Laganidae

Agassiz, 1873,p.516

Genre type : Laganum Link, 1807

Description succinte de la famille : Piliers internes partitionnant le test sur son pourtour externe. Périprocte infère, situé entre les premières et les secondes plaques post basicoronales paires. Présence de sillons nourriciers.

   

Sous-famille Laganinae  Agassiz, 1873

description succinte : Laganidae avec structure d'assules simples sur les ambulacres. Plaques basicoronales en forme d'étoile, les plaques ambulacraires étant plus longues.

 
 

 

 

 

Genre Laganum  Link,1807

Beschreibung der Naturalien-Sammlung der Universität zu Rostock, p.161

Espèce type  Laganum petaloides Link,1807 (par monotypie)

ibid.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pliocène - Actuel

Syn.

  • Lagana Gray,1825, p.427

 
 
diagnose originale du genre par Link, 1807

Beschreibung der Naturalien-Sammlung der Universität zu Rostock, p.161

 
   
description du genre sensu Cotteau

Paléontologie française, Terrains tertiaires, tome 2, p.251

 

Genre LAGANUM, Klein, 1734.

Laganum, Klein, 1734 ; Gray, 1825, 1856 ; Agassiz, 1841 ; Agassiz et Desor, 1847 ; Herklots, 1854; Desor, 1857 ; A. Agassiz, 1873; Loven, 1874 ; Pomel, 4883 ; Duncan, 1890.

     Test de taille moyenne, subcirculaire, un peu allongé, plus ou moins pentagonal, déprimé en dessus, souvent renflé sur les bords, plan en dessous, subconcave aux approches du péristome. Aires ambulacraires pétaloïdes, allongées, effilées, presque fermées à l'extrémité. Zones porifères relativement étroites, formées de pores inégaux. A la face inférieure, sillons ambulacraires simples, tou­jours distincts. Tubercules petits, homogènes, épars, espacés sur la face supérieure, plus serrés vers l'ambitus et dans la région inframarginale, un peu plus gros et plus écartés aux approches du péristome. Granulation intermédiaire fine, quelquefois un peu inégale. Péristome pentagonal, subcentral, un peu rejeté en avant. Périprocte arrondi, petit, inférieur, plus ou moins éloigné du bord.

 

Appareil apical muni de cinq pores ocellaires s'ouvrant sur le bord de la plaque madréporiforme. Cinq petites plaques ocellaires. Intérieur du test dépourvu de cloisons, présentant seulement quelques piliers rapprochés de l'ambitus.

     Rapports et différences. - Le genre Laganum, établi par Klein dès 1734, a été adopté par presque tous les auteurs. En 1857, Desor en a démembré les Sismondia qui en diffèrent essentiellement par leurs aires ambulacraires ouvertes à leur extrémité, par leur appareil apical muni seulement de quatre pores génitaux et par leur cavité interne pourvue de fortes cloisons.

     Le genre Laganum, tel qu'il est aujourd'hui circonscrit, renferme quelques espèces tertiaires et un assez grand nombre d'espèces vivantes. Nous ne connaissons dans le terrain éocène de la France qu'une seule espèce, L. Sorigneti.

 

 
description du genre par Duncan, 1889

A revision of the Echinoidea from the Australian Tertiaries, p.156

 

                    Genus Laganum.

Genus LAGANUM, Klein, 1734, Nat. Disp. Ech. edit. Paris, 1754, p. 92. Gray, 1825 (Lagana), Ann. Phil. n. s. vol. x. p. 427. Agassiz, 1841,  Monogr. d'Ech. viv. et foss. livr. 2, Les Scutelles, p. 105. Gray, 1856, Cat. Rec. Ech. Brit. Mus. p. 8. A. Agassiz, 1873, Revision, p. 516. Lovén, Études, 1874, pp. 47, 83. J. Bell, 1883, Ann. Mag. Nat. Hist. vol. xi. ser. 5, p. 130. Duncan, 1885, Journ. Linn. Soc., Zool. vol. xix. p. 206, pl. 31. (Amended.)

     Syn. Rumpltia, Desor, 1858; Polyaster, Michelin; Michelinia, Duj. ; Peronella, A. Agassiz.

     Test moderate in size and large; subpentagonal or ovoid at the swollen or thin margin, truncated posteriorly, longer ibn broad, very depressed dorsally, flat or slightly concave activally.

     Apical system small, more or less stellate ; madreporite central, with or without a curved furrow, into which enter a few water­pores ; genital pores four or five, upon the flanks of the madre­porite.

     Ambulaera much larger than the interradia, but with the petaloid parts rather narrow, moderately long, nearly closed distally, plates simple ; poriferous zones with minute simple porcs in a transverse row between the cousecutive large pairs ; interporiferous areas with very numerous transverse rows of pores for minute tentacles ; actinally and at the peristome is a short groove, straight and perforate ; buccal pores large. A single spheridium, covered, in each ambulacrum.

 

     Interradia narrow ; abactinally the highest plate is single, and actinally the plates are continuons, and the peristomial plate is single.

     Peristome small, central, polygonal, formed by ten ambulacral and five interradial plates. Jaws well developed, with the teeth superior and more or less inclined. 'Perignathic processes single ; interradial, short, bent, placed beyond the limits of the pyramids.

     Periproct small, inframarginal.

     Pillars and partitions only in concentric parallel series near the edge, within the test. Tubercles and surrounding miliaries scattered, similar, usually largest actinally. Spi nes short, dorsally cylindrical, slightly swollen, larger, longer, and cylindrical acti­nally, many around the neristome and periproct. Large slender tridactyle pedicellarire near the petaloid parts of the ambulacra ; others with expanded tops on projecting stalks very general.

     Fossil. Tertiary : Europe, Asia, Java, N.'Africa (Egypt), N. America.

     Recent. East Indian Islands, Philippines, Pacifie Islands, Japan, Persian Gulf, Red Sea, Mauritius, Zanzibar, Australia, Tasmania, New Zealand.

