Triger, vu de côté ; fig. 11, face sup.
Extrait planche
1113
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Pseudodiadema
tenue (Agassiz,1840),
Valanginien, Valence, Espagne, 11 mm |
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Genre
Acrocidaris
Agassiz, 1838
Monographies
d'échinodermes vivans et fossiles, des Salénies, p.4
Espèce type
Acrocidaris nobilis
Agassiz,1840 (désignation
subséquente de Lambert & Thiery, 1914, p.191)
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Bathonien -
Valanginien |
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diagnose originale du
genre par Agassiz |
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Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, des Salénies, p.4 |
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Dans les collections de Paris, j'ai reconnu un genre tout nouveau,
voisin des Cidaris, que j'appellerai Acrocidaris, et dont les piquans
me sont également connus ; ils ressemblent à ceux de l'Echinometra
mammillata. |
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description du genre
par Cotteau |
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Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.398 |
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2e
Genre. ACROCIDARIS, Agassiz, 1840.
Test de taille moyenne, circulaire, médiocrement renflé,
sub-hémisphérique, presque plan en dessous. Pores simples, formant des
zones onduleuses sur le bord des ambulacres, se multipliant près du
péristome. Aires ambulacraires droites, s'élargissant vers l'ambitus,
garnies dans toute leur étendue, de tubercules crénelés et perforés,
gros et saillants, presque aussi développés que ceux qui remplissent
les aires inter-ambulacraires ; le plus souvent la base de ces
tubercules, surtout du côté des zones porifères, est marquée de
sillons irréguliers correspondant à la suture des plaques. Tubercules
inter-ambulacraires formant deux rangées dans chacune des aires,
très-gros, crénelés, perforés, fortement mamelonnés, entourés de
scrobicules saillants, subelliptiques, en général contigus par leur
base et laissant à peine de place à quelques granules intermédiaires
et inégaux. Tubercules secondaires nuls. Péristome grand,
sub-circulaire, marqué d'entailles très-prononcées. Périprocte
irrégulièrement arrondi. Appareil apicial pentagonal, médiocrement
développé, solide, présentant, sur chacune des plaques génitales
paires, un tubercule mamelonné et perforé.
Radioles allongés, robustes, sub-cylindriques, souvent tricarénés et
un peu aplatis à leur extrémité, lisses en apparence, mais en réalité
couverts de stries fines, serrées, longitudinales. Collerette nulle.
Anneau saillant, strié comme la tige ; facette articulaire
sub-elliptique, crénelée.
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Rapports et différences.
- Le genre Acrocidaris, établi en 1840 par M. Agassiz, est
parfaitement caractérisé par ses tubercules très-gros, saillants, à
peu près également développés sur les aires ambulacraires et
inter-ambulacraires, ses zones porifères sub-onduleuses, ses plaques
génitales munies d'un tubercule perforé et mamelonné et ses radioles
sub-carénés. Voisin des Hemicidaris et des Pseudodiadema,
il se distingue des premiers par ses tubercules ambulacraires plus
gros, s'élevant jusqu'au sommet et marqués de sillons à leur base, par
ses pores plus onduleux et son appareil apicial pourvu de tubercules.
Ce caractère, ainsi que la grosseur des tubercules, et l'absence de
tubercules secondaires le séparent des Pseudodiadema dont il se
rapproche du reste par sa forme générale, ses ambulacres droits et la
disposition de ses tubercules. Le genre Acrocidaris offre, au
premier aspect, plus de ressemblance encore avec les Acropeltis,
Agassiz, qui se font également remarquer par leur appareil apicial
muni de tubercules. Cependant ce dernier genre sera toujours
reconnaissable à sa petite taille, et surtout à ses tubercules non
crénelés et imperforés, caractère qui le place dans un groupe tout
différent.
Le genre Acrocidaris ne renferme qu'un petit nombre d'espèces ;
il commence à se montrer dans les couches de l'oolite inférieure et
disparaît avec les dernières assises de l'étage néocomien.
