Spatangidae

Gray, 1825, p.430

= Prospatangidae Lambert, 1905, p.34 (syn obj. plus récent)

Genre type : Spatangus Gray, 1825, p.430

Description succinte de la famille : Apex ethmolytique et pétales peu déprimés. Un seul fasciole, le sous-anal, qui est "bilobé". la plaque du labre est courte et large, elle ne dépasse pas la première plaque ambulacraire. Les épisternales sont appariées.

 

 


 

Genre   Spatangus Gray, 1825

An attempt to divide the echinida, or sea eggs, into natural families, p.430

Espèce type  Spatangus purpureus Muller, 1776, par décision de l'ICZN (1948)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Miocène inférieur - Actuel

Syn. 

  • Prospatangus Lambert, 1902, p.55 ; espèce type : Spatangus purpureus  Muller,1776 ; synonyme objectif.

  • Phymapatagus Lambert, 1910, p.3 ; espèce type : Spatangus brittanus Tournouer; synonyme subjectif plus récent.

 
 

Spatangus corsicus Desor in Agassiz & Desor ,1847 - Burdigalien, Sardaigne, 95 mm

 
 
   
 
 

Spatangus desmaresti  Goldfuss,1829

 
 
 
 

Spatangus cf. euglyphus Laube,1868

 
 
diagnose originale de l'espèce par Laube,1868
Ein Baitrag zur Kenntnis der Echinodermen des vicentinischen Tertiärgebietes, p.35
 

Spatangus euglyphus Laube.
Tab. VI, Fig. ô.

Spatangus Desmaresti Schaur. (non Münst.) Coburg. Catal. p. 192.

     Schale im Umrisse herzformig, breit, konisch gewolbt, sehwach gekielt, mit fast concentrischem, schwach eingedrücktem Scheitel, der vier grosse Ovarialoffnungen und eine nach rtickwarts gelegene Madreporenplatte zeigt. Vordere Ambulacra fast gerade so lang wie die hinteren. Unter einem sehr stumpfen Winkel, vereiniget mit einer leichten Neigung einer geschwungenen Linie zn folgen. Hintere Ambulacra gestreckt. Petalen geschlossen. Die vorderen Porenzonen der ersten beiden Paare beginnen mit ganz kleinen engen Porenplatten und werden erst mit dem zwiliften Paare deutlich; die Poren liegen nicht eng an einander; die ersteren sind langlich, die inneren gerundet, die hintere Porenzone ist schon mit dem sechsten Paar entwickelt, doch sind selbst die davor liegenden Paare nicht so klein ale die entsprechenden der vorderen Zone. Die Porenzonen der hinteren Ambulacralen sind einander gleich. Die Interporiferenzone zweimal so breit als die Porenzonen. Stirnfalte breit und seicht bis zum Peristome reichend. An ihrem Beginne eine kurze breite Doppelreihe runder Poren. Unterseite um das Peristom stark eingedrückt. Das Schild etwas gewolbt. Peristom breit, halbrund­fôrmig, mit flinf Strassen, welche aus deutlich markirten sechsseitigen Tafeln bestehen. Die Flatte schmal, zungenfbrmig. Periproct über dem Rande gelegen, quer verlangert. Die Oberseite zeigt auf der sonst glatten Schale nicht zahlreiche Warzenhocker mit eingedrücktem Hofe. Zwischen den hinteren Petalen bilden oie auf dem stumpfen Kiel eine wechselnde Doppellinie. Eine ahnliche zwischen den vorderen und hinteren Petalen. An der Stirn steht beiderseits ebenfalls eine Reihe und eine rudimentare zweite sokhe. Dazwischen bemerkt man noch lose zerstreute kleinere. Die Unterseite ist mit Ausnahme der Strassen grob und ziemlich gleich­massig granulirt. Das Schild bat kleinere Warzen, miter dem Periproct zeigt sich deutlich eine ringformige elliptisehe Fasciole.