 

 

 
 

Laganum angulosum Herklots,1854

 
 
diagnose originale de l'espèce par Herklots, 1854

Fossiles de Java, description des restes fossiles d'animaux des terrains tertiaires de l'île de Java, recueillis sur les lieux par M. Fr. Junghuhn, 4ème partie, échinodermes, p.8

 
     Laganum angulosum, nouv. esp. Pl. II. Fig. 4.

          Catal. mus. n°. 457.

     Petite espèce à contour décagonal, les côtés qui correspondent aux aires interambulacraires antérieures de beaucoup plus grands que les autres.
     Le sommet est très haut; les bords n'étant que peu renflés la dépression est légère.
     Les pétales ambulacraires s'étendent au delà du mi-bord; elles sont étroites, peu élargies près de la base, effilées à l'extrémité et presque fermées.
     Les quatre pores génitaux sont très grands et se trouvent à l'extrémité de l'aire étroite interambulacraire.
     La surface entière du test est couverte de granules miliaires très serrés; en outre elle est parsemée de tubercules plus gros, assez espacés, qui sont plus grands sur la face inférieure.
     Celle-ci est profondément excavée. La distance de l'anus au bord est plus grande que le tiers du rayon.
     L'espèce est voisine du Laganum Peronii d'Agassiz, qui est si bien caractérisée par les pores génitaux considérablement éloignés du sommet.
     Dimensions: diamètre 22''' ; hauteur du sommet 5,5''', du bord 1,5'''.
     Localité: la partie intérieure de Tjidmnar. L.

Planche II (extrait)

   
 
 

Laganum angulosum Herklots,1854 - Pliocène, Tainan, Taiwan, 41mm (à gauche) et 36 mm (à droite)

 
 
     
 

 

 

Laganum laganum (Leske,1778)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Leske,1778

Additamenta ad iacobi theodori Klein naturalem dispositionem echindermatum, p.140

 

     Ad §. 84. et 86. Species VIII. Echinodisfcus Laganum. Tab. XXII. a. b. c.

     Coniungo has duas Kleinianas fpecies. Nam icones commemoratae nullas effentiales differentias offerunt, atque a pluribus Auctoribus pro vna fpecie habentus, praeterea Cl. van phelsvm figuram minorem T. XXII. c. Kleinianam ad rvmphii Zeereal refert, a quo feparat kleinivs : vnde, fi vel nonnullae adfint differentiae, eas dubias et incertas effe apparet.     Differt autem E. Laganum a prioribus fpeciebus.

      Tefta integra, non perforata, ambulacris petaloideis fubtiliffime ftriatis, vertice prominentiori, ano circulari, margini vicino.

     Color teftae eft albo flauefcens, peripheria ouata fubpentagona. Os obtufe pentagonum, anus vix lineae latitudine a margine diftat. In bafi quinque radii excausti, ex ore ftellae inftar extenduntur, bafinque in quique fere aequales areas diuidunt. Pars harum arcarum media aliquantum eft excauata. In vertice prominentiore faepe foucola imprefla eft, atque quinque formina ibi, inter ambulacra, patent.   Ambulacra funt oualia, apice fiffa ; pori ambulacrorum fobtilissima tantum ftria, nudis oculis non cognofcenda, cohaerent. Granula totam teftam obtegentia fimilia funt reliquarum fpecierum eminentiolis.

     In ominibus fere, quae vidi, mufeis conferuatur.

     linnevs hanc fpeciem non commemorat.

     An aldrov. muf. metall. p. 457. figurae vltimae hanc fpeciem fiftant, decernere non aufim : quamuis aliquo modo fimiles videantur.

     bocc. obf. p.296. vtrum figura fecunda dorfum huius fpeciei defcribat, an ad Echinodifcum orbicularem (p.208.) referenda fit, dubito : interim margo finuofus et ambulacra porofa, eam huic fpeciei adiungendam effe, probant.

 

     rvmph. amb. T. XIV. fig. E. p 36. Zeereal. Ambitus eius magis eft rotundus, quam Kleinianae icones, interim finuofus ; diametro palmae latitudinem aequat, marginibus tenuis, in media parte calami craffitiem habet, colore albefcente, vel dilute cinereo eft. In ambulacris ftriae transuerfae, poros connectentes cuidentius apparent, quam in noftra fpecie. Caeterum eorum figura, oris anique fitus et figura cum noftra conueniunt. Etfi itaque aliquo modo a noftra fpecie recedat, tamen hae diuerfitates non tantae funt, vt diuerfam fpeciem indicent.

     gvalt. teft. Tab. CX. fig. C. C. Echinodifcus fubrotundus, margine integro, finuofo, fubalbidus. gvaltiervs commemorat bonan. Claff. I. no. 33. fed in mea editione Claff. I. 20. numeros tantum habet, neque vllibi haec fpecies indicatur.

     sebae thef. III. Tab. XV. fig. 25. 26. Echiniplani fcutiformis fpecies altera. Icones bonae.

     plot. n. b. of Oxfordsh. p. 92. §.33. f. 12. Petrefactam hanc fpeciem haud dubie indicat. In vertice funt quatuor impreffa puncta, eftque infloar rogae foliorum diuifus : fubftantia eius lutefcens, non tamen lamellofa, neque annulis inftructa eft. plotivs radios ex duplici ordine transverfarium linearum compofitos, exterioresque longiores effe et ad marginem lapidis extendi perhibet, quod tamen in figura non apparet.

     In mufeo Trieriano duo fpecimina petrefacti huius Echinodifci bene conferuata, reperiuntur.

