Pseudodiadematidae

Pomel, 1883, p.100

Genre type : Pseudodiadema, Mc Coy, 1848, p.412

Description succincte de la famille :  Test aplati. Plaques ambulacraires composées de type "diadématoïde". Plaques interambulacraires portant un ou plusieurs grands tubercules primaires (dans le second cas, ils sont arrangés verticalement). Radioles cylindriques, striés longitudinalement, normalement sans collier.

 

 


 

Genre Pseudodiadema  dESOR, 1854

Synopsis des échinides fossiles, p.63

Espèce type  Cidarites pseudodiadema Lamarck,1816 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bajocien - Oxfordien

Syn.

  • Stereopyga Pomel, 1883, p.102

 
 

diagnose originale du genre par Desor

Synopsis des échinides fossiles, p.63

 

Xe Genre. - PSEUDODIADEMA Desor nov. gen.

Tab. XII, fig. 1-3 et Tab. XIII, fig. 4.

     Oursins de moyenne et petite taille. Les tubercules ne sont plus inégaux, comme dans les genres précédents, mais d'égale grosseur sur les deux aires, d'ailleurs crénelés et perforés, tantôt ne formant que deux rangs, sans séries secondaires, tantôt disposés sur quatre et même six rangs dans les aires interambulacraires. Zones porifères simples.

     Radioles en forme d'épines lisses, bien que striés longitudinalement, lorsqu'on les examine à la loupe.

     Se rencontre depuis l'Oolithe inférieure jusqu'à la base des terrains tertiaires.

     Nota. Circonscrit comme il l'est ici, ce genre comprend un nombre considérable d'espèces fossiles, qui, dans le Catalogue raisonné, figurent sous le nom de Diadèmes, à côté des espèces vivantes de ce nom. Ces dernières sont en général de grands oursins doués d'une physionomie particulière que n'ont pas nos espèces fossiles. Mai ce qui distingue surtout nos Pseudodiadèmes des vrais Diadères, ce sont leurs épines qui sont lisses, tandis que celles de nos espèces vivantes sont verticillées (Tab. XIII). C'est sur la foi de ce dernier caractère que j'ai séparé les espèces fossiles des vivantes, sous le nom de Pseudodiadema, nom que Lamarck avait donné à la seule espèce fossile qu'il connût (notre Pseudodiadema hemisphaericum), en quelque sorte pour indiquer qu'il ne l'envisageait pas comme un vrai Diadème.

     Le genre Pseudodiadema ainsi délimité est très facile à caractériser. D'une part, des épines lisses, et de l'autre, des tubercules d'égales dimensions dans les deux aires ; voilà qui suffit pour le distinguer entre tous les Latistellés à tubercules crénelés et perforés, Il diffère de tous les genres qui précèdent par ses tubercules ambulacraires, qui ne le cèdent pas ou le cèdent à peine aux tubercules interambulacraires. Il diffère du genre Diademoides par la disposition de ses tubercules interambulacraires, des vrais Diadèmes par ses baguettes, et des Diplopodes par ses zones porifères simples.

     Malgré les réductions qu'il a subies, ce genre n'en compte pas moins encore un nombre considérable d'espèces, qu'on pourrait même au besoin subdiviser en deux groupes, ceux qui n'ont que deux rangées principales de tubercules dans les aires interambulacraires, dont le type est le P. mamilatum, et ceux qui en ont quatre et au-delà (P. hemisphaericum).

Planches XII & XIII (extraits) d'après Desor

 

   
 
 

Pseudodiadema pseudodiadema (Lamarck,1816)

 
 

Description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains jurassiques, tome X, 2ème partie, p.330

 

N° 362. - Pseudodiadema pseudodiadema (Lamarck),

Cotteau, 1882.

Pl. 353, 354 et 355.

     Espèce de grande taille, large, circulaire, subhémisphérique, légèrement déprimée en dessus, presque plane en dessous. Zones porifères droites, à fleur de test, formées de pores simples, rapprochés les uns des autres, séparés par un petit renflement granuliforme, disposés par paires serrées et horizontales, plus obliques vers l'ambitus et à la face inférieure, se multipliant d'une manière très apparente autour du péristome. Aires ambulacraires assez larges, garnies de deux rangées très régulières de tubercules saillants, perforés, finement crénelés, serrés, scrobiculés, diminuant graduellement de volume au fur à mesure qu'ils se rapprochent du sommet et du péristome, au nombre de vingt et un à vingt-deux dans l'exemplaire bien développé que nous décrivons. Vers l'ambitus et à la face inférieure, les scrobicules se touchent et se confondent par la base ; ils s'espacent à la face supérieure et sont séparés par des granules plus ou moins abondants. Tubercules secondaires crénelés, perforés, finement mamelonnés, formant une série subsinueuse et assez régulière, au milieu des tubercules principaux. Granules abondants, très inégaux : les plus fins se groupent en cercles autour des tubercules principaux ou secondaires ; les plus gros, épars, quelquefois crénelés, perforés et mamelonnés, tendent à se confondre avec les plus petits des tubercules secondaires. Aires interambulacraires larges, munies de deux rangées de tubercules de même nature que ceux qui couvrent les aires ambulacraires, mais plus développés, plus espacés, plus fortement scrobiculés, au nombre de quatorze par série. Tubercules secondaires abondants, inégaux et irrégulièrement disposés, formant ordinairement six rangées, deux externes, de chaque côté des tubercules principaux, et deux au milieu. Ce nombre, du reste, varie suivant la taille des individus : on en compte quatre chez les jeunes, et quelques fois huit chez les plus grands exemplaires ; elles disparaissent toutes graduellement avant d'arriver au sommet. Granules intermédiaires plus ou moins abondants, très inégaux, groupés en cercles ou en demi-cercles autour des tubercules principaux et secondaires. Comme dans les aires ambulacraires, les plus gros de ces granules, perforés et mamelonnés, tendent à se confondre avec les petits tubercules secondaires. Péristome grand, à fleur de test subdécagonal, marqué d'entailles très profondes et relevées sur les bords. Périprocte irrégulièrement arrondi. Appareil apical solide, presque toujours conservé, subpentagonal, granuleux ; plaques génitales anguleuses, largement perforées à peu près au milieu de leur étendue, inégales, la plaque madréporiforme toujours plus grande et plus saillante que les autres ; plaques ocellaires triangulaires, intercalées à l'angle externe des plaques génitales. Les radioles, suivant M. de Loriol, sont allongés, grêles, aciculés à leur extrémité, cylindriques, finement striés. La collerette paraît nulle. Le bouton est bien développé, l'anneau saillant, strié.