 

Schauroth identifieirt die Art mit Sp. Deamaresti, mit welcher aie allerdings einige Àhnlichkeit hat; allein wenn nicht schon der Horizont, varde doch die viel gew6lbtere Gestalt der letzteren und die kleineren Warzenhikker die Art unteracheiden lassen. Ich finde weiter einen Spatangen bei Desor als Concophorus Menneghinii verzeichnet, der ans dem Nummulitenterrain des Vicentinischen stammen soll. Dass hiemit meine Art nicht gemeint sein kann, geht wohl dams hervor, dass jene Menneghinia gar keine grossenH6eker tragt, welche doch die meine deutlich zeigt.

     Von vorstehender Art !gegen Exemplare vor von Val Murana ans der Pectenschiclit, ferner von Santa Libera di Malo, vom Monte Viale ein Bruchottiek.

     Lange des abgebildeten Exemplares 58 Millim., Breite56.7 Millim., Höhe 24 Millim. Lange der vorderen Petalen 23 Millim., Lange der hinteren 24 Millim.

planche VI (extrait)

   

 

 
 

Spatangus cf. euglyphus Laube,1868 - Burdigalien, Sardaigne, 44 mm

 
 
 
 

Spatangus lovisatoi (Lambert,1908)

 
 
description de l'espèce par Lambert, 1908
Description des échinides fossiles des terrains miocéniques de la Sardaigne, partie 2, p.117
 

Prospatangus Lovisatoi Lambert.

(Pl. VIII, fig. 4, 5).

     Grande espèce déprimée, ayant mesuré environ 110mm de longueur sur 105 de largeur et 35 de hauteur. Test cordiforme, polygonal, un peu rétréci en arrière, très fortement échancré en avant. Face supérieure déclive, sauf en avant, où elle se renfle un peu de chaque côté du sillon ; ce dernier, presque nul en dessus, se creuse brusquement vers la moitié de sa longueur et forme à l'ambitus une fente profonde. Face inférieure presque plane, avec bords peu épais, presque tranchants. Apex légèrement excentrique en avant ; pétales pairs très courts, larges, nettement fermés, à fleur de test, les antérieurs un peu plus longs (28mm) avec zones porifères subflexueuses en arrière, régulièrement arquée en avant et pores atrophiés vers l'apex, les postérieurs un peu plus courts (25mm) lancéolés, avec zones porifères également arquées; zone interporifère au moins trois fois plus large que l'une des zones porifères.

     Tubercules scrobiculés peu nombreux, formant en avant de petits groupes au bord aboral de chaque plaque et s'étendant un peu plus loin que les pétales antérieurs; ces tubercules, plus rares sur les flancs, n'y dépassent pas les dits pétales et ne s'étendent pas beaucoup au delà de la suture médiane; ils deviennent très rares sur l'aire impaire. En dessous les tubercules du plastron sont peu développés et les zones périplastronales très larges sont lisses. Péristome à une certaine distance du sillon.

     Cette grande espèce se distingue assez facilement de ses congénères par ses bords tranchants, la profonde échancrure de son sillon, ses pétales larges et courts et par le peu d'abondance de ses tubercules scrobiculés. Elle offre toutefois des rapports avec P. Szaboi Cotteau du Pliocène de Milo ; mais ce dernier a un sillon avec bords plus carénés et qui commence à se creuser dès l'apex suivant une courbe parabolique, qui lui fait plus rapidement gagner la face inférieure; ses bords sont plus arrondis, ses tubercules scrobiculés encore plus rares, plus petits, descendent moins bas en avant.

    Parmi les autres espèces fortement échancrées en avant, P. Peroni Cotteau a ses bords plus épais, ses pétales plus longs et un sillon moins brusquement approfondi ; ses tubercules scrobiculés plus nombreux, surtout latéralement, s'étendent jusqu'aux pétales postérieurs. P. austriacus Laube ne saurait même

 

être utilement comparé à notre espèce. Quant au P. austriacus Manzoni (non Laube) devenu comme nous l'avons vu le P Manzonii Simonelli, il se distingue par son sillon qui s'approfondit graduellement en dessus, sa forme générale plus épaisse, ses tubercules scrobiculés plus abondants surtout latéralement. P. austriacus Airaghi (non Laube, nec Manzoni) à sillon antérieur très atténué n'a aucun rapport avec notre P. Lovisatoi.