 

 
 

Laganum laganum (Leske,1778) - Pliocène, Tainan, Taiwan, 39 mm

 
 
     
 

 

 

 

Genre Cenofibula  Gasser,1994

Un nouveau Clypeasteroide de l'Eocene catalan, p.13-16

Espèce type  Cenofibula castriauliensis Gasser,1994 (désignation originale)

ibid.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bartonien

 

 

Cenofibula castriauliensis Gasser,1994

 
 
 

Cenofibula castriauliensis Gasser,1994 - Eocène moyen, Igualada, Barcelone, Espagne, 11 mm

 
 
     
 
 

Cenofibula castriauliensis Gasser,1994 - Eocène moyen, Igualada, Barcelone, Espagne, 16 mm

 
 
 

 

 

Genre Jacksonaster  Lambert & Thiery,1914

Essai de nomenclature raisonnée des échinides, p.313

Espèce type  Laganum depressum Agassiz,1841 (désignation subséquente de Lambert & Thiery,1914, Essai de nomenclature raisonnées des échinides, p.313)

Monographies d'échinodermes, des Scutelles, p.110

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Miocène - Actuel

 

 
 

 
 

Jacksonaster depressum Agassiz,1841, Pléistocène supérieur, Sud Hurghada, Egypte, 54 mm

 
 
     

 

 

Jacksonaster depressum Agassiz,1841, Pléistocène, Egypte, 53 mm

 
 
   
 
 

Jacksonaster depressum Agassiz,1841, Pléistocène, Jordanie, 46 mm

 
 
 
 

Jacksonaster depressum Agassiz,1841, Plio - Pléistocène, Egypte, 23 et 16 mm

 
 
   
 

 

 

 

Genre Peronella  Gray,1855

Catalogue of the recent echinida of sea eggs in the collection of the British Museum, p.13

Espèce type  Laganum peronii Agassiz,1841 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pléistocène - Actuel

Syn.

  • Lambertiella Checchia Rispoli, 1917, p.57 ; espèce type : Lambertiella pulchra Checchia Rispoli, 1917

 

 

Peronella archerensis (Twichell,1915)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Twichell,1915

The Mesozoic and Cenozoic Echinodermata of the United States, p.161

 

Laganum archerensis Twichell, n. sp.
Plate LXXV, figures 1a-d.

    Determinative characters.—Test small, subpentagonal to subdecagonal in marginal °titane. General form subdiscoidal, upper surface very low, nearly parallel with lover surface, with a slightly concave ring involving most of ambulacral petals between the faintly tumid apical region and the notably thickened margin. Highest part of test along anterior margin. Lower surface flat. Ambulacral petals subelliptical, extending two-thirds the way to the margin, ends closed. Apical system_ slightly excentric anteriorly, with four genital porcs set unusually far apart. Peristome small, pentagonal, central; ambulacral grooves simple, straight lines flanked by finely granulated areas, the five constituting a peristomial star. Periproct small, transversely suboval, about one-fourth the way from margin to peristome.

     Dimensions.—Length 18 millimeters ; width 16 millimeters; height 3.5 millimeters.

     Description.—Only a single specimen of this new Laganum lias been discovered. It was found at Archer, Fla., whence the name here given. The test is small, subpentagonal or sub­decagonal iu marginal outline. The whole form is greatly depressed; subdiscoidal, the upper surface being practically parallel with the lower; the apical region faintly tumid, the area between the apical region and the margin slightly concave; the margin notably thick-ened, slightly less so posteriorly than anteriorly. The lower surface is flat. The highest part of the test is along the surface of the anterior margin, from whence the upper surface slopes gently to the posterior margin, the central tumidity being hardly any higher than the sicle margins.

     The ambulacral petals are subelliptical, extending about two-thirds the way to the margin, the larger part of each petal being depressed so as to form a part of the concave ring on the upper surface, the ends of the petals practically closed. The poriferous zones are rather wide, about half as wide as the interporiferous areas, the proximal ends poorly defined, the inner row of pores round, the outer row slitlike, the pairs of pores conjugated.

     The interambulacral areas are very narrow, especially at the margin, where they are hardly more than one-third as avide as the ambulacral areas. The whole surface of the test, including the interporiferous areas and apical region, is covered with small tubercles set in deep scrobicules, which are larger on the under surface.

 

      The apical system is slightly excentric anteriorly at the summit of the faintly tumid central area. There are four large genital pores, set unusually far apart, the anterior pair being neetrer together than the posterior pair. The poriferous zones could not be seen to corne together at the proximal ends, and the perforations in the radial plates coulcl not be discerned on the specimen.   

The peristome is small, central, pentagonal. The ambulacral grooves each consist of a central impressed hne and two narrow areas of fine granulation which are bounded by faint lines; these grooves are quite distinct for a short distance from the peristome, thus constituting a well-defined peristomial star, they then become gradually less distinct, so that as the margin is approached they can hardly be discerned.

      The periproct is small, about half the diarneter of the peristome, transversely suboval, about one-fourth the way from the margin to the peristome.

     Related forms.—L. archerensis is most closely related to L. dalli, but can be easily dis­tinguished by the concave ring on its upper surface, by its narrower petals, its less depressed and narrower poriferous zones, and by having its periproct doser to the margin. It is also allied to L. floridanum, but lias a less regularly oval marginal outliue and a larger petaloidal area. It (Mers from L. crustuloides in being lower centrally, in having a concave ring on its upper surface, and in having n flat lower surface.

     Locality.—Archer, Fla.

     Geologic horizon.—Vicksburg group, lower Oligocene.

     Collection.—U. S. National Museum (164667a).

planche LXXV (extrait)

   

 

 
Holotype, conservé au Smithsonian National Museum of Natural History
figuré in twitchell in Clark & Twitchell, 1915,   Mesozoic and Cenozoic Echinodermata of the United States, p.161
 
Catalog Number: USNM MO 164667 A
Collection Name: Echinodermata Echinoidea Type
Scientific Name (As Filed): Laganum archerensis Twitchell in Clark & Twitchell
Type Status: Holotype
EZID:

http://n2t.net/ark:/65665/35aadb33d-d56f-4180-a18e-1248d178b06b

 
 
 

Peronella archerensis (Twichell,1915) - Eocène Moodys Branch Formation, Yankeetown, Floride, U.S.A., 20 mm

 
 
     

 

Peronella lesueuri (Agassiz,1841)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Agassiz,1841

Monographies d'échinodermes, Echinites, Famille des Clypéastroides, seconde monographie, des Scutelles, p.116

 

VIII. Laganum lesueuri Val.

Tab. 24, fig. 3-6.

