Pygaulidae

Lambert, 1905, p.13

Genre type : Pygaulus Agassiz in Agassiz & desor, 1847

Description succincte de la famille : système apical tetrabasal, 4 pores génitaux, situé en avant. Pétales larges, le III plus court que les autres. Périprocte infra-marginal, élargi. Bourrelets bien développés, phyllodes à doubles pores et pas de pores buccaux.

 

 


 

Genre Pygaulus  Agassiz, 1847

Catalogue raisonné des Echinides vivans et fossiles, p.158

Espèce type  Pygaulus desmoulinsii Agassiz, 1847  (désignation subséquente de Cotteau, 1869, p.124)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Crétacé inférieur

 
diagnose originale du genre par Agassiz in Ag. & Desor

Catalogue raisonné des Echinides vivans et fossiles, 1847, p.158

LXVIII. PYGAULUS Agass.

          Petits oursins renflés, plus ou moins cylindriques. Face inférieure pulvinée. Bouche centrale pentagonale plus ou moins oblique sans bourrelet et sans rosette buccale. Anus rostré ou subrostré. Diffère des Echinolampes par sa bouche oblique et son anus longitudinal.

 

Pygaulus subaequalis Agassiz, 1847

 
diagnose originale de l'espèce par Agassiz in Ag. & Desor

Catalogue raisonné des Echinides vivans et fossiles, 1847, p.159

subaequalis Agass. - M 100. - Cat. syst. p. 4 - Petite espèce large et déprimée, rappelant un peu la forme de certains Caratomus.

          Cr. inf. de Saintes (départ. de la Charente). - D'Orbigny, Mus. Paris (gal. géol.).

 

Pygaulus subaequalis Agassiz, 1847, Cénomanien, Charente Maritime, France, 25 mm

 

 
 

Genre Plagiochasma  Pomel, 1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.59

Espèce type  Nucleolites olfersii Agassiz, 1836  (désignation subséquente de Melville., 1952)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien - fini Paleocène

Syn.

  • Dochmostoma Duncan, 1891, p. 176 ; espèce type Nucleolites olfersii Agassiz, 1836, p. 133, synonyme objectif

  • Trematopygus d'Orbigny, 1857, p. 374 ; espèce type Nucleolites olfersii Agassiz, 1836, p. 133, synonyme objectif

  • Rhopostoma Cooke, 1959, p. 26 ; espèce type Anachytes cruciferum Morton, 1860, p. 245, synonyme subjectif plus récent

 

 
 
diagnose originale du genre par Pomel, 1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.59

 

     Plagiochasma. Formes générales de Clytopygus, mais le péristome est très oblique et angulairement elliptique. Le madréporide, quoique très prolongé à l'arrière, souvent même au delà des ocellaires postérieures, est bien moins élargi et moins prédominant dans l'apex. Ce sont des Trematopygus à ambulacres pourvus de pores extérieurs allongés dans chaque zone. Les espèces sont crétacées : E. Grasanus, Guilleri, Olfersii, Campicheanus, Scheuzeri, Faringdonensis.

 
 

Plagiochasma olfersii (Agassiz,1836)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Agassiz, 1836, p.133

Prodrome d'une monographie des radiaires ou échinodermes

 

III. nUCLEOLITES OLFERSII Agass.

Tab. 14, fig. 2 et 3.

Cette espèce me parait être entièrement nouvelle. Quoiqu'elle ressemble beaucoup à la précédente, elle en diffère cependant par quelques caractères bien tranchés; ainsi, sa forme est moins allongée et proportionnellement plus large, son bord antérieur se rétrécit moins sensiblement, son plus grand diamètre transversal n'est point vers l'extrémité des ambulacres postérieurs, mais entre ceux-ci et les pairs antérieurs; en sorte que sa forme présente un ovale plus régulier, tandis que le N. lacunosus présente un ovale qui va en se dilatant insensiblement en arrière. Le sommet dorsal est aussi en avant du milieu du diamètre longitudinal; mais il ne s'abaisse pas aussi insensiblement vers le bord postérieur, la dépression de la face supérieure ne devenant sensible de ce côté que depuis le bord supérieur du sillon profond dans lequel est situé l'anus. La bouche est placée vis-à-vis et un peu en arrière du sommet dorsal. Les ambulacres sont un peu plus larges que dans l'espèce précédente; les deux séries de doubles pores de chacun d'eux se rapprochent visiblement à quelque distance de la périphérie, et jusque-là les pores sont réunis par des stries transverses; plus loin, et jusqu'au pourtour de la bouche, ils s'éloignent de plus en plus les uns des autres et sont presque