     I1 y a plus de deux siècles, Scilla a figuré un grand Prospatangus italien (tav. XI N° 1, fig. 1) déclive en dessus, ses bords sont plus épais, son sillon remonte jusqu'à l'apex et ses tubercules scrobiculés paraissent plus rares en avant.

 Le P. BottoMiccai Airaghi (non Vinassa) de l'Helvétien de la colline de Turin, devenu le P. Lamberti Checchia se distingue facilement par son sillon de forme plus régulière, ses pétales plus étroits et ses tubercules scrobiculés autrement disposés.

     Localité. Cap Sant'Elia. (sous le Sémaphore); étage Helvétien.

planches 8 et 9 (extrait)

 

 

 
 

Spatangus lovisatoi (Lambert,1908) - Miocène inférieur, Burdigalien, Isili, Sadaigne, Italie, 59 mm

 
 
 
 

Spatangus purpureus Müller,1776

 
 

diagnose originale de l'espèce par Mûller, 1776

Zoologiae Danicae prodromus : seu animalium Daniae et Norvegiae indigenarum, p.236

 

 2850. S. purpureus cordiformis, fpinis majoribus raris albis. *+

 

description de l'espèce par Koehler, 1921

Faune de France, échinodermes, p.129

 

     S.purpureus O. F. MÜLLER.Fig. 89 et 90.-Voir: Agassiz, 1872-1874,p.565, pl. XI f, fig. 19-22; Koehler, 1883, p. 127; Mortensen, 1907, p. 123 et 1913, p. 22, pl. II, fig. 2-4.

     Le test atteint facilement 11 à 12 cm. de long. sur une largo un peu moindre; il est cordiforme avec un contour régul.; la face ventr. est aplatie. L'appareil apical est reporté un peu en avant; le sillon ant. est large. Les pétales sont pointus et moyennement élargis, les ant. sont un peu plus longs et forment ensemble un angle plus obtus que les post. qui sont un peu plus étroits et plus rapprochés. Le péri Pl'. est allongé transvers. et le fasc. sousanal, qui est fortement excavé du côté dors., ne renferme que deux tubes ambul. de chaque côté. La bouche est large et la lèvre inf. peu proéminente. Les gros tuberc. des aires interrad. dors. sont placés près du bord apical des pl. et forment des séries successives en forme de V très ouverts qui n'atteignent pas le pourtour du tesl. Les bords du sillon ant. présentent plusieurs rangées de tuberc. un peu plus gros que les voisins; tout le reste de la face dors. est couvert de petits tuberc. Ceux de la face ventr. sont plus gros, mais ils se réduisent vers la périph. du test et passent insensiblement aux dors. Les piq. portés par les gros tuberc. de la face dors. sont très longs, pointus, légèrement recourbés; les autres sont plus petits, mais leur dim. augmentent sur la face dors. Les pédic. tridact. sont de 2 sortes: chez les uns la tête peut atteindre jusqu'à 2 mm. de long. et les valves sont amincies; les autres ont la tête plus petite. Les pédic. trifoliés sont très petits et leur limbe est allongé, finement dentic. sur les bords; les ophic. sont rares et n'existent que chez les jeunes, surtout sur la face ventr. Enfin les pédic. globif. sont extrêm. rares et ils ne paraissent exister que dans les petits échant. ; le limbe forme un tube qui se termine par quelques dents. L'animal vivant est d'un violet pourpre assez foncé; la coloration, uni. forme, intéresse à la fois les piq. et le test lui-même; elle se conserve dans l'alcool. Le S. purpureus n'est pas rare dans le golfe de Marseille ou il habite toujours les fonds sableux ou sablo-vaseux assez résistants; on le trouve à partir de 15 m. de prof. et il descend jusqu'à 40 m. dans les fonds coralligènes au large de  Riou; il a été rencontré dans un grand nombre de local. de la Méditerranée. D'autre part, il existe sur nos côtes occidentales de France, et dans certaines plages on le trouve cnfoncé, très superficiellement, dans le sable qui ne découvre qu'aux plus grandes marées (Les des Glénans, Ile de Herm), mais d'habitude il vit dans les fonds sableux ou coquilliers entre 20 et 50m. 11remonte jusqu'aux côtes de Norvège et descend au S. jusqu'aux Açores; on l'a capturé jusqu'à 900 m. de prof.