     C'est la plus grande espèce du genre ; elle atteint jusqu'à 5 1/2 pouces de longueur sur 5 pouces de large. La hauteur est peu considérable, elle n'atteint pas même 1. pouce dans les plus grands exemplaires. Le bord n'est point renflé comme dans les espèces du type du Lag . Bonani, et par la même raison il n'existe point de dépression entre ce dernier et le sommet. Le pourtour du test est polygonal, et l'on remarque une espèce de troncature en face de chaque ambulacre ; ensorte que si l'on voulait préciser rigoureusement les contours du test, on trouverait qu'il est décagonal. Ces troncatures ambulacraires sont toujours plus petites que la partie qui correspond aux aires interambulacraires. Au rebours des espèces précédentes, le côté antérieur est sensiblement plus large que le côté postérieur. Les pétales ambulacraires se font remarquer par leur étroitesse, comparée à la grandeur du test ; ils sont tout d'une venue, et, au lieu de s'arrondir, ils sont comme tronqués à leur extrémité. L'espace intermédiaire entre les zones porifères est plus large que ces zones elles—mêmes. Les pores oviducaux sont très apparens , mais au nombre de quatre seulement , situés à l'extrémité des rayons du corps madréporiforme , qui affecte la forme d'une étoile à cinq rayons très prononcés et échancrés à leur extrémité (voyez dans la fig. 6 , la rosette apiciale grossie). Il m'a été impossible d'apercevoir les trous ocellaires ; cependant je ne doute pas qu'ils n'existent dans les sinus du corps madréporiforme , au sommet des ambulacres. La face inférieure est complètement plane. L'ouverture buccale est centrale et circulaire ; sur son pourtour se voient les tubes branchiaux qui ont à leur extrémité plusieurs ouvertures plus ou moins distinctes (voyez fig. 5 , qui représente la bouche grossie). La rosette buccale n'est pas bien distincte ; quant aux sillons ambulacraires, ils sont très marqués près du centre et criblés d'une quantité de pores microscopiques , mais ils disparaissent vers le bord. Les aires interambulacraires sont excessivement étroites à la face inférieure, où elles se présentent sous la forme de bandes indistinctement limitées ; c'est dans une de ces bandes que s'ouvre l'anus , qui est très rapproché du bord. Sa forme est circulaire , mais il semble percé obliquement de dehors en dedans. Une granulation très uniforme recouvre toute la surface du test. Les tubercules spinifères , un peu plus gros à la face ,inférieure qu'à la face supérieure , naissent du milieu d'une dépression très prononcée, et l'espace intermédiaire est garni d'une quantité de tubercules miliaires. Les soies, même celles qui s'articulent aux

 

tubercules spinifères, sont très grêles; mais examinées à la loupe , elles se montrent distinctement carénées (fig. 3 b), et si l'on vient à les observer sous un plus fort grossissement, on trouve que ces carènes sont hérissées de petites dentelures très acérées (fig. 3 c).

     La cavité intérieure n'a ni cloisons ni piliers, et le réseau de cellules n'existe que sur les bords, où il est cependant plus varié que dans le Lag. Bonani. La rosette apiciale interne affecte la forme d'une étoile composée de cinq rayons, qui s'étendent dans les aires interambulacraires et à l'extrémité desquelles s'ouvrent les pores génitaux. La carène qui correspond à l'aire interambulacraire ne diffère des autres qu'en ce qu'elle est un peu plus forte et qu'elle n'a point de pore génital; au reste sa forme et sa structure sont les mêmes.

     Cette espèce a été rapportée par Péron et Lesueur de leur voyage aux terres australes et par M. Plée de la Guadeloupe. Je n'en connais pas d'autres exemplaires que ceux du Muséum de Paris. C'est M. Valenciennes qui le premier a reconnu les caractères spécifiques qui la distinguent du Laganum tonganense.

     Ainsi que je l'ai dit plus haut, lorsqu'on aura une connaissance plus approfondie de ses rapports anatomiques , cette espèce devra probablement former le type d'un genre à part , auquel se rapporteront également les Laganum elongatum et rostratum et peut–être aussi le L. tonganense.

planche 24 (extrait)

   

 

 
 

Peronella lesueuri (Agassiz,1841), Pléistocène supérieur, Mid-West district, région de Leeman, Western australia, 117 mm

 
 
 
 

Peronella lesueuri (Agassiz,1841), Pléistocène supérieur, Mid-West district, région de Leeman, Western australia, 87 mm

 
 
 

 

Genre Rumphia  Desor,1858

synopsis des échinides fossiles, p.229

Espèce type  Laganum rostratum Agassiz,1841 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Miocène - Actuel

Syn.

  • Polyaster Michelin, 1859, non Gray, 1840

  • Peronellites Hayasaka & Morishita, 1947, p.101 ; espèce type : Peronellites ovalis Hayasaka & Morishita,1947

 

 

Rumphia orbicularis (Leske,1778) - Pléistocène supérieur, Bilbra formation, Outback district, Western Australia, 20 mm

 
 
 
 
 

Rumphia orbicularis (Leske,1778) - Pléistocène, Dampier Limestone, Western Australia, 20 mm

 
 

 

Rumphia ova (Mc Namara,1996), Pliocène supérieur, Australie de l'Ouest, 30 mm

 

 

Rumphia ricta (Gregory,1892)

 

diagnose originale de l'espèce par Gregory, 1892

Further additions to Australian fossil Echinoidea, p.433

Species, Laganum decagonale, Lesson. Var. rictum, n. var. Pl. XII. Fig. 1.