 

imperceptibles au milieu des tubercules qui les entourent. Toute la surface du corps est couverte de petits tubercules à-peu-près égaux, excepté à quelque distance de la bouche où ils deviennent un peu plus gros; ils sont également entourés d'une aréole lisse, et l'intervalle qui sépare ces aréoles est couvert de tubercules microscopiques.

J'ai dédié cette espèce à M. le baron d'Olfers, à qui les sciences géologiques doivent de si intéressans travaux.

Extrait de la planche 14

   

 

 
description de l'espèce par d'Orbigny

Paléontologie française, terrains crétacés, oursins irréguliers, tome VI, p. 376

 

N° 2254. Trematopygus Olfersii, d'Orb., 1855.

Pl. 949

   

Par rapport à la longueur : largeur, 30 centièmes ; hauteur, 52 centièmes.

     Coquille peu renflée, ovale, rétrécie et arrondie en avant, élargie et comme pourvue d'un rostre tronqué en arrière, dont la hauteur a 52 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers postérieur. Dessus arrondi et convexe en avant, s'élevant ensuite en arc, jusqu'au sommet placé au tiers postérieur, en même temps la partie la plus convexe, et de ce point s'inclinant en pente presque droite jusqu'au pourtour postérieur. Le pourtour est arrondi, bien plus haut en avant qu'en arrière. Dessous concave, ondulé, marqué de cinq sillons creusés dont les plus profonds sont en avant et latéraux-postérieurs, tous séparés par une saillie des régions interambulacraires inférieures. Bouche oblique pentagonale déprimée obliquement, dont la grande pointe est à gauche en avant, placée au deux cinquièmes antérieurs. Anus allongé, acuminé à ses extrémités, placé loin du bord, à la partie supérieure d'un sillon étroit qui s'élargit près du bord postérieur. Ambulacres étroits, subpétaloïdes, rétrécis à la moitié de sa longueur, et se continuant sans interruption jusqu'à la bouche. Ils sont formés de zones étroites de pores légèrement inégaux ; ceux externes oblongs, ceux internes simples, conjugués par des granules. Tubercules petits et serrés partout.

     Observations. Nous avons sous les yeux un grand nombre d'individus et nous avons reconnu que l'espèce varie considérablement suivant l'âge. Les jeunes sont complètement ovales, ce n'est qu'au diamètre de 15 à 20 millimètres que la partie postérieure se prolonge en rostre, d'autant plus saillante que les individus sont plus vieux et plus grands. Le sillon se rétrécit aussi ches les adultes.

     Histoire. En 1836, M. Agassiz figure et décrit l'espèce jeune, sous le nom de Nucleolites Olfersii. En 1848, M. Gras donne sous le même nom une espèce bien distincte, que nous figurons plus loin, n° 2256, sous le nom de Trematopygus Grasanus. En divisant

 

le genre Echinobrissus (Nucleolites de Lamarck), nous plaçons l'espèce qui nous occupe dans notre genre Trematopygus, par suite de sa bouche oblique, allongée et de la forme de son anus. M. Agassiz la place dans son groupe des Nucleolites allongés et sans sillons. C'est à tort, car c'est l'une des espèces qui a le sillon le plus prononcé.

     Localité. Elle est propre à l'étage néocomien, et a été recueillie à Sainte-Croix, canton de Vaud (Suisse), par M. Campiche ; par M. Agassiz, dans le canton de Neuchâtel ; dans l'Hilsconglomerat de Wolfinbultel, par M. Roemer. En France, elle a été recueillie à Subligny, à Nozeroi (Jura), à Chassenuy (Haute-Marne), à Marolle, à Vandoeuvre (Aube) ; Leugny, à Fontenoy, à Saint-Sauveur, à Chenay, à Gy-L'évêque (Yonne), par MM. Agassiz, Marcou, Cotteau, d'Archiac et nous.