     Dans un exemplaire recueilli à Bénerville (Calvados) et appartenant à M. Schlumberger, l'appareil masticatoire est parfaitement conservé ; nous en avons donné dans nos Echinides nouveaux ou peu connus, une description minutieuse et détaillée sur laquelle il nous paraît inutile de revenir ici ; bornons-nous à dire que cet appareil, dans les pièces que nous avons pu étudier, présente de notables différences avec l'appareil de quelques genres voisins et notamment du genre Diadema que M. Desor a séparé avec beaucoup de raison des Pseudodiadema.

     Il n'est pas rare de rencontrer dans les calcaires à chailles de Druyes (Yonne), le moule intérieur siliceux du P. pseudodiadema ; il se distingue à se forme circulaire, renflée en dessus, presque plane en dessous, à ses pores simples, à ses aires ambulacraires larges, à ses aires interambulacraires marquées d'une double rangée de protubérances saillantes correspondant aux tubercules principaux, à son péristome de grande taille et muni de fortes entailles.

     Hauteur, 29 millimètres ; diamètre, 53 millimètres.

     Individu de taille moyenne et plus déprimé : hauteur, 20 millimètres ; diamètre, 40 millimètres.

     Individu jeune : hauteur 12 millimètres ; diamètre, 25 millimètres.

     Cette espèce varie dans sa forme plus ou moins renflée, quelquefois subconique ; elle varie aussi dans le nombre et le développement de ses tubercules principaux et secondaires. Nous rapportons au P. pseudodiadema un individu de petite taille recueilli par M. Peron aux environs de Puiseux ; il diffère du type par ses tubercules interambulacraires beaucoup plus gros et le nombre très restreint de ses tubercules secondaires ; cependant il ne nous a pas paru possible de l'en séparer. L'appareil apical éprouve également quelques modifications : le plus souvent aucune des plaques ocellaires ne touche le périprocte ; quelquefois la postérieure de gauche ou celle de droite y aboutit directement.

 

     Rapports et différences. - Le P. pseudodiadema est l'une des espèces les plus belles et les plus abondantes du genre Pseudodiadema ; il sera toujours facilement reconnaissable à sa grande taille, à son ambitus circulaire, à la grosseur de ses tubercules secondaires, aux profondes entailles de son péristome. L'espèce dont il se rapproche le plus est le P. orbignyanum ; il s'en éloigne par sa taille plus forte, par ses tubercules interambulacraires principaux plus développés, par ses tubercules secondaires plus inégaux, plus irréguliers et bien moins nombreux.

     Histoire. - Cette espèce, mentionnée pour la première fois par Lamarck, en 1816, sous le nom de Cidarites pseudodiadema, a été placée, en 1835, par Agassiz dans le genre Diadema et a reçu successivement des auteurs les noms d'hemisphaericum, de transversum, de Lamarcki, de Flamandi. En 1856, M. Desor, dans les Synopsis des Echinides fossiles, a fait de cette espèce un des types de son genre Pseudodiadema, et lui a conservé le nom d'hemisphaericum que presque tous les auteurs ont adopté depuis.

     La loi de priorité nous fait un devoir de revenir au nom spécifique de pseudodiadema donné par Lamarck, en 1816, tout en regrettant qu'il soit identique au nom de genre choisi par M. Desor.

     Localités. - Chatel-Censoir, Merry-sur-Yonne, Crain, Druyes (Yonne) ; Is-sur-Tille, Sélongey (Côte-d'Or) ; Champlitte (Haute-Saône) ; Saint-Mihiel, Commercy, Damvillers (Meuse) ; environs de Besançon (Doubs) ; Viel-Saint-Remy, Puisieux, Novion, Signy-le-Grand (Ardennes) ; Bénerville, Trouville (Calvados) ; Ecommoy (Sarthe). Assez commun. Etage corallien inférieur. - Tonnerre (Yonne) ; Theuley-ls-Vars (Haute-Saône) ; Nans-sous-Sainte-Anne (Doubs) ; Valfin (Jura) ; Brucdale, Hourecq (Pas-de-Calais) ; La Rochelle (Charente-Inférieure). Assez commun. Etage corallien supérieur (séquanien).

     Ecole des Mines de Paris, Muséum de Paris (collection d'Orbigny), Musée de Dijon, de La Rochelle, d'Auxerre, collection Perron, Schlumberger, Marion, Pellat, Peron, Gauthier, Lambert, ma collection.

     Localités autres que la France. - Combe-aux-Loups (Jura bernois) ; Klein Lützel (Soleure) ; Kilchberg, Zeglingen (Bâle). Terrain à chailles. ( Saint-Sulpice, La Baume près le Locle (Neuchâtel) ; Sainte-Croix (Vaud) ; Hobel (Soleure) ; Angoulat, Soyhieres (Jura bernois). Etage séquanien (Suisse). - Hoheneggelsen (Hanovre) ; Calne, Malton (Angleterre).

     Explication des figures. - Pl. 353, fig. 1, P. pseudodiadema, du corallien inférieur de Bénerville, de la collection de M. Schlumberger, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3 , face inférieure montrant l'appareil masticatoire ; fig. 4, sommet de l'aire ambulacraire grossi ; fig. 5, tubercule interambulacraire, vu de profil, grossi ; fig. 6, appareil apical grossi. - Pl. 354, fig. 1, P. pseudodiadema, variété à tubercules très gros, du corallien de Puisieux, de la collection de M. Peron, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4 partie supérieure de l'aire ambulacraire grossie ; fig. 5, partie inférieure de l'aire ambulacraire grossie ; fig. 6, plaque interambulacraire grossie ; fig. 7, autre exemplaire, du corallien inférieur de Puisieux, de ma collection, vu de côté ; fig. 8, face supérieure ; fig. 9, appareil apical pris sur un exemplaire du corallien inférieur de Trouville, de la collection de M. Schlumberger, grossi, la plaque ocellaire postérieure de droite aboutit sur le périprocte ; fig. 10, moule intérieur siliceux, du corallien inférieur (calcaire à chailles), de ma collection, vu de côté. - Pl. 355, fig. 1, P. pseudodiadema, plusieurs individus jeunes associés dans le même fragment de roche, du corallien supérieur de Tonnerre, de ma collection ; fig. 2, partie supérieure de l'aire ambulacraire grossie ; fig. 3, partie inférieure de l'aire ambulacraire grossie ; fig. 4, plaques interambulacraires grossies ; fig. 5, appareil apical grossi, aucune des plaques ocellaires n'aboutit directement sur le périprocte.