   

     Diagnosis (of the Variety).

     Form : elongated elliptic ; the posterior end is longer and narrower than the anterior ; the anterior end is semicircular ; the sides taper backward. The base is flat ; the margins are tumid, and are separated from the slightly conical apex by either a flat platform or a slight broad depression.

     Ambulacra : Petals extend two-thirds of the distance from the apex to the ambitus ; the lateral pairs are equal in length ; the anterior ambulacrum is the longest. The petals are sharply closed below ; the width of the pore area expands rather gradually to the distal end of the petal, then is there closed somewhat abrubtly. The interporiferous areas are large, and taper slightly to the blunt distal end.

     Apical system : at the apex of the test. The madreporite is raised, large, and central. There are four large genital pores. Of the radial (ocular) pores the right antero-lateral is very large ; those of the right postero-lateral and left antero-lateral ambulacra are small ; the left postero-lateral pore is not developed.

     Peristome : mouth somewhat pentagonal ; large ; the width is half as much again as the length. It is situated before the centre. There are no interradial actinal furrows.

     Periproct : the anus is large and almost circular ; it is close to the margin.

   

     Distribution. - Cainozoic. Shark's Bay, West Australia.

Collected by Harry Page Woodward, Esq., F.G.S.

     Affinities and Differences. - The specimen on which this species is founded is unquestionably a very close ally of Laganum decagonale, Less., though as to whether it should be regarded as a variety or a distinct species, I do not care to express an opinion on a single specimen. It differs from that

 

species by the elliptical and somewhat pentagonal shape of the mouth, and the absence of the five interradial furrows which radiate from the mouth. The British Museum contains a large series of specimens of that species, but the circular form of the mouth is constant ; the actinal depressions do vary in debree of development, but I have not seen one in which it is not quite distinct. These two characters may not improbably be of specific value.

     The shape of the test differs from the normal decagonal form ; but some specimens of the species have a form identical with the fossil.

     Herklots figured a specimen from the Java Tertiaries as Scutella decagona, n. sp., Martin referred this to Peronella decagonalis, Ag., and included L. angulosum, Herklots, as a synonym ; but as Herklots neither figured nor described the actinal side, a certain amount of doubt must remain as to the accuracy of this determination. As the present variety differs from the previously known species in the same points as L. decagonalis, it need not be compared more closely with them.

planche XII (extrait)

   

 

 

Rumphia ricta (Gregory,1892), Pléistocène moyen - Shark Bay district, Australie occidentale, 65 mm

 
 

Rumphia ricta (Gregory,1892) - Lutétien supérieur, Gironde, 27 mm

 

Genre Sismondia  Desor,1857

synopsis des échinides fossiles, p.225

Espèce type  Scutella occitana Defrance,1827 (désignation subséquente de Pomel (1883) Classification méthodique et genera des echinides vivants et fossiles, p.72)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène moyen - Miocène inférieur

Syn.

  • Sismondaea Meyer-Eymar, 1897, p.2 ; nomen vanum

 

 

Sismondia occitana (Defrance,1827)

 

diagnose originale de l'espèce par Defrance, 1827

Dictionnaire des sciences naturelles, tome XLVIII, p.231

     Scutelle du Languedoc : Scutella occitana , Desf.; Parkinson , Org. rem., tom. 3, pl. 3 , fig. 8. Corps ovale, un peu épais, aplati, portant en dessus cinq ambulacres très-marqués, ouverts aux bouts qui vont aboutir jusqu'au bord ; l'anus est placé entre ce dernier et la bouche : le plus grand diamètre est de sept lignes et demie. Ce fossile est indiqué avoir été trouvé dans le Languedoc. Parkinson annonce qu'on l'a trouvé à Vérone.

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, échinides éocènes, tome 2, p.272

N° 222. - Sismondia occitana (Defrance),

Desor, 1857.

Pl. 271, 272 et 273, fig.1-6.

 

 

P. 45; R. 8.

     Espèce de taille moyenne, subpentagonale, arrondie et un peu rétrécie en avant, plus dilatée et subtronquée en arrière. Face supérieure déprimée, à peine saillante au milieu, épaisse sur les bords. Face inférieure plane, subconcave aux approches du péristome. Sommet am­bulacraire presque central, un peu rejeté en avant. Aires ambulacraires subpétaloïdes, légèrement renflées, descendant très bas, largement ouvertes à l'extrémité, se rétrécissant à la base, pour s'élargir vers l'ambitus. Zones porifères plus ou moins développées, com­posées de pores presque égaux, un peu allongés, unis par un sillon subflexueux, disposés par paires obliques que sépare une bande de test étroite et finement granu­leuse. Chez certains exemplaires, quelques tubercules plus gros et identiques à ceux qui couvrent le test pénètrent dans les zones porifères. Zone interporifère assez large, occupant l'espace de deux au moins des zones porifères. La face inférieure est marquée quel­quefois de cinq sillons très atténués, le plus souvent non distincts. Tubercules petits, serrés, scrobiculés, homo­gènes, partout très abondants, un peu plus espacés à la face supérieure. Granulation intermédiaire très fine. Péristome subpentagonal, s'ouvrant dans une dépression souvent très profonde de la face inférieure. Périprocte petit, elliptique, à fleur de test, plus rapproché du bord postérieur que du péristome. Appareil apical bombé, subpentagonal ; plaque madréporiforme assez grande, couverte de tubercules identiques à ceux qui garnissent la surface du test, marquée de quatre pores génitaux s'ouvrant sur les bords de la plaque, les deux antérieurs plus rapprochés que les deux autres.