     Explication des figures. Pl. 949, fig. 1, grandeur naturelle d'un adulte ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, du côté de l'anus ; fig. 6, un jeune de grandeur naturelle ; fig. 7, appareil génital très-grossi ; fig. 8, une partie d'ambulacres plus grossie ; fig. 9, bouche et ses alentours plus grossis. De notre collection.

Extrait de la planche 949

   

 

 
 

Plagiochasma olfersii (Agassiz,1836), Aptien, Allepuz, Teruel, Espagne, 25 mm

 
 
 
 

Plagiochasma olfersii (Agassiz,1836), Aptien, Allepuz, Teruel, Espagne, 17 mm

 
 
 
 

Plagiochasma olfersii (Agassiz,1836), Aptien, Allepuz, Teruel, Espagne, 23 mm

 
 
 
 

Plagiochasma cruciferum (Morton,1830)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Morton, 1830

Synopsis of the Organic Remains of the Gerruginous Sand Formation of the United States, with Geological Remarks, p.245

 

          ananchytes.

   2. A. cruciferus. (S.G.M.) Oval ; less than an inch in length : apex subcentral : the two lines composing each of the five pair of ambulacra are parallel throughout ; there is no sulcus. I refer this fossil to ananchytes, although it does not in every respect agree with that genus. Communicated by Mr. T.R. Peale.

 

 
description de l'espèce par d'Orbigny

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.387

 

N°2262. Trematopygus crucifer, d'Orb., 1855.

Pl. 953, fig. 10, 11 ; pl. 963, fig. 1-5.

 

     Nous ne connaissons de cette espèce que les deux figures que nous donnons, empruntées à M. Morton, et les quelques lignes que cete auteur a publiées, qui ne peuvent nous éclairer suffisamment. Nous nous contentons donc de les reproduire. M. Agassiz y a rapporté un moule en silex, découvert par M. Desmoulins aux environs de Lanquais. Comme nous l'avons dit au T. ovalis, nous avons reconnu, dans ce moule, le Nucleolites ovalis de M. Agassiz, notre n° 2259, et non l'espèce de Morton, beaucoup plus large et moins longue. Nous la donnons donc comme espèce distincte, en attendant qu'elle soit mieux connue. D'après le moule en plâtre, que nous recevons à l'instant d'imprimer, et que nous figurons pl. 963, fig. 1-5, cette espèce se rapprocherait plus de notre T. oblongus que d'aucune autre.

 

     Localité. Des sables ferrugineux du New-Jersey aux Etats-Unis. D'après les autres fossiles, examinés par nous, nous avons rapporté ces terrains à notre étage sénonien.

     Explication des figures. Pl. 953, fig. 10, 11, copies des figures données par M. Morton. Pl. 963, fig. 1, grandeur naturelle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, du côté de l'anus.

Extrait pl.953 & 963

 

 

 
 

Plagiochasma cruciferum (Morton,1830) - Paléocène, Suwannee, Alabama, U.S.A., 18 mm

 
 
 

 

Genre Pygorhynchus  Agassiz, 1839

Description des échinodermes fossiles de la Suisse ; première partie, spatangoides et clypéastroides, p.53

Espèce type  Catopygus obovatus Agassiz, 1836  (désignation subséquente de Lambert., 1898)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien - Albien

Syn.

  • Botriopygus d'Orbigny, 1856, p. 344 ; espèce type Catopygus obovatus Agassiz, 1836, p. 136

 

 
 
diagnose originale du genre
Description des échinodermes fossiles de la Suisse ; première partie, spatangoides et clypéastroides, p.53

9e Genre. PYGORHYNCHUS Ag.

Syn. Nucleolites, Auct.

          Nous avons vu, en parlant des Nucleolites, que le nouveau genre Pygorhynchus se compose d'espèces que les auteurs rangent, soit dans le genre Echinolampas, soit dans les genres Nucleolites ou Catopygus. Il importe donc d'en bien préciser les caractères afin de ne pas courir le risque de le confondre avec l'un ou l'autre de ces trois types. Ce sont des oursins de forme oblongue et plus ou moins renflée. La bouche s'ouvre au centre de la face inférieure ; elle est allongée transversalement et entourée de cinq bourrelets saillants et d'une rosette très distincte, formée par les extrémités des ambulacres, dont les pores, après avoir disparu au voisinage de la périphérie, redeviennent ici très apparens. L'ouverture anale est allongée dans le sens du diamètre longitudinal et placée à la face postérieure, ordinairement plus près du bord supérieur que du bord inférieur. Le test est recouvert sur toutes ses faces d'une granulation très homogène, composée, come dans les Nucleolites et les Echinolampas, de petits tubercules mamelonnés, surgissant du milieu d'une zone lisse et déprimée. L'appareil oviducal occupe le commet du disque ; il est formé, comme dans la plupart des genres de la famille, d'un bourrelet central, entouré de cinq plaques ovariales et de cinq plaques interovariales ; ces dernières sont plus petites que les premières.