       Mortensen, (1913, p. 23, pl.II, fig. 1) a décrit une var, caractérisée par des pétales pointus à l'extrém., étroits et conservant à peu près la même larg. sur la plus grande partie de leur long: cette forme serait identique au Sp. di-Stefanoi connu comme fossile, et a été trouvée à Villefranche-s.-Mer.

 

   

Fig. 89. - Spatangus purpureus dépouillé des piquants, x 2/3 ; face dorsale d'un échantillon à corps allongé.

 

 

Fig. 90.- Spatangus purpureus ; échantillon à corps élargi ; a, face dorsale ; b, face ventrale.

 
 

Spatangus purpureus Müller,1776 - Pliocène, environs de Aguilas, Murcia, Espagne, 75 mm

 
 
 
 

Spatangus purpureus Müller,1776 - Pliocène, Avetrana, Tarent, Italie, 77 mm

 
 
 
 

Spatangus purpureus Müller,1776 - Pliocène moyen, Andalousie, Espagne, 90 mm

 
 
 
 

Spatangus purpureus Müller,1776 - Sicilien, Pliocène moyen, Grèce, 95 mm

 
 
 
 

Spatangus cf. purpureus Müller,1776 - Plio-pléistocène, Pouilles, Italie, 104 mm

 
 
 
 

Spatangus saheliensis Pomel,1887

 
 

diagnose originale de l'espèce par Pomel,1887

Description des animaux fossiles de l'Algérie, zoophytes, 2ème fasc.échinodermes, p.13

 

SPATANGUS SAHELIENSIS

A. Pl. XV, fig. 1-3.
Longueur, 0m080 ; largeur, 0m075 ; hauteur, 0m030.

     Oursin ovale cordiforme, profondément et étroitement échancré en avant, tronqué à l'arrière ; la face supérieure est un peu gibbeuse en avant de l'apex et médiocrement bombée sur le reste de son étendue, avec l'interambulacre postérieur un peu plus saillant et marqué d'une dépression longitudinale sur la suture.

     Ambulacre impair presque à fleur à son origine, puis se creusant fortement de manière à former à la marge un sinus profond à bords abruptes et subparallèles. Le sillon est bordé d'une carène très accusée en dehors de laquelle en est une autre plus obtuse, toutes deux s'effaçant en s'élevant vers l'apex. Pétales étroitement lancéolés, un peu déprimés, subégaux, assez longs, peu ou pas flexueux, bien ouverts au bout ; zones porifères presque égales ensemble à l'interporifère, l'antérieure de la première paire insensiblement atrophiée et presque droite vers le haut.

     Le péristome et le périprocte sont brisés ou déformés dans nos exemplaires. Ce dernier parait avoir été très ample au-dessus d'une dépression bordée par un

 

fasciole très finement granulé et entourant un large talon. Tubercules primaires nombreux assez gros, inégaux sur chaque assule de tous les interambulacres sur lesquels ils forment des groupes subtriangulaires ou sublinéaires en séries confusément chevronées ; dans les interambulacres postérieurs les plus gros sont près de la suture médiane et près de l'angle supérieur ; dans les antérieurs où ils sont plus serrés, ils flanquent l'ambulacre pair. Du côté de l'impair ils sont plus petits, et il y en a d'autres plus petits encore sur les côtés .de l'ambulacre impair vers ses parties abruptes. Ceux de dessous, sur les interambulacres pairs, sont petits, presque épars. Le plastron est relativement étroit, ses tubercules encore plus petits mais rapprochés dans toute son étendue. Les avenues ambula-. craires postérieures sont larges, granulées et portent en outre quelques tubercules épars.

     La forte entaille du bord antérieur, les pétales étroits, les tubercules nombreux ne permettent de confondre cette espèce avec aucune autre de moi connue.

     Terrain sahélien : couches à spicules et diatomées du ravin d'Oran.