     Nous connaissons de cette espèce un très grand nom­bre d'exemplaires de toute taille. Leur forme générale, quelque soit leur âge, est toujours subpentagonale, déprimée en dessus, épaisse sur les bords avec une étoile ambulacraire légèrement renflée, un péristome assez enfoncé et un périprocte éloigné du bord. L'espèce varie dans quelques-uns de ses caractères : le som­met, le plus souvent déprimé, quelquefois cepen­dant un peu bombé, est plus ou moins excentrique en avant. Les zones porifères sont plus ou moins longues, ainsi que la zone interporifère qui les sépare. La face inférieure, toujours un peu déprimée, est, dans certains exemplaires, profondément excavée, sans qu'il soit pour cela possible de les séparer du type, car on arrive à cette excavation par des passages insensibles. La position du périprocte varie également ; si, dans le plus grand nombre des échantillons, il est intermédiaire entre le bord postérieur et le péristome, chez quelques autres il est plus rapproché du bord antérieur, tandis que chez d'au­tres, et notamment dans les individus jeunes, il est plus voisin du péristome. Le pourtour, toujours pentagonal, est parfois un peu onduleux. Nous rapportons à notre espèce un exemplaire d'une taille exceptionnelle qui, malgré son contour subsinueux et son étoile ambu­lacraire cessant d'être pétaloïde à une assez grande dis­tance de l'ambitus, ne saurait être séparée du type. Signalons encore un exemplaire chez lequel, dans les cinq aires ambulacraires, les zones porifères externes sont composées de pores inégaux, plus ou moins allongés et très irrégulièrement disposés.

     M. Benoist nous a communiqué un échantillon re­cueilli à Vertheuil et présentant le caractère anormal d'avoir le diamètre transversal de quelques millimètres plus étendu que le diamètre antéro-postérieur ; le péri­procte est en même temps un peu plus rapproché du bord postérieur. Ces différences ne nous ont pas paru de nature à séparer cet exemplaire, unique jusqu'ici, du S. occitana.

     L'espèce se rencontre à Valognes (Manche) et aussi à Cambon (Loire-Inférieure) ; elle y est beaucoup plus rare que dans le Médoc. Nous n'en connaissons que quelques exemplaires de Yalognes et un seul de Cambon. Ces échan­tillons, de petite taille, présentent parfaitement la phy­sionomie du type, et ne diffèrent par aucun caractère des individus de même dimension du Médoc. Ils sont inté­ressants en ce qu'ils établissent l'extension géographique de cette espèce, si abondamment répandue dans la Gironde.

     Individu de grande taille : hauteur, 10 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 34 millimètres: diamètre transversal, 33 millimètres.

     Individu de taille moyenne, un peu allongé : hauteur, 8 millimètres et demi ; diamètre antéro-postérieur, 45  mil­limètres; diamètre transversal, 22 millimètres:

     Individu de petite taille, hauteur, 5 millimètres ; dia­mètre antéro-postérieur, 13 millimètres ; diamètre trans­versal, 12 millimètres 1/2.

 

Individu de très grande taille, subsinueux au pourtour : hauteur 11 millimètres ; diamètre antéro-postérieur et diamètre transversal, 44 millimètres.

     Individu à diamètre transversal plus étendu que le diamètre antéro-postérieur : hauteur, 8 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 33 millimètres; diamètre transversal, 35 millimètres.

     Rapports et différences. - Cette espèce, telle qu'elle est circonscrite et malgré les nombreuses variations qu'elle présente, sera toujours reconnaissable à sa forme pentagonale, déprimée en dessus, épaisse sur les bords ; à sa face inférieure plus ou moins concave; à ses aires ambulacraires larges , subpétaloïdes ; à ses zones pori­fères formées de pores allongés, étroits, presque égaux, unis par un sillon, séparés obliquement par de petites bandes de test finement granuleux ; à son péristome pentagonal, enfoncé, garni de tubercules d'autant plus tins et serrés qu'ils se rapprochent du bord; à son périprocte petit, arrondi, à fleur de test ; à son appareil apical ren­flé, garni de tubercules, muni de quatre pores génitaux.

     Localité. — Cette espèce est extrêmement abondante dans le Médoc et dans le Blayais ; elle a été recueillie à Fompetites, à Fontgrand et à Marbuzet, dans les couches inférieures où elle est assez rare; elle abonde dans les couches supérieures à Marbuzet, dans les tranchées du chemin de fer, à Saint-Estèphe, à Montrose, au Lazaret et au Pouyalet, à Blaignan et au Parc, à Moulis, Dones­san, Pauillac, Margaux, Plassac, Bourg-sur-Gironde (son­dage de Millesecousses), Villeneuve-sur-Gironde, La Lus­tre, Marcamps, Montignac , Blaignan, Saint-Germain d'Esteuil, Marmisson, Le Talle (commune de Saint­Seurin de Cadourne), Meynieu, etc. (Gironde). Très abondant. — Valognes , Ste-Colombe (Manche); Cambon (Loire-inférieure). Rare. Éocène moyen.

     École des mines de Paris, collection de la Sorbonne, Faculté des sciences de Bordeaux, collections Raulin, Linder, Benoist, Deserces, Degrange-Touzin, Gauthier, P. de Loriol, Peron, Cotteau, etc.