         

 

En résumant ces caractères, on voit que les Pygorhynchus se rapprochent beaucoup des Echinolampas par leur forme générale ; mais ils en diffèrent par la forma et la position de l'ouverture anale, celle-ci étant, dans les Echinolampas, constamment placée à la face inférieure et allongée transversalement. On ne saurait non plus les confondre avec les vrais Nucleolites à cause de l'absence du sillon anal et de la structure de la bouche. Mais les Catopygus sont incontestablement ceux qui offrent la plus grande ressemblance avec les Pygorhynchus, et j'avoue que lorsqu'il s'agit de déterminer des exemplaires mal conservés d'espèces nouvelles, il peut fort bien arriver que l'on confonde ces deux genres. Cependant la forme et la structure de la face inférieure établissent une différence incontestable entre eux. La face inférieure au lieu d'être concave est entièrement plane dans les Catopygus, et la bouche y est dépourvue de ces ornemens, que nous venons de signaler dans les Pygorhynchus.

          Le genre des Pygorhynchus ainsi circonscrit comprend des Oursins de taille variable. Les plus grands atteignent les dimensions des grands Echinolampas, c'est à dire environ trois pouces de long, un pouce et demi de large et à peu près autant de haut ; les plus petits sont de la taille des Catopygus. J'en connais jusqu'à ce jour huit espèces ; la plupart appartiennent aux terrains tertiaires ; les deux espèces indigènes, dont la description suit, proviennent du Néocomien.

 

 
 

Pygorhynchus aragonensis Cotteau,1889

 
 
diagnose originale de l'espèce par Cotteau, 1889

Echinides recueillis dans la province l'Aragon par Maurice Gourdon, p.43

 

N° 24. — Pygorhynchus aragonensis, Cotteau, 1889.
PI. III, fig. 27 et 28.

     Espèce de taille assez grande, oblongue, arrondie en avant, un peu rétrécie en arrière. Face supérieure haute, renflée surtout dans la région antérieure, obliquement déclive en arrière, ayant sa plus grande épaisseur au point qui correspond au sommet apical. Face inférieure plane, arrondie sur les bords, paraissant un peu pulvinée. Face postérieure obliquement tronquée. Sommet ambulacraire très excentrique en avant. Aires ambulacraires pétaloïdes, effilées, médiocrement développées, presque égales, l'aire antérieure un peu plus ouverte que les autres, les aires postérieures plus longues et plus étroites. Zones porifères formées de pores inégaux, les internes arrondis, les externes allongés, unis par un sillon, disposés par paires obliques que sépare une bande finement granuleuse. Dans les aires ambulacraires paires, les zones porifères sont dans chacune des aires de même longueur, mais de largeur inégale ; la différence est surtout sensible dans les aires ambulacraires paires postérieures, où la zone porifère postérieure est plus étroite que l'autre; la différence existe également dans les aires ambulacraires paires antérieures, mais elle est moins apparente, et c'est la zone antérieure qui est la moins large. Zone interporifère effilée, un peu plus développée que la plus large des zones porifères. Tubercules fins, serrés, homogènes, scrobiculés. Péristome non visible. Périprocte assez grand, transverse, s'ouvrant sur la troncature oblique de la face postérieure, au sommet d'une dépression large et atténuée qui échancre légèrement le bord postérieur. Appareil apical muni de quatre pores génitaux rapprochés les uns des autres.

     Hauteur, 22 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 44 millimètres 1/2 ; diamètre transversal, 37 millimètres.

 

     Rapports et différences. — Celte espèce se distingue des autres espèces du genre Pygorhynchus par sa forme allongée, arrondie en avant, un peu étroite en arrière, par son sommet très excentrique, par ses aires ambulacraires peu développées, grêles, à zones porifères inégales; par sa face inférieure paraissant pulvinée, par son périprocte placé sur la troncature oblique de la face postérieure.