Extrait planches 353, 354, 355

 

 
 

Pseudodiadema pseudodiadema (Lamarck,1816), Oxfordien supérieur, France, Meuse, 55 mm

 
 
 
 

Pseudodiadema peroni Cotteau

 
 

Diagnose originale de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains jurassiques, tome X, 2ème partie, p.262

 

N° 338. - Pseudodiadema Peroni, Cotteau, 1881.

Pl. 330, fig. 10-14.

     Espèce de taille moyenne, circulaire, médiocrement renflée en dessus, presque plane en dessous. Zones porifères formées de pores simples, arrondis, rapprochés les uns des autres, séparés par une mince cloison granuliforme, disposés par paires obliques, se multipliant un peu autour du péristome. Aires ambulacraires très étroites à la partie supérieure, s'élargissant vers l'ambitus et se rétrécissant de nouveau aux approches du péristome, garnies de deux rangées de tubercules peu développés, espacés, crénelés, perforés et très finement mamelonnés, au nombre de douze par série, diminuant sensiblement de volume à la face supérieure. Granules intermédiaires inégaux, épars, peu abondants, se prolongeant entre les tubercules et occupant çà et là le milieu des aires ambulacraires. Aires interambulacraires pourvues de deux rangées principales de tubercules de même nature que ceux qui recouvrent les aires ambulacraires, mais beaucoup plus gros, plus saillants, plus largement scrobiculés, surtout à l'ambitus et à la face supérieure, au nombre de dix par série. Tubercules secondaires plus petits, également crénelés, perforés et finement mamelonnés, se montrant au milieu des deux rangées principales et sur le bord des aires interambulacraires, près des zones porifères, mais peu abondants, s'atténuant et disparaissant avant d'arriver au sommet ; les plus développés se trouvent au milieu de la zone miliaire et affectent une disposition alterne. Zone miliaire assez large, un peu nue et déprimée au sommet. Granules peu abondants, inégaux, tendant à se confondre avec les petits tubercules secondaires qui les accompagnent, diminuant de volume et disparaissant à la face inférieure. Péristome peu étendu, à fleur de test, subcirculaire, marqué de légères entailles. Appareil apical étroit, pentagonal, onduleux, à en juger par la place qu'il occupait.

     Hauteur, 9 millimètres ; diamètre, 20 millimètres.

 

 

     Rapports et différences. - Cette espèce se distingue assez nettement de ses congénères ; elle sera toujours facilement reconnaissable à ses aires ambulacraires étroites vers le sommet et garnies, dans toute leur étendue, de tubercules peu développés, faisant contraste avec les tubercules bien plus largement scrobiculés des aires interambulacraires, à ses tubercules secondaires apparents surtout au milieu des deux rangées principales, à son péristome de petite dimension et faiblement entaillé.

     Cette espèce, par se forme générale et le développement de ses tubercules interambulacraires, rappelle les individus jeunes du P. Pseudodiadema ; elle en diffère par sa forme moins élevée, par ses tubercules principaux et secondaires moins nombreux.

     Localité. - Le Puget de Cuers (Var). Très rare. Etage bathonien.

     Musée d'histoire naturelle de Paris (Coll. d'Orbigny), colleciton Peron.

     Explication des figures. - Pl. 330, fig. 10, P. Peroni, de la collection de M. Peron, vu de côté ; fig. 11, face supérieure ; fig. 12, face inférieure ; fig. 13, aire ambulacraire grossie ; fig. 14, aire interambulacraire grossie.

Extrait planche 330

   

 

 
 

Pseudodiadema peroni Cotteau, Bathonien, Maroc, 39mm

 
 

Pseudodiadema peroni Cotteau, Bathonien, Maroc, 38mm

 
 
 

Pseudodiadema peroni Cotteau, Bajocien, Maroc, 39 mm

 
 
 
 

Pseudodiadema seguini LAMBERT,1900

 
 

Diagnose originale de l'espèce par Lambert

Note sur les échinides de la faune  coralligène du Vésulien de Saint Gaultier (Indre) recueillis par M. E. Benoist, in BSGF, p.486

 

     6. Pseudodiadema Seguini Lambert (Pl. VIII, fig. 8-10). - Espèce de moyenne taille, subhémisphérique (diam. 42 mill., haut. 25) subpentagonale, plus ou moins subconique en dessus, parfois un peu déprimée vers l'apex (1), rappelant tout-à-fait la forme et la disposition générale du P. pseudodiadema Lamarck (Cidarites) du Rauracien, à ce point qu'il me paraît superflu d'en donner une description détaillée. L'espèce de Saint-Gaultier diffère cependant de celle du Rauracien par sa forme moins circulaire, plus renflée en dessus, ses tubercules secondaires interambulacraires relativement plus développés, dont les internes plus resserrés forment au-dessus de l'ambitus une série alterne plus apparente. Ces tubercules sont moins entremêlés de gros granules et entourés de granules miliaires plus fins. Ce caractère est évidemment de peu d'importance, il suffit toutefois pour imprimer aux individus du Vésulien de Saint Gaultier une physionomie particulière. On peut même ajouter que des différences analogues peuvent s'observer entre la grande variété à petits tubercules de P. pseudodiadema de Trouville et les individus de Coulanges-sur-Yonne.