     Explication des figures. — Pl. 271, fig. 1, S. occitana, vu de côté; fig. 2, face supérieure; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, appareil apical et aire ambulacraire antérieure, grossis ; fig. 5, pores ambulacraires plus fortement gros­sis; fig. 6, autre exemplaire subconvexe à la face supé­rieure, vu de côté; fig. '1, face supérieure ; fig. 8, face inférieure; fig. 9, tubercules grossis, pris sur la face su­périeure; fig. 10, autre exemplaire, de taille plus petite, vu de côté ; fig. 11, face supérieure ; fig. 12, face infé­rieure, tous ces exemplaires de ma collection ; fig. 13, individu jeune à périprocte éloigné du bord. — Pl. 272, fig, 1, S. occitana, variété un peu onduleuse sur les bords, de ma collection, vue de côté ; fig, 2, face infé­rieure; fig. 3, autre exemplaire, de ma collection, vu sur la face supérieure; fig. 4, portion de l'aire ambu­lacraire, montrant l'irrégularité des pores externes; fig. 5, autre exemplaire, de forme allongée, avec périprocte, rapproché du péristome, vu sur la face infé­rieure ; fig. 6, autre exemplaire, de Sainte-Colombe (Manche), de la collection de l'Institut catholique (Sori­guet), vu de côté ; fig. 7, face supérieure ; fig. 8, face inférieure; fig. 9, exemplaire de petite taille, de Valognes (Manche), de la collection de l'Institut catholique (Soli-guet), vu de côté ; fig. 10, face supérieure ; fig. 11, face inférieure ; fig. 12, exemplaire de grande taille, de Vertheuil (S. girundica, Mathèron), de ma collection, vu sur la face supérieure; fig. 13, autre exemplaire, désigné par Tournouer sous le nom de S. girundica, collection de l'Institut catholique (Tournouer), vu sur la face inférieure. —PI. 273, fig. 1, S. occitana, de Cambon, du muséum de Nantes, vu de côté ; fig. 2, face supérieure, fig. 3, face in­férieure ; fig. 4, exemplaire à diamètre transversal plus étendu que le diamètre antéro-postérieur, de Vertheuil, de la collection de M. Benoist, vu de côté ; fig. 5, face supérieure; fig. 6, face inférieure.

planche 271, 272, 273 (extraits)

 

 

Sismondia occitana (Defrance,1827), Lutétien supérieur, Gironde, 27 mm

 
   
 

 
 

Sismondia archiaci Cotteau,1883

 
 

diagnose originale de l'espèce par Cotteau,1884

Sur les échinides éocènes de Saint-Palais (Charente-Inférieure), p.117

 

     Sismondia Archiaci, Cotteau. - d'Archiac avait réuni par erreur cette espèce à l'Echinocyamus subcaudatus, Des Moulins. Elle est fréquente à Saint-Palais, et nous avons sous les yeux un grand nombre d'exemplaires très variables dans leur forme et leur taille, mais reconnaissables à la position du périprocte, toujours placé à la même distance du bord postérieur ; aucun d'eux ne saurait être rapproché de l'Echinoc. subcaudatus du terrian tertiaire d'Antibes.

 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, échinides éocènes, tome 2, p.262

 

N° 219. - Sismondia archiaci, Cotteau,1883

Pl. 268

 

 

     Espèce de taille et de forme très variables, ordinairement plus longue que large, arrondie en avant, un peu dilatée en arrière, quelquefois subcirculaire. Face supérieure déprimée, plus ou moins épaisse, parfois un peu renflée dans la région antérieure. Face inférieure plane, légèrement concave aux approches du péristome. Sommet ambulacraire subcentral, rejeté en avant. Aires ambulacraires subpétaloïdes, allongées, ouvertes à leur extrémité, tout en se rétrécissant et s'arrondissant un peu, presque égales, les aires postérieures cependant plus étendues que les autres. Zones porifères composées de pores inégaux, les externes étroits, allongés, les internes petits et arrondis, mais la différence est à peine sensible, et le sillon qui les unit, très atténué, n'est visible que dans les exemplaires bien conservés. Zone interporifère à fleur de test, à peine bombée, occupant un espace double de l'une des zones porifères. Tubercules partout serrés, abondants, scrobiculés, un peu plus espacés aux approches de la bouche. Péristome central, subcirculaire, placé dans une dépression peu accusée de la face inférieure. Périprocte petit, ovale, à fleur de test, s'ouvrant au tiers de l'espace compris entre le bord postérieur et le péristome. Appareil apical bombé, subpentagonal ; plaque madréporiforme grande, tuberculeuse, munie de quatre pores génitaux s'ouvrant sur la plaque elle-même, les deux pores antérieurs plus rapprochés que les deux autres.

     Nous connaissons cette espèce à différents âges ; elle est plus ou moins épaisse, mais toujours aplatie et à peine renflée au milieu ; variable dans sa forme tantôt presque circulaire, tantôt oblongue et sensiblement rétrécie en avant, elle est quelquefois régulièrement ovale. Malgré la différence de taille et de forme, la position du périprocte ne paraît éprouver aucune modification.

     Individu subcirculaire : hauteur, 5 millimètres; diamètre antéro-postérieur, 22 millimètres et demi ; diamètre transversal, 22 millimètres.

     Individu jeune : hauteur, 2 millimètres; diamètre antéro-postérieur, 9 millimètres ; diamètre transversal, 8 millimètres.

     Rapports et différences. - Celte espèce a été décrite et figurée pour la première fois par d'Archiac et rapportée à tort à l'Echinocyamus subcaudatus, Des Moulins, d'Antibes, espèce bien différente que nous décrivons plus loin. En 1883, nous avons fait cesser cette confusion, en donnant à l'espèce de Saint-Palais le nom de Sismondia Archiaci. Bien que les pores ambulacraires

 

soient à peine inégaux et faiblement conjugués, nous avons cru devoir placer cette espèce parmi les Sismondia. Elle ne saurait être confondue avec le S. occitana, qui est plus épais, beaucoup plus régulier dans sa forme pentagonale, et dont le périprocte est toujours plus éloigné du bord postérieur. L'espèce se rapproche davantage du Sismondia Cailliaudi, mais elle s'en distingue par plusieurs caractères que nous indiquerons plus loin, en décrivant cette dernière espèce.

     Localités. - Saint-Palais (Charente-Inférieure). Abondant. Éocène moyen.

     Collection de la Sorbonne (Hébert), Faculté des sciences de Bordeaux (M. Croizier), collections de Loriol, Raulin, Deserces, Degrange-Touzin, Gauthier, Cotteau.