     Localité. - Pobla de Roda (Aragon). Très rare. Éocène moyen.

     Coll. Maurice Gourdon.

Extrait de la planche III

   

 

 
 

Pygorhynchus aragonensis Cotteau,1889 - Yprésien inférieur, Huesca, Espagne, 65 mm

 
 
 
 

Pygorhynchus aragonensis Cotteau,1889 - Eocène inférieur, Huesca, Espagne, 56 mm

 
 
 
 

Pygorhynchus obovatus (Agassiz,1836)

 
 
description de l'espèce par d'Orbigny

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.335

 

N° 2230. Botriopygus obovatus, d'Orb., 1855.

Pl. 929.

 

     Dimensions. Longueur totale, 54 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 82 centièmes ; hauteur, 30 centièmes.

     Coquille très-déprimée, ovale, beaucoup moins large que longue, rétrécie en avant, élargie en arrière, et dont la hauteur a trente centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers inférieur. Dessus très-peu convexe, obtus en avant et en arrière, et formant un arc de cercle à grand rayon, sur la ligne supérieure ; le sommet est excentrique très en avant , et correspond à peu près avec la partie la plus convexe ; le pourtour est arrondi et comme pulviné. Dessous très-concave, surtout autour de la bouche, à sillon très-marqué en avant. Bourrelets à peine saillants autour de la bouche, séparés par des rosettes de pores peu prononcées, peu larges et peu profondes, mais cependant visibles. Bouche pentagone, longitudinale, quelquefois même oblique, placée au tiers antérieur. Anus ovale longitudinalement, placé moitié en dessus, moitié en dessous, sur la convexité du pourtour. Ambulacres subpétaloïdes, arrivant presque jusqu'au pourtour, où ils s'élargissent pour passer en dessous. Ils sont légèrement inégaux, en ce sens que l'antérieur est plus étroit que les autres ; tous sont un peu convexes entre les zones de pores formés de zones étroites, dont l'une externe est large, pourvue de pores longs, transverses, et l'autre, interne, de pores petits, courts, mais également transverses. Ces paires de pores sont séparées par une ligne de tubercules. Tubercules très-petits.

 

     Localité. Cette espèce est spéciale à l'étage néocomien ; elle a été recueillie à Saint-Sauveur (Yonne) par M. Cotteau ; à Mormont, près de Lasarraz, et à Saint-Croix, canton de Vaud, par MM. Coulon et Campiche. Elle est rare.

     Explication des figures. Pl. 929, fig. 1, coquille de grandeur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal du côté de la bouche ; fig. 5, le même du côté de l'anus ; fig. 6, rosette de la bouche, grossie ; fig. 7, partie des zones d'ambulacres grossis ; fig. 8, appareil génital grossi. De notre collection.

Extrait de la planche 929

   
 
 

Pygorhynchus obovatus (Agassiz,1836) - Aptien, Castellon, Espagne, 50mm

 
 
 
 

Pygorhynchus botellae Cotteau,1889

 
 
description de l'espèce par Cotteau

Echinides Eocènes de la province d'Alicante,p.57

 

40. Pygorhynchus Botellae, Cotteau, 1889.

(Pl. VI, fig. 22 et 23).

     Espèce de taille moyenne, ovale, allongée, arrondie en avant et en arrière, un peu rétrécie dans la région postérieure. Face supérieure uniformément bombée. Face inférieure presque plane. Sommet apical excentrique en avant. Aires ambulacraires pétaloïdes, effilées et cependant ouvertes à l'extrémité, inégales, l'aire antérieure plus droite et beaucoup plus étroite que les autres, les aires ambulacraires paires antérieures un peu moins longues que les aires postérieures qui paraissent plus étroites. Zones porifères formées de pores presque égaux, les externes un peu plus virgulaires que les autres, unis par un sillon subflexueux, disposés par paires obliques et serrées. Dans chacune des aires, les zones porifères sont de même étendue et de même largeur. Zone interporifère à fleur de test, médiocrement développée, plus large dans les aires paires antérieures que dans l'aire ambulacraire impaire et les aires postérieures. Tubercules abondants, serrés, homogènes. Péristome non visible dans notre exemplaire. Périprocte supramarginal, peu distinct, paraissant subtransverse. Appareil apical muni de quatre pores génitaux.