     Le type du P. pseudodiadema Lamarck n'étant pas connu, j'estime que l'on doit prendre par tradition pour néotype de l'espèce le premier individu complètement décrit et figuré sous ce nom, c'est-à-dire celui du canton de Neuchâtel, figuré en 1840 par Agassiz (Echin. Suisses, pl. XVII, fig. 49, 53). On voit de suite en examinant ces figures, combien dans cette espèce l'espèce laissé aux tubercules secondaires internes est plus large que chez l'espèce du Bathonien de l'Indre. Cette différence, également très frappante quand on compare les individus de cette dernière localité avec ceux du P. pseudodiadema du Séquanien de Tonnerre ou du Rauracien de Trouville, est moins apparente lorsqu'on les compare avec ceux du Rauracien de Coulanges-sur-Yonne (Ech. foss. de l'Yonne, 1, pl. 16, fig. 5,8) ; elle subsiste cependant, ainsi que je puis m'en assurer par l'examen d'un bon individu de Coulanges ; elle saute aux yeux quand on compare le Pseudodiadema de Saint-Germain avec le P. pseudodiadema du Rauracien anglais (Wright : pl. XII, fig. 1, Salter

 

: Dec. V, pl. II. - Wright : Monog. pl. VIII, fig. I) avec celui de la Sarthe (Cotteau : pl. XXII, fig. 1), celui du Jura bernois (Lethea brunt., pl. 47, fig. 8), ceux de Normandie et des Ardennes (Pal. franc. jurass. X, 2e, pl. 353 et 354) et dans ces conditions je me crois autorisé à distinguer sous un nom particulier la forme bathonienne que j'ai sous les yeux.

     Lorsque l'apex manque, on ne saurait confondre le P. Seguini avec l'Acrocidaris striata Agassiz, dont les majeures ambulacraires sont également oligopores, puisque ce dernier est complètement dépourvu de tubercules secondaires.

     P. Seguini, qui apparaît comme la souche de P. pseudodiadema, se place avec lui parmi les espèces typiques du genre.

     Saint-Gaultier, couche n° 4, A.

(1) Les dimensions deviennent alors : diam. 38 mill. et haut. 20.

Extrait planche VIII

   

 

 
 

Pseudodiadema seguini LAMBERT,1900, Bathonien, Maroc, 44 mm

 
 
 
 

Pseudodiadema seguini LAMBERT,1900, Bathonien, Ait Atman, Errachidia, Haut-Atlas, Maroc, 40 mm

 
 
 
 

Pseudodiadema tenue (Agassiz,1840)

 
 

Description par Cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, échinides réguliers, 2, p.471

 

N° 2487. Pseudodiadema tenue, Desor, 1856

(Agass., 1840).

Pl. 1113, fig. 1-11.

   

     Espèce de taille moyenne, sub-circulaire, pentagonale, à peu près également déprimée en dessus et en dessous. Zones porifères à fleur du test, onduleuses, composées de pores simples, arrondis, rapprochés les uns des autres, offrant, aux approches du péristome, une tendance à se multiplier. La suture des plaques porifères se prolonge à la base des tubercules, et leur donne, notamment vers l'ambitus, cet aspect rayonné qui est propre aux Acrocidaris et à quelques espèces de Cyphosoma. Aires ambulacraires légèrement renflées, larges, munies de deux rangées de tubercules fortement crénelés, surmontés d'un mamelon finement perforé, scrobiculés, très-espacés, alternes, au nombre de neuf à dix par série, diminuant de volume aux approches du sommet et du péristome. Ces tubercules sont accompagnés de granules délicats, inégaux, quelquefois mamelonnés, plus ou moins abondants, et qui remplissent l'espace laissé libre par les scrobicules. Aires inter-ambulacraires à peine un tiers plus grandes que les ambulacres, garnies de deux rangées de tubercules identiques par leur structure à ceux qui recouvrent les ambulacres, mais plus gros surtout vers l'ambitus et à la face supérieure, au nombre de huit à neuf par série. Tubercules secondaires, petits, inégaux, visiblement crénelés et perforés, formant, sur le bord des zones porifères, une rangée irrégulière qui ne s'élève pas au-dessus de l'ambitus. Zone miliaire large, nue et déprimée à la face supérieure, plus étroite et plus granuleuse au fur et à mesure qu'elle s'approche de la région infra-marginale. Granules intermédiaires abondants, épars, homogènes, disposés autour des tubercules en cercles assez réguliers, et affectant alors, sur certaines parties du test, une forme elliptique. Péristome de petite taille, légèrement enfoncé, sub-circulaire, marqué d'entailles peu apparentes ; les bords ambulacraires un peu plus étendus que ceux qui correspondent aux interambulacres. Appareil apicial très-grand, anguleux, un peu allongé, sub-pentagonal d'après l'empreinte qu'il a laissée.

     Hauteur, 10 millimètres ; diamètre, 21 millimètres.

     Individu jeune : hauteur, 6 millimètres ; diamètre, 16 millimètres.

     L'âge apporte quelques modifications aux caractères que présente cette espèce. Chez les individus jeunes, l'ambitus est moins sensiblement pentagonal, la face supérieure un peu moins déprimée, les tubercules ambulacraires et interambulacraires moins gros et plus serrés. Nous avons fait figurer un exemplaire très-petit provenant du Mans (Sarthe) : sa hauteur est de 3 millimètres et son diamètre de 9 ; malgré son aspect plus tuberculeux, il appartient certainement à la même espèce.

     Rapports et différences. - Le P. tenue sera toujours facilement reconnaissable à ses zones porifères sub-onduleuses, à ses tubercules ambulacraires espacés, alternes, marqués à leur base de sutures rayonnantes, à ses tubercules inter-ambulacraires assez gros, peu abondants, entourés de granules fins, délicats, homogènes, sub-elliptiques autour des scrobicules, à ses tubercules secondaires relégués sur le bord des zones porifères.

 

     Le P. Bonei (Diadema, Forbes), nous a paru devoir lui être réuni. Nous avons sous les yeux des exemplaires de l'étage cénomanien de Warminster qui nous ont été envoyé par M. Forbes lui-même ; ils présentent, dans leurs caractères essentiels, dans la disposition de leurs tubercules principaux et secondaires, dans la structure des zones porifères, dans la grandeur de leur appareil apicial et de leur péristome, une étroite ressemblance avec les échantillons que nous venons de décrire. S'ils en diffèrent un peu, c'est par leur forme générale, leurs tubercules souvent plus développés et surmontés d'un mamelon plus large, les granules moins abondants et plus inégaux qui accompagnent les tubercules : mais ces différences sont loin d'être constantes : dans quelques exemplaires elles s'atténuent et disparaissent, et nous ne pensons pas que les deux espèces puissent être maintenues dans la méthode.