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Acrocidaris
nobilis
Agassiz, 1840 |
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N° 322. -
Acrocidaris nobilis, Agassiz, 1840.
Pl. 319, 320
et 321, fig. 1-8.
X. 2. (type de l'espèce) ; X. 3. (radioles) ; 9. 91. (variété
formosa).
Espèce de grande taille, circulaire, plus ou moins renflée en dessus,
presque plane en dessous. Zones porifères onduleuses, formées de pores
simples, arrondis, obliquement disposés, séparés par un petit
renflement granuliforme, très fortement dédoublés autour du péristome.
Aires ambulacraires subonduleuses, étroites au sommet, s'élargissant
vers l'ambitus, garnies de deux rangées de tubercules assez gros,
saillants, faiblement crénelés et perforés, fortement mamelonnés,
marqués à la base de profonds sillons rayonnants, plus ou moins
serrés, affectant quelquefois une disposition alterne, au nombre de
neuf à douze par série, diminuant graduellement de volume en se
rapprochant du péristome. Granules intermédiaires peu nombreux,
inégaux, formant au milieu une rangée subsinueuse et se prolongeant ça
et là entre les scrobicules. Des granules de même nature, mais plus
petits, se montrent également dans les zones porifères surtout à la
face inférieure, lorsque la zone s'élargit près du périprocte. Aires
interambulacraire pourvues de deux rangées de tubercules saillants,
fortement crénelés et mamelonnés, très gros vers l'ambitus, au nombre
de huit à neuf par série, diminuant de volume aux approches du sommet
et du péristome. Scrobicules elliptiques, se touchant par la base,
entourés de demi-cercles de granules fins, délicats, plus ou moins
abondants, paraissant quelquefois mamelonnés à la face inférieure ;
les cercles scrobiculaires sont séparés des zones porifères par de
petites verrues inégales, éparses. Zone miliaire nulle, occupée par la
double rangée des granules scrobiculaires. Péristome très grand,
subcirculaire, à fleur de test, muni de fortes entailles relevées sur
les bords. Périprocte irrégulièrement arrondi. Appareil apical
relativement étroit, solide, sub-pentagonal ; plaques génitales à peu
près égales, munies chacune d'un gros tubercule perforé et fortement
mamelonné, à l'exception de la plaque madréporiforme qui est saillante
et finement spongieuse ; les pores génitaux s'ouvrent à l'extrémité
externe des plaques ; plaques ocellaires petites, subtriangulaires,
granuleuses, intercalées à l'angle externe des plaques génitales.
Radioles allongés, épais, subcylindriques, munis de carènes
tranchantes plus ou moins développées qui aboutissent au sommet et lui
donnent un aspect tricaréné. La tige est partout recouverte de stries
transversales, subonduleuses, à peine apparentes avec lesquelles se
croisent des stries longitudinales très fines et très serrées. Dans
les exemplaires bien conservés, la tige présente les traces, très
vagues du reste, d'une ou deux larges bandes de couleur brune.
Collerette tout à fait nulle. Bouton peu développé ; anneau saillant,
strié ; facette articulaire fortement crénelée.
Hauteur, 25 millimètres ; diamètre, 45 millimètres.
Individu jeune : hauteur, 15 millimètres ; diamètre, 30 millimètres.
Longueur du radiole, 43 millimètres ; épaisseur, 7 millimètres.
La forme et la taille de cette espèce sont assez variables. Nos
exemplaires de France et notamment ceux qu'on rencontre en assez
grande abondance à la Rochelle sont en général plus petits que les
échantillons provenant de Suisse ; les tubercules paraissent un peu
moins gros et plus nombreux ; ils appartiennent cependant certainement
au même type. Chez les individus jeunes, les tubercules ambulacraires
sont relativement moins développés à la face supérieure. Aux approches
du sommet, les tubercules ambulacraires et interambulacraires sont
quelquefois presque lisses.
Rapports et différences.