     

 

 
figuré, conservé au Musée National d'Histoire Naturelle de Paris
figuré in Lachkhem & Roman, 1995, les échinoides irréguliers (néognathostomes et spatangoides) du Messinien de Mellila (Maroc septentrional), p.264
 
 

http://coldb.mnhn.fr/catalognumber/mnhn/f/r62132

spécimen MNHN.F.R62132

crédit RECOLNAT (ANR-11-INBS004) Peter Massicard

Lachkhem & roman, 1995, p.264, pl. 3, fig. 10 et 11 ; pl. 4, fig. 4.

 
   
 
 

Spatangus saheliensis Pomel,1887 - Miocène, Almeria, espagne, 85 mm

 
 
 
 

Spatangus sardicus (Lambert,1908)

 

diagnose originale de l'espèce par Lambert, 1908

Description des échinides fossiles des terrains miocéniques de la Sardaigne, partie 2, p.113

PROSPATANGUS SARDICUS Lambert.

(PI. X, fig. 7.)

     Espèce de moyenne taille, mesurant 65 mm de longueur sur 60 de largeur et 15 de hauteur par suite de l'état d'écrasement de l'unique individu communiqué. Test allongé, subcordiforme, bien échancré en avant par un sillon qui disparaît très vite en dessus, subtronqué en arrière, ayant l'apex sensiblement excentrique en avant; face inférieure presque plane, à. plastron subconvexe; face postérieure très réduite. Pétales pairs un peu moins élevés que les interambulacres, de médiocre largeur, incomplètement fermés, presque droits, les postérieurs plus longs; zones interporifères, un peu plus larges que l'une des zones porifères ; quelques pores seulement en avant sont atrophiés près de l'apex. Péristome éloigné du bord. Tubercules scrobiculés disposés en chevron dans les interambulacres latéraux jusqu'au-dessous de l'extrémité des pétales, peu distincts en avant.

     Cette espèce se distingue du P. pustulosus par sa forme paraissant plus déprimée, moins rétrécie eu arrière, son sillon antérieur plus atténué en dessus, ses ambulacres postérieurs plus longs, moins ovales.

 

     Localité. Calcaires marneux de Iscala Crabiolu, en montant à Genoni ; étage Tongrien.

planche X (extrait)

   

 

 

Spatangus sardicus (Lambert,1908) - Burdigalien, Villsurbana, Sardaigne, Italie, 37 mm

 
 

Spatangus thieryi (Lambert,1908)

 

diagnose originale de l'espèce par Lambert, 1908

Description des échinides fossiles des terrains miocéniques de la Sardaigne, partie 2, p.114

PROSPATANGUS THIERYI Labert.

(PI. VIII, fig. 7 et PI. IX, fig. 1, 2, a.)

     La plupart des individus de cette espèce sont de petite taille, mesurant environ 44 n'm de longueur sur 42 de largueur et 15 de hauteur, mais quelques-uns beaucoup plus grands atteignent 95 mm de longueur sur 90 de largeur et environ 30 de hauteur. Test subcordiforme ayant sa plus grande largeur au niveau de l'apex, échancré en avant, subtronqué en arrière. Face supérieure peu élevée, légèrement déclive sur les côtés, avec sommet en arrière de l'apex ; sillon antérieur profond à l'ambitus, atténué en dessus et disparaissant progressivement avant l'apex, nul en dessous; carène postérieure large, formant un méplat bien distinct. Appareil apical perforé de quatre pores génitaux rapprochés et un peu excentrique en avant; pétales pairs légèrement déprimés, larges, fermés, à peine flexueux, égaux, les antérieurs plus divergents, avec leurs derniers pores atrophiés près de l'apex dans les branches d'avant; zone interporifère double de l'une des zones porifères. Face inférieure à peu près plane, à bords étroits, déprimée près du péristome qui, muni d'un labrum large et assez saillant, reste éloigné du bord ; plastron peu saillant, tuberculeux; zones périplastronales paraissant lisses. Tubercules scrobiculés assez abondants, en double chevron sur les flancs, mais s'arrêtant en arrière vers les deux tiers des pétales postérieurs, descendant en avant un peu plus bas que l'extrémité des pétales; ces tubercules sont plus confusément disposés dans les aires antérieures et, petits près du sillon ; ils sont moins développés en arrière et par lignes chevronnant sur le méplat de la carène. Fasciole sous-anal bien distinct, en anneau bilobé.