     Localités. - Villers-sur-Mer, Saint-Jouin (Calvados) ; Le Havre (cap. La Hève), Fécamp, Orcher, Rouen (Montagne Sainte-Catherine) (Seine-Inférieure) ; les Fourneaux (Eure) ; Condé-sur-Huine, La Perrière (Orne) ; Théligny, Nogent-le-Bernard, Le Mans (Sarthe). Assez commun. Etage cénomancien (sic), zone du Scaphites aequalis.

     Ecole des mines (Coll. Michelin) ; Coll. de la Sorbonne, Triger, Sorignet, Renevier, Guillier, ma collection.

     Explication des figures. - Pl. 1113, D. tenue, individu de grande taille, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, face sup. ; fig. 3, face inf. ; fig. 4, aire ambul. grossie ; fig. 5, aire inter-amb. grossie ; fig. 6, plaque inter-ambul. grossie ; fig. 7, indiv. plus jeune de La Perrière, de ma collection, vu de côté ; fig. 8, face sup. ; fig. 9, face inf. ; fig. 10, indiv. très-jeune, du Mans, de la collect. de M. Triger, vu de côté ; fig. 11, face sup.

Extrait planche 1113

 

   

 

 
 

Pseudodiadema tenue (Agassiz,1840), Valanginien, Valence, Espagne, 11 mm

 
 
 

 

Genre Acrocidaris  Agassiz, 1838

Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, des Salénies, p.4

Espèce type  Acrocidaris nobilis Agassiz,1840 (désignation subséquente de Lambert & Thiery, 1914, p.191)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bathonien - Valanginien

 
 

diagnose originale du genre par Agassiz

Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, des Salénies, p.4

 

     Dans les collections de Paris, j'ai reconnu un genre tout nouveau, voisin des Cidaris, que j'appellerai Acrocidaris, et dont les piquans me sont également connus ; ils ressemblent à ceux de l'Echinometra mammillata.

 

description du genre par Cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.398

 

2e Genre. ACROCIDARIS, Agassiz, 1840.

     Test de taille moyenne, circulaire, médiocrement renflé, sub-hémisphérique, presque plan en dessous. Pores simples, formant des zones onduleuses sur le bord des ambulacres, se multipliant près du péristome. Aires ambulacraires droites, s'élargissant vers l'ambitus, garnies dans toute leur étendue, de tubercules crénelés et perforés, gros et saillants, presque aussi développés que ceux qui remplissent les aires inter-ambulacraires ; le plus souvent la base de ces tubercules, surtout du côté des zones porifères, est marquée de sillons irréguliers correspondant à la suture des plaques. Tubercules inter-ambulacraires formant deux rangées dans chacune des aires, très-gros, crénelés, perforés, fortement mamelonnés, entourés de scrobicules saillants, subelliptiques, en général contigus par leur base et laissant à peine de place à quelques granules intermédiaires et inégaux. Tubercules secondaires nuls. Péristome grand, sub-circulaire, marqué d'entailles très-prononcées. Périprocte irrégulièrement arrondi. Appareil apicial pentagonal, médiocrement développé, solide, présentant, sur chacune des plaques génitales paires, un tubercule mamelonné et perforé.

     Radioles allongés, robustes, sub-cylindriques, souvent tricarénés et un peu aplatis à leur extrémité, lisses en apparence, mais en réalité couverts de stries fines, serrées, longitudinales. Collerette nulle. Anneau saillant, strié comme la tige ; facette articulaire sub-elliptique, crénelée.

 

     Rapports et différences. - Le genre Acrocidaris, établi en 1840 par M. Agassiz, est parfaitement caractérisé par ses tubercules très-gros, saillants, à peu près également développés sur les aires ambulacraires et inter-ambulacraires, ses zones porifères sub-onduleuses, ses plaques génitales munies d'un tubercule perforé et mamelonné et ses radioles sub-carénés. Voisin des Hemicidaris et des Pseudodiadema, il se distingue des premiers par ses tubercules ambulacraires plus gros, s'élevant jusqu'au sommet et marqués de sillons à leur base, par ses pores plus onduleux et son appareil apicial pourvu de tubercules. Ce caractère, ainsi que la grosseur des tubercules, et l'absence de tubercules secondaires le séparent des Pseudodiadema dont il se rapproche du reste par sa forme générale, ses ambulacres droits et la disposition de ses tubercules. Le genre Acrocidaris offre, au premier aspect, plus de ressemblance encore avec les Acropeltis, Agassiz, qui se font également remarquer par leur appareil apicial muni de tubercules. Cependant ce dernier genre sera toujours reconnaissable à sa petite taille, et surtout à ses tubercules non crénelés et imperforés, caractère qui le place dans un groupe tout différent.

     Le genre Acrocidaris ne renferme qu'un petit nombre d'espèces ; il commence à se montrer dans les couches de l'oolite inférieure et disparaît avec les dernières assises de l'étage néocomien.

 

 
 

Acrocidaris nobilis Agassiz, 1840

 
 

N° 322. - Acrocidaris nobilis, Agassiz, 1840.

Pl. 319, 320 et 321, fig. 1-8.