     Hauteur, 17mm ; diamètre antéro-postérieur, 35mm ; diamètre transversal, 29mm1/2.

     Rapports et différences. - Nous ne connaissons pas le péristome de notre exmplaire et son périprocte est peu distinct ; cependant d'après sa physionomie générale et l'ensemble de ses caractères, nous n'avons pas hésité à la placer parmi les Pygorhynchus. Voisine de certaines variétés du P. grignonensis, cette espèce s'en distingue par sa forme plus allongée, plus

 

ovoïde, moins élevée, par son sommet apical plus excentrique en avant, par ses aires ambulacraires plus étroites, notamment l'aire impaire et les deux aires postérieures, par ses zones porifères relativement plus développées, par son périprocte paraissant plus circulaire.

     Localité. - Callosa (province d'Alicante). Très rare. Eocène.

     Collection Cotteau (Vilanova).

     Explication des figures. - Pl. VI, fig. 22, Pygorhynchus Botellae, vu de côté ; fig. 23, face supérieure.

Extrait de la planche VI

   
 
 

Pygorhynchus botellae Cotteau,1889 - Eocène, Aspe, Alicante, Espagne, 22 mm

 
 
 
 

Pygorhynchus minor (Agassiz, 1836)

 
 
description de l'espèce par Agassiz

Echinodermes de la Suisse, p.56

 

II. Pygorhynchus minor Ag.

Tab. VIII, fig. 15-17.

Syn. : Echinolampas minor Ag. (Notice, Mém. de la Soc. d'Hist. nat. de Neuchâtel, vol. I. p. 136). - DesM. (Tab. synopt. p. 352, n° 33);

     Ayant limité, depuis la publication de mon Prodrome, le genre Echinolampas aux espèces qui ont l'anus placé à la face inférieure et allongé transversalement, je dois en éliminer l'espèce dont il est ici question pour la reporter dans mon nouveau genre Pygorhynchus. C'est en effet un  véritable Pygorhunchus, par sa forme générale d'abord, qui est large et déprimée, et surtout par la position de l'ouverture anale à la face postérieure. Sa taille est petite si on la compare aux dimensions des autres espèces du genre. La différence de largeur entre le côté antérieur et le côté postérieur est proportionnellement peu sensible. L'ouverture buccale est placée un peu au delà du tiers antérieur du diamètre longitudinal, dans une dépression assez sensible résultant de la réunion des ambulacres. L'anus est oblong dans le sens du diamètre vertical ; et quoique de taille ordinaire, il occupe cependant toute l'épaisseur de la face postérieure, qui est ici plus déprimée que par devant. La face inférieure est très-ondulée par suite des dépressions assez profondes des ambulacres. Les ambulacres eux-mêmes sont étroits, et c'est à peine si l'on s'aperçoit que les pores des rangées externes sont allongés ; les

 

aires ambulacraires sont en revanche assez larges. Le sommet ambulacraire est subcentral en avant, comme l'ouverture buccale, à laquelle il est directement opposé. On y distingue, autour du bourrelet central, les quatre pores oviducaux, placés au sommet des aires interambulacraires. Le test est d'une épaisseur moyenne.

     Cette espèce a été trouvée, comme la précédente, par M. Coulon, dans les couches supérieures du calcaire néocomien du Mormont, près de Lasarraz. M. A. de Montmollin l'a également trouvée, à Neuchâtel même, aux Terreaux.

Extrait de la planche 8

   
 
 

Pygorhynchus minor (Agassiz, 1836) - Eocène, Aspe, Alicante, Espagne, 17 mm

 
 
 
 

Pygorhynchus montesinosi Cotteau,1889

 
 
description de l'espèce par Cotteau

Echinides Eocènes de la province d'Alicante,p.56

 

39. Pygorhynchus montesinosi, Cotteau, 1889.

(Pl. VI, fig. 16-21).