     Les tubercules scrobiculés sont plus inégaux et proportionnellement plus gros chez les jeunes, notamment en avant au bord des pétales pairs antérieurs et sur le milieu des flancs, où ils forment des lignes plus simples et plus espacées; ils s'uniformisent en se multipliant chez l'adulte.

     Cette espèce, voisine surtout du P. pustulosus Wright, du Langhien de Malte, s'en distingue par son apex paraissant moins excentrique en avant, son sillon échancrant plus profondément l'ambitus; ses pétales pairs moins droits et moins ovales, ses tubercules scrobiculés moins petits et moins uniformes. Le P. sardicus est plus déprimé, moins large; son sillon antérieur est plus atténué en dessus, ses pétales pairs sont moins larges, inégaux, les postérieurs plus longs et ses tubercules scrobiculés paraissent plus rares.

     Il n'y a guère lieu de comparer notre espèce au Spatangus chitonosus Sismonda, dont les pétales pairs sont beaucoup plus étroits, tellement étroits que l'espèce paraît plutôt être un Macropneustes, comme le pensait Desor, qu'un véritable Prospatangus. Quant au S. chitonosus Manzoni, du Schlier de 

 

Bologne, plus large, plus nettement cordiforme, il aurait son apex plus central, son sillon plus profond en dessus, son éristome un peu plus éloigné du bord, ses pétales pairs courts, ovales, plus déprimés, ses tubercules scrobiculés plus petits et autrement disposés. M. Airaghi a proposé, évidemment par erreur, de le réunir au P. austriacus Laube. C'est à mon avis une" espèce particulière et, en raison de la régularité de ses tubercules, je propose de la nommer P. uniformis. Le P. austriacus Manzoni (non Laube) devenu le P. Manzonii Simonelli (1884) est également voisin de notre espèce, mais il en diffère par son sillon plus profond en dessus, ses pétales antérieurs pairs plus flexueux, ses tubercules scrobiculés latéraux moins nombreux et plus développés. P. corsicus Desor présente avec notre espèce une ressemblance plus éloignée, en raison de sa forme générale plus renflée, à bords plus arrondis, ses pétales pairs plus courts, son sillon plus atténué à l'ambitus et ses tubercules scrobiculés plus petits. P. euglyphus Laube est encore une espèce voisine, mais plus large, avec sillon plus atténué, apex subcentral et péristome moins excentrique.

     Localités : Calcaires marneux de Cameseda et Mindacucina (Ales) ; étage Stampien. L'espèce se retrouve dans l'Aquitanien supérieur de Fontanazza (à la mer de la mine de Montevecchio), mais elle est à ce niveau de plus petite taille. C'est tout au moins une Variété.

planches 8 et 9 (extrait)

 

 

 

Spatangus thieryi (Lambert,1908) - Miocène, Aleria, Haute-Corse, 44 mm

 
 

Genre   Granopatagus Lambert,1915

Description des échinides des terrains néogènes du Bassin du Rhône, p.193

Espèce type  Spatangus lonchophorus (Meneghini in Desor,1858)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : fini Miocène - Actuel

Syn. 

  • Concophorus Laube, 1869, p.36 ; synonyme objectif.

  • Conchophorus Duncan, 1889, p.252

  • Lonchophorus Pomel, 1883, p.29

 

Granopatagus subinermis (Pomel,1883)

 

diagnose originale de l'espèce par Pomel,1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.29

     Les espèces typiques sont plus ou moins gibbeuses avec un sillon antérieur peu profond. Il en est d'autres qui sont fortement déprimées et dont le sillon est profond, caréné sur les bords et échancre profondément l'ambitus. Le S. chitonosus en est le type ; il y en a plusieurs d'inédites. (Sect. Platyspatus).

     Lonchophorus Dames, a toute la physionomie des spatangues typiques, mais ses pétales sont un peu plus étroits et il est dépourvu de gros tubercules; le type S. Meneghini est du terrain nummulitique. Le S. sabinermis Pom. du même groupe est du terrain pliocène.

 

Granopatagus subinermis (Pomel,1883) - Miocène, Elche, Alicante, Espagne, 60 mm