     X. 2. (type de l'espèce) ; X. 3. (radioles) ; 9. 91. (variété formosa).

     Espèce de grande taille, circulaire, plus ou moins renflée en dessus, presque plane en dessous. Zones porifères onduleuses, formées de pores simples, arrondis, obliquement disposés, séparés par un petit renflement granuliforme, très fortement dédoublés autour du péristome. Aires ambulacraires subonduleuses, étroites au sommet, s'élargissant vers l'ambitus, garnies de deux rangées de tubercules assez gros, saillants, faiblement crénelés et perforés, fortement mamelonnés, marqués à la base de profonds sillons rayonnants, plus ou moins serrés, affectant quelquefois une disposition alterne, au nombre de neuf à douze par série, diminuant graduellement de volume en se rapprochant du péristome. Granules intermédiaires peu nombreux, inégaux, formant au milieu une rangée subsinueuse et se prolongeant ça et là entre les scrobicules. Des granules de même nature, mais plus petits, se montrent également dans les zones porifères surtout à la face inférieure, lorsque la zone s'élargit près du périprocte. Aires interambulacraire pourvues de deux rangées de tubercules saillants, fortement crénelés et mamelonnés, très gros vers l'ambitus, au nombre de huit à neuf par série, diminuant de volume aux approches du sommet et du péristome. Scrobicules elliptiques, se touchant par la base, entourés de demi-cercles de granules fins, délicats, plus ou moins abondants, paraissant quelquefois mamelonnés à la face inférieure ; les cercles scrobiculaires sont séparés des zones porifères par de petites verrues inégales, éparses. Zone miliaire nulle, occupée par la double rangée des granules scrobiculaires. Péristome très grand, subcirculaire, à fleur de test, muni de fortes entailles relevées sur les bords. Périprocte irrégulièrement arrondi. Appareil apical relativement étroit, solide, sub-pentagonal ; plaques génitales à peu près égales, munies chacune d'un gros tubercule perforé et fortement mamelonné, à l'exception de la plaque madréporiforme qui est saillante et finement spongieuse ; les pores génitaux s'ouvrent à l'extrémité externe des plaques ; plaques ocellaires petites, subtriangulaires, granuleuses, intercalées à l'angle externe des plaques génitales.

     Radioles allongés, épais, subcylindriques, munis de carènes tranchantes plus ou moins développées qui aboutissent au sommet et lui donnent un aspect tricaréné. La tige est partout recouverte de stries transversales, subonduleuses, à peine apparentes avec lesquelles se croisent des stries longitudinales très fines et très serrées. Dans les exemplaires bien conservés, la tige présente les traces, très vagues du reste, d'une ou deux larges bandes de couleur brune. Collerette tout à fait nulle. Bouton peu développé ; anneau saillant, strié ; facette articulaire fortement crénelée.

     Hauteur, 25 millimètres ; diamètre, 45 millimètres.

     Individu jeune : hauteur, 15 millimètres ; diamètre, 30 millimètres.

     Longueur du radiole, 43 millimètres ; épaisseur, 7 millimètres.

     La forme et la taille de cette espèce sont assez variables. Nos exemplaires de France et notamment ceux qu'on rencontre en assez grande abondance à la Rochelle sont en général plus petits que les échantillons provenant de Suisse ; les tubercules paraissent un peu moins gros et plus nombreux ; ils appartiennent cependant certainement au même type. Chez les individus jeunes, les tubercules ambulacraires sont relativement moins développés à la face supérieure. Aux approches du sommet, les tubercules ambulacraires et interambulacraires sont quelquefois presque lisses.

     Rapports et différences. - l'A. nobilis sera toujours facilement reconnaissable à ses zones porifères très onduleuses, à ses tubercules ambulacraires serrés, alternes, saillants, fortement mamelonnés, marqués à la base d'incisions profondes, à ses tubercules interambulacraires très largement développés vers l'ambitus, à ses radioles épais, subcylindriques, tricarénés au

 

sommet, marqués sur la tige de bandes brunes, larges et atténuées. Nous avons vu précédemment les caractères qui distinguent cette espèce de l'A. striata. Nous verrons plus loin les différences qui la séparent de notre A. censoriensis.

     Histoire. - C'est en 1840 qu'Agassiz a fait connaître pour la première fois cette espèce adoptée par tous les auteurs et qu'on peut considérer comme le type du genre Acrocidaris. Nous sommes d'accord avec MM. Desor et de Loriol pour lui réunir, à titre de variétés, les A. formosa et tuberosa, Agassiz, les A. ovalis, elongata et subformosa, Etallon.

     Localités. - Châtel-Censoir, Merry-sur-Yonne, Coulanges-sur-Yonne, Crain, Andryes, Druyes (Yonne) ; Crécy-sur-Tille (Côte-d'Or) ; Champlitte (Haute-Saône). Assez commun. Corallien inférieur. - La Rochelle (Charente-Inférieure) ; Preuilly (Indre-et-Loire) ; Lévier (Doubs) ; Djebel-Seba (Algérie). Assez commun. Etage corallien supérieur, séquanien. - Echaillon (Isère) ; puits de Rians (Var). Rare. Terrain jurassique supérieur.

     Ecole des mines de Paris, coll. de la Sorbonne, Musée de la Rochelle, Musée de Genève (coll. Martin), coll. Perron, Choffat, Gauthier, Lambert, Peron, ma collection.

     Localités autre que la France. - Hobel (Soleure) ; Saint-Sulpice, col des roches près le Locle (Neuchâtel) ; Sainte-Croix (Vaud) ; au-dessus de Villeret sur le mont Chasseral ; Moutiers, la Scheulte, Corceles (Jura bernois). Etage séquanien.

     Explication des figures. - Pl. 319, fig. 1, A. nobilis, du corallien inférieur de Crécy-sur-Tille, du Musée de Genève (collection Martin), vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, individu jeune, du corallien inférieur de Merry-sur-Yonne, de ma collection, vu de côté ; fig. 5, face supérieure ; fig. 6, face inférieure ; fig. 7, exemplaire de grande taille, du corallien supérieur de Preuilly, de la collection de l'Ecole des mines de Paris, vu de côté ; fig. 8, face supérieure ; fig. 9, radiole du corallien inférieur de Châtel-Censoir ; fig. 10, portion de la tige grossie. - Pl. 320, fig. 1, exemplaire du corallien supérieur de la Rochelle, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4 partie supérieure des aires ambulacraires, grossie ; fig. 5, partie inférieure des aires ambulacraires, grossie ; fig. 6, plaque interambulacraire grossie ; fig. 7, tubercule interambulacraire vu de profil, grossi ; fig. 8, appareil apical grossi. - Pl. 321, fig. 1, exemplaire du corallien supérieur d'Echaillon, de la collection de l'Ecole des mines de Paris, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, radiole, du corallien supérieur de la Rochelle, montrant des traces de coloration, de ma collection ; fig. 4, portion de la tige grossie ; fig. 5, sommet de la tige vu de face, grossi ; fig. 6, autre radiole, également du corallien supérieur de la Rochelle et de ma collection ; fig. 7, vase de la tige et bouton grossis ; fig. 8, facette articulaire grossie.