- l'A. nobilis sera toujours facilement reconnaissable à ses
zones porifères très onduleuses, à ses tubercules ambulacraires
serrés, alternes, saillants, fortement mamelonnés, marqués à la base
d'incisions profondes, à ses tubercules interambulacraires très
largement développés vers l'ambitus, à ses radioles épais,
subcylindriques, tricarénés au
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sommet,
marqués sur la tige de bandes brunes, larges et atténuées. Nous avons
vu précédemment les caractères qui distinguent cette espèce de l'A.
striata. Nous verrons plus loin les différences qui la séparent de
notre A. censoriensis.
Histoire. - C'est en
1840 qu'Agassiz a fait connaître pour la première fois cette espèce
adoptée par tous les auteurs et qu'on peut considérer comme le type du
genre Acrocidaris. Nous sommes d'accord avec MM. Desor et de
Loriol pour lui réunir, à titre de variétés, les A. formosa et
tuberosa, Agassiz, les A. ovalis, elongata et
subformosa, Etallon.
Localités. - Châtel-Censoir,
Merry-sur-Yonne, Coulanges-sur-Yonne, Crain, Andryes, Druyes (Yonne) ;
Crécy-sur-Tille (Côte-d'Or) ; Champlitte (Haute-Saône). Assez commun.
Corallien inférieur. - La Rochelle (Charente-Inférieure) ; Preuilly
(Indre-et-Loire) ; Lévier (Doubs) ; Djebel-Seba (Algérie). Assez
commun. Etage corallien supérieur, séquanien. - Echaillon (Isère) ;
puits de Rians (Var). Rare. Terrain jurassique supérieur.
Ecole des mines de Paris, coll. de la Sorbonne, Musée de la Rochelle,
Musée de Genève (coll. Martin), coll. Perron, Choffat, Gauthier,
Lambert, Peron, ma collection.
Localités autre que la France.
- Hobel (Soleure) ; Saint-Sulpice, col des roches près le Locle
(Neuchâtel) ; Sainte-Croix (Vaud) ; au-dessus de Villeret sur le mont
Chasseral ; Moutiers, la Scheulte, Corceles (Jura bernois). Etage
séquanien.
Explication des figures.
- Pl. 319, fig. 1, A. nobilis, du corallien inférieur de
Crécy-sur-Tille, du Musée de Genève (collection Martin), vu de côté ;
fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, individu
jeune, du corallien inférieur de Merry-sur-Yonne, de ma collection, vu
de côté ; fig. 5, face supérieure ; fig. 6, face inférieure ; fig. 7,
exemplaire de grande taille, du corallien supérieur de Preuilly, de la
collection de l'Ecole des mines de Paris, vu de côté ; fig. 8, face
supérieure ; fig. 9, radiole du corallien inférieur de Châtel-Censoir
; fig. 10, portion de la tige grossie. - Pl. 320, fig. 1, exemplaire
du corallien supérieur de la Rochelle, de ma collection, vu de côté ;
fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4 partie
supérieure des aires ambulacraires, grossie ; fig. 5, partie
inférieure des aires ambulacraires, grossie ; fig. 6, plaque
interambulacraire grossie ; fig. 7, tubercule interambulacraire vu de
profil, grossi ; fig. 8, appareil apical grossi. - Pl. 321, fig. 1,
exemplaire du corallien supérieur d'Echaillon, de la collection de
l'Ecole des mines de Paris, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ;
fig. 3, radiole, du corallien supérieur de la Rochelle, montrant des
traces de coloration, de ma collection ; fig. 4, portion de la tige
grossie ; fig. 5, sommet de la tige vu de face, grossi ; fig. 6, autre
radiole, également du corallien supérieur de la Rochelle et de ma
collection ; fig. 7, vase de la tige et bouton grossis ; fig. 8,
facette articulaire grossie.
Extrait planches
319, 320 et 321
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Acrocidaris
nobilis
Agassiz, 1840,
Kimmeridgien inférieur, Charente Maritime, 38mm |
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