     Espèce de petite taille, oblongue, arrondie et un peu rétrécie en avant. Face supérieure uniformément bombée, un peu plus élevée sur le milieu de l'aire interambulacraire postérieure. Face inférieure plane, concave autour du péristome, arrondie et subpulvinée sur les bords. Face postérieure obliquement tronquée. Sommet apical très excentrique en avant. Aires ambulacraires pétaloïdes, effilées, ouvertes à leur extrémité, inégales, l'aire antérieure beaucoup plus courte, plus étroite et plus ouverte que les autres, les aires postérieures un peu plus longues que les aires paires antérieures. Zones porifères formées de petits pores inégaux, les internes arrondis, les externes un peu plus allongés, unis par un sillon, disposés par paires transverses que sépare une bande finement granuleuse. Dans les aires paires postérieures, les zones porifères sont à peu près d'égale largeur, mais inégales dans leur étendue ; les zones postérieures sont toujours beaucoup plus courtes. Cette inégalité existe quelquefois dans les aires paires antérieures, mais alors c'est la zone porifère antérieure qui est la moins longue. Les zones porifères de l'aire ambulacraire impaire sont très courtes, plus étroites, composées de pores qui disparaissent rapidement et sont continués par des pores plus petits, simples, disposés d'abord par paires assez serrées, mais s'espaçant au fur et à mesure qu'ils descendent vers l'ambitus. Zone interporifère assez large, sensiblement plus développée que l'une des zones porifères. Tubercules perforés, scrobiculés, très petits, abondants, homogènes sur toute la face supérieure et dans la région infra-marginale, un peu plus gros à la face inférieure, autour du péristome, laissant, au milieu de l'aire interambulacraire impaire, une bande longitudinale paraissant lisse, marquée de petites impressions éparses, irrégulières. Péristome excentrique en avant, pentagonal, subtransverse, entouré d'un bourrelet granuleux et présentant un floscelle très atténué. Périprocte transverse, assez grand, supra-marginal, recouvert par une légère expansion de l'aire interambulacraire postérieure. Appareil apical compact, muni de quatre pores génitaux largement ouverts, les deux antérieurs plus rapprochés que les deux autres, placés aux angles de la plaque madréporiforme qui est bien développée et se prolonge au centre de l'appareil ; les plaques ocellaires sont très petites.

     Hauteur, 11mm ; diamètre antéro-postérieur, 19mm ; diamètre trnasversal, 17mm ;

 

     Variété subrostrée : hauteur, 10mm ; diamètre antéro-postérieur, 17mm ; diamètre transversal, 15mm.

     Rapports et différences. - Cette petite espèce se distingue de tous les autres Pygorhynchus ; elle est parfaitement caractérisée par sa petite taille, par sa forme oblongue, renflée en dessus, déprimée et subpulvinée en dessous ; par son sommet apical très excentrique en avant ; par son aire ambulacraire impaire courte, étroite et pour ainsi dire atrophiée au tiers de son étendue ; par ses zones porifères inégales dans les aires interambulacraires paires postérieures, par son péristome entouré d'un bourrelet granuleux et muni d'un floscelle très atténué. En raison de la structure particulière de ses aires ambulacraires et de son péristome, nous avons hésité à faire de cette petite espèce, dont nous avons sous les yeux trois exemplaires identiques, un genre nouveau ; nous avons préféré la laisser quant à présent par mi les Pygorhynchus, dont elle présente les caractères essentiels.

     Localité. - Callosa, (province d'Alicante). Rare. Eocène.

     Collections Vilanova, Muséum de Paris (coll. paléontologique), Cotteau.

     Explication des figures. - Pl. VI, fig. 15, P. Montesinosi, vu de côté ; fig. 16, face supérieure ; fig. 17, face inférieure ; fig. 18, face postérieure ; fig. 19, appareil apical et aires ambulacraires, grossis ; fig. 21, péristome et bande longitudinale traversant l'aire interambulacraire postérieure à la face inférieure, grossis.

Extrait de la planche VI

   
 
 

Pygorhynchus montesinosi Cotteau,1889, Eocène, Aspe, Alicante, Espagne, 17 mm

 
 
 

 
 

Pygorhynchus montesinosi Cotteau,1889, Eocène, Finestrat, Alicante, Espagne, 18 mm

 
 
 
 

Pygorhynchus montesinosi Cotteau,1889, Lutétien, Alicante, Espagne, 29 mm

 
 
 
 

Pygorhynchus royi (Lambert)

 
 

Pygorhynchus royi (Lambert), Aptien, Castellon, Espagne, 47mm

 
 
 

Pygorhynchus royi (Lambert), Aptien, Castellon, Espagne, 51mm