Extrait planches 319, 320 et 321

 

 
 

Acrocidaris nobilis Agassiz, 1840, Kimmeridgien inférieur, Charente Maritime, 38mm

 
 
 
 

Acrocidaris nobilis Agassiz, 1840, Kimmeridgien inférieur, Angoulins sur Mer, Charente Maritime, 38mm

 
 
 
 

Acrocidaris striata (Agassiz, 1840)

   
 

diagnose originale de l'espèce par Agassiz, 1840

Casalogus systematicus ectyporum echinodermatum fossilium musei neocomensis, secundum ordinem zoologicum dispositus, p.9

 
   
 

description de l'espèce par Cotteau,

Paléontologie française, terrains jurassiques, t.X, deuxièrme partie, échinides réguliers, p.215

 

N° 321. — Acrocidaris striata, Agassiz, 1840.
PI. 318

   

Moule en plâtre, X. 4.

 

Espèce de grande taille, circulaire, renflée, subconique en dessus, presque plane en dessous. Zones porifères subonduleuses, formées de pores simples, arrondis, rapprochés les uns des autres, se multipliant d'une manière apparente autour du péristome . Aires ambulacraires un peu renflées, très étroites surtout à la partie supérieure, garnies de deux rangées de tubercules saillants, fortement crénelés, mamelonnés et perforés, scrobiculés, au nombre de treize à quatorze par série, augmentant un peu de volume vers l'ambitus, occupant l'aire ambulacraire tout entière, laissant à peine la place à quelques granules intermédiaires qui forment au milieu une rangée sinueuse et irrégulière. Aires interambulacraires larges, pourvues de deux rangées dé tubercules saillants, fortement crénelés et mamelonnés, elliptiques, beaucoup plus gros et plus largement scrobiculés que ceux qui occupent les aires ambulacraires, moins nombreux, plus espacés, au nombre de neuf à dix par série. Les scrobiculei se touchent par la base et présentent à droite et à gauche, des demi-cercles souvent incomplets de granules espacés, mamelonnés, inégaux, auxquels . se mêlent çà et, là de petites verrues. Les cercles scrobiculaires touchent les zones porifères et la zone miliaire est nulle. Péristome très grand, subcirculaire, à fleur de test, muni de fortes entailles relevées sur les bords. L'appareil apical fait défaut dans l'exemplaire que nous avons sous les yeux.

Radioles allongés, prismatiques, subtriangulaires, munis le plus souvent d'une double carène, lisses en apparence, marqués de stries longitudinales fines et délicates, visibles seulement à la loupe et de quelques côtes atténuées, à peine prononcées, faisant saillie au sommet de la tige qui est tronquée. Collerette nulle. Bouton peu déve­loppé ; anneau saillant, aplati, couvert de stries très  accusées et se prolongeant sur le boulon ; facette articulaire finement crénelée.

Hauteur, 37 millimètres; diamètre, 48 millimètres. Longueur d'un radiole, 42 millimètres; épaisseur, 4 millimètres.

 

 

rapports et différences. - Cette espèce dans sa taille, dans sa forme générale, présente quelque ressemblance avec l'A. nobilis de l'étage corallien ; elle s'en distingue certainement par sa forme plus conique, par ses zones porifères moins onduleuses, par ses aires ambulacraires plus étroites, garnies de tubercules plus petits, plus serrés surtout vers l'ambitus et offrant une différence plus sensible -avec les tubercules interambulacraires ; elle s'en éloigne également par ses radioles plus allongés et plus grêles. Ce sont deux types bien tranchés dont le gisement et les caractères sont tout différents, et c'est à tort que M. Desor, dans le Synopsis, parait disposé à les réunir.

 

localités. — Langrune, Ranville (Calvados). Très rare. "Étage bathonien.

Collection Deslongchamps, Bucaille, ma collection. Radioles : École des mines de Paris, coll. de la Sorbonne, Gauthier, Lambert.

 

explication des figures. Pl. 318, fig. 1, A. striata, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, tubercule interambulacraire grossi, vu de profil ; fig. 5, radiole ; fig. 6, portion de la tige ;grossie ; fig. 7, sommet de la tige vu de face, grossi ; fig. 8, autre radiole ; fig. 9, base de la tige et bouton grossis ; fig. 10, facette articulaire vue de face, grossie ; fig. 11, autre radiole.

  

Extrait planche 318

   

 

 
  Acrocidaris striata (Agassiz, 1840), Saint aubin sur Mer, Calvados, Caillasse de la Basse Ecarde, Bathonien supérieur, 51 mm  
 
 

 

 

Genre Hessotiara  Pomel, 1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.97

Espèce type  Diadema florescens Agassiz,1840 (monotypie)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bathonien - Oxfordien

 
 

diagnose originale du genre par Pomel, 1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.97

 

     Hessotiara. Apex solide, persistant, granulé, à génitales subégales, perforées auprès du sommet, les ocellaires en dehors. Zones porifères subbigéminées en haut, 4-5 géminées au pourtour et en dessous, unisériées, étalées sur la lèvre. Péristome grand, entaillé, à lèvres inégales. Tubercules ambulacraires en deux rangées, les inférieurs crénelés et perforés, passant brusquement au-dessus du pourtour à deux rangées rapprochées de gros granules contigus. Tubercules interambulacraires notablement plus gros, crénelés et perforés, en deux rangées rapprochées des bords, n'atteignant pas le sommet, pourvus de cercles scrobiculaires de granules gros, dont quelques-uns mamelonnés ne diffèrent pas des tubercules atrophiés du haut. Des granules épars dans une large zone miliaire. H. florescens (Ag. Diadema) est corallien.

 
 

Hessotiara florescens Agassiz, 1840

 
 

Description par Cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, échinides réguliers, 2, p.317

 

N° 358. — Pseudodiadema florescens (Agassiz),
de Loriol, 1881.
PI. 348 et p1. 349 fig. 3 et 4.

   

     Espèce de taille moyenne, circulaire, subhémisphérique en dessus, déprimée en dessous. Zones porifères droites, à fleur de test, composées de pores simples, disposés par paires écartées que séparent de petites cloisons saillantes, se multipliant un peu autour du péristome. Aires ambulacraires étroites surtout près du sommet, garnies de deux rangées de tubercules saillants, faiblement crénelés, surmontés d'un petit mamelon finement perforé, au nombre de sept à huit par série ; ces tubercules placés près des zones porifères ne dépassent pas l'ambitus et sont remplacés brusquement, à la face supérieure, par de gros granules irrégulièrement disposés; laissant souvent le milieu de l'aire ambulacraire presque lisse. L'espace intermédiaire entre les tubercules de l'ambitus et de la face inférieure est occupé par des granules inégaux, plus ou moins abondants, mais en général moins développés. Aires interambulacraires assez larges, pourvues de deux rangées de tubercules saillants, plus gros que ceux des aires ambulacraires, comme eux faiblement crénelés, mamelonnés et perforés, au nombre de huit à neuf par série ; ces tubercules le plus souvent s'atténuent près du sommet et disparaissent au milieu des granules qui les accompagnent. Granules intermédiaires relativement très développés, inégaux, quelquefois mamelonnés, groupés autour des tubercules et remplissant la zone miliaire, à l'exception de quelques espaces lisses qui se montrent vers la suture médiane. Péristome à fleur de test, circulaire, marqué d'entailles relevées sur les bords. Périprocte arrondi. Appareil apical épais, solide, assez grand, granuleux ; plaques génitales pentagonales, à peu près égales, perforées à une certaine distance du bord ; plaques ocellaires sub triangulaires, intercalées dans les angles externes des plaques génitales.

     Hauteur, 11 millimètres 1/2; diamètre, 23 millimètres;

     Nous rapportons au P. florescens un exemplaire rencontré dans le corallien inférieur de Merry-sur-Yonne, et qui diffère du type par ses tubercules interambulacraires s'élevant jusqu'au sommet ; les deux ou trois derniers diminuent un peu de volume, mais se distinguent parfaitement des granules qui les entourent ; les tubercules ambulacraires se prolongent également plus haut sur la face supérieure, sans atteindre cependant l'appareil apical. Le même exemplaire offre en outre quelques petits tubercules secondaires, aux approches du péristome. Malgré ces différences, cette variété offre bien la physionomie générale et les caractères essentiels du P. florescens dont on ne saurait la séparer.

     Nous réunissons à l'espèce qui nous occupe un exemplaire que M. Pellet a recueilli dans l'étage corallien de Brucdale (Pas-de-Calais) et qui nous a été communiqué trop tard pour qu'il puisse être figuré : ses tubercules ambulacraires et interambulacraires sont moins développés, plus nombreux et beaucoup plus serrés que dans le type, il présente en outre sur le bord externe des aires inter-ambulacraires, à la face inférieure et au milieu des rangées principales, quelques petits tubercules secondaires visiblement mamelonnés et qui paraissent faire complètement défaut dans le véritable P. florescens. La variété précédente sert pour ainsi dire de passage à celle-ci, et il ne nous a pas paru possible d'en faire une espèce distincte.

 

     RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. - Le P. florescens ne peut être confondu avec aucun de ses congénères; il sera toujours reconnaissable à sa forme hémisphérique, à ses . pores simples et écartés, à ses tubercules ambulacraires remplacés brusquement, au-dessus de l'ambitus, par de petits granules, à ses tubercules interambulacraires s'atténuant souvent, même disparaissant complètement sur la face supérieure, à la solidité de son appareil apical conservé dans tous les exemplaires que nous avons sous les yeux. Quelques-uns des caractères de cette espèce, notamment la disposition de ses tubercules ambulacraires, la rapprochent des Hemicidaris, cependant sa physionomie générale est bien celle des Pseudodiadema, et, comme l'a fait avant nous M. de Loriol, nous n'avons pas hésité à la maintenir dans ce dernier genre. Le P. Bonjouri, Étallon, doit être certainement réuni au P. floreseens ; nous avons sous les yeux plusieurs exemplaires de différentes tailles recueillis par M. Guirand, à Vallin, et qui ne laissent aucun doute à cet égard; il en est de même du P. Marcoui, exemplaire très jeune de l'espèce qui nous occupe.

     LOCALITÉS. — Merry-sur-Yonne, Crain, Coulanges-sur­Yonne (Yonne) ; Sélongey, Courchamps (Côte-d'Or) ; Champlitte, Chassigny, environs de Besançon (Haute-Saône) ; Winckel (chemin d'Oberlarg) (Haut-Rhin). Assez commun. Étage corallien inférieur. — Tonnerre, Thury (Yonne) ; Vertaut (Aube) ; La Rochelle (Charente-Inférieure) ; Val fin (Jura); Brucdale (Pas-de-Calais) ; Djebel Séba (Algérie). Rare. Étage corallien supérieur.

     Musée de Besançon, de La Rochelle, de Troyes, de Lyon (Coll. Guirand), collection Hébert, Perron, Marion, Lambert, Peron, Gauthier, ma collection.

     LOCALITÉS AUTRES QUE LA FRANCE. — Zwingen, Blauen, Graitery, Tanche pura bernois). Suisse. Étage dicératien, corallien supérieur.

EXPLICATION DES FIGURES. — PI. 348, fig. 1, P. florescens du corallien inférieur de Champlitte, de la collection de M. Marion ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, aire ambulacraire grossie ; fig. 5, aire interambulacraire grossie ; fig. 6, appareil apical grossi; fig. 7, individu très jeune, du corallien supérieur de Valfin, du Musée de Lyon, vu de côté; fig. 8, face supérieure ; fig. 9, face inférieure ; fig. 10, autre individu, variété à granules très rares, du corallien supérieur de La Rochelle, du Musée de La Rochelle, vu de côté ; fig. 11, face supérieure ; fig. 12, plaques ambulacraires et interambulacraires grossies. — Pl. 349, fig. 4, P. fiorescens, variété à tubercules interambulacraires se prolongeant jusqu'au sommet, du corallien inférieur de Merry-sur-Yonne, de ma collection, vu de côté ; fig. 5, face supérieure ; fig. 6, face inférieure; fig. 7, aire interambulacraire grossie.

Extrait planches 348 et 349

 

 

 
 

Hessotiara florescens Agassiz, 1840 - Kimmeridgien inférieur, Angoulins sur Mer, Charente Maritime, 14 mm