     Explication des figures. - Pl. 268, fig. 1, S. Archiaci, variété circulaire, vue de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig, 4, exemplaire de petite taille, rétréci en avant, vu de côté ; fig. 5, face supérieure ; fig. 6, face inférieure ; fig. 7, autre exemplaire, vu sur la face supérieure ; fig. 8, appareil apical et aires ambulacraires, grossis ; fig. 9, autre exemplaire, vu de côté ; fig, 10, face supérieure ; fig. 11, péristome grossi ; fig. 12, variété déprimée, vue de côté ; fig. 13, face supérieure. Tous ces exemplaires de ma collection.

planche 268 (extraits)

   

 

 
figuré, conservé au Musée National d'Histoire Naturelle de Paris
figuré in Roman & Cahuzac, 1992, Une riche faune d'échinoïde de l'Eocène d'Angoumé (Sud-Aquitaine, France), p.118
 

http://coldb.mnhn.fr/catalognumber/mnhn/f/r09050

spécimen MNHN.F.R09050

crédit RECOLNAT (ANR-11-INBS-0004) Peter MASSICARD

Roman, p. 118 pl. 2 fig. 4 à 6

 

 

 

 

Sismondia archiaci Cotteau,1883, Lutétien , Charente Maritime, 23 mm

 
 

 

 

Sismondia intermedia Fabre, Lutétien , Médoc, 13 mm

 
 
   
 

 
 

Sismondia testudo Cotteau,1891

 
 

diagnose originale de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, échinides éocènes, tome 2, p.265

 

N° 220. - Sismondia testudo, Cotteau,1891

Pl. 269, fig.1-5.

 

     Espèce de petite taille, allongée, étroite et arrondie en avant, dilatée et subtronquée en arrière. Face supérieure renflée en forme de toit, déclive sur les côtés, tranchante vers l'ambitus. Face inférieure relevée latéralement, concave dans le sens du diamètre antéro-postérieur. Sommet ambulacraire subcentral, un, peu rejeté en avant. Aires ambulacraires légèrement pétaloïdes, médiocrement développées, arrondies et très ouvertes à l'extrémité, inégales, l'aire antérieure plus large et plus ouverte que les autres. Zones porifères assez larges, arrondies, formées de pores un peu inégaux, les externes subvirgulaires, les autres plus petits et plus ronds, paraissant à peine conjugués, disposés par paires obliques. Zone interporifère superficielle, à peu près de même largeur que l'une des zones porifères, garnie, comme l'espace qui sépare les paires de pores, de petits tubercules identiques à ceux qui couvrent le test. A la face inférieure, les sillons ambulacraires simples sont assez distincts. Tubercules fins, scrobiculés, espacés surtout aux approches du péristome, un peu plus serrés vers l'ambitus, Granulation intermédiaire fine, abondante, homogène. Péristome pentagonal, à fleur de test, relevé au milieu de la dépression longitudinale qui partage la face inférieure. Périprocte Très petit, arrondi, placé à peu de distance du bord postérieur. Appareil apical muni de quatre pores génitaux s'ouvrant sur le bord de la plaque madréporiforme qui est grande et garnie de tubercules, les deux pores génitaux antérieurs plus rapprochés que les deux autres.

     Nous ne connaissons que deux exemplaires de cette petite espèce. Chez le plus gros, le périprocte est un peu plus éloigné du bord postérieur que chez le plus petit ; les autres caractères sont identiques.

     Rapports et différences. - Cette espèce, bien que ses caractères génériques ne soient pas très nettement accusés, nous a paru devoir se ranger parmi les Sismondia ; son périprocte placé à quelque distance du bord, ses aires ambulacraires affectant une forme pétaloïde, bien que ses pores soient

 

presque égaux, ne permettent pas de la réunir aux Scutellina, dont les pores ne sont jamais pétaloïdes. Notre espèce se distingue nettement de ses congénères par sa forme allongée, par sa face supérieure [renflée en forme de toit, par sa face inférieure évidée dans le sens du diamètre antéropostérieur, par son périprocte rapproché du bord.

     Localité. - Saint-Palais (Charente-Inférieure). Très rare. Éocène moyen.

     Collection Degrange-Touzin.

     Explication des figures. - Pl. 269, fig. 1, S. testudo, vu de côté ; fig.2, face supérieure; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, région postérieure ; fig. 5, appareil apical et aires ambulacraires, grossis; fig. 6, portion de la face inférieure, grossie ; fig. 7, portion inframarginale de la face postérieure, grossie.

 

planche 269 (extrait)

   

 

 
 

Sismondia testudo Cotteau,1891, Bartonien, Calcaire de Blaye, Médoc, 8 & 10 mm

 
 
   
 

 
 

Sous-famille Neolaganinae  Durham,1954

description succinte : Laganidae avec structure d'assules pseudo-composée sur les ambulacres. Plaques basicoronales arrangées pentagonalement.

 
 
 

Genre Neolaganum  Durham,1954

Classification of clypeasteroid echinoids, p.146

Espèce type  laganum archerensis Twitchell, 1915 par désignation originale

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène supérieur

 
 

diagnose originale du genre par durham, 1954

Classification of clypeasteroid echinoids, p.146

 

Genus Neolaganum Durham

Neolaganum Durham, 1954, Jour. Paleont., vol. 28, p. 680.

     Type species : Laganum archerensis Twitchell, orig. desig.

(Figs. 15, f ;  30, b)

     Small to medium-sized, slightly pentagonal, flattened "laganid" echinoids; oral surface flat, apical area slightly raised, upper surface of test very slightly depressed inside margin at end of petals; petals elongate, slightly raised, almost closed, length two-thirds radius of test; porepairs conjugate, outer pore elongate; plates within petals "compound," composed of dyads and triads; apical system slightly anterior; 4 genital pores with 2 posterior pores more distally situated than 2 anterior pores; hydropores in a branching groove as in Laganum; periproct on oral surface, about one-fourth distance from margin; peristome small, slightly anterior; simple ambulacral food grooves, extending about halfway to margin ; basicoronal plates large, forming a pentagon around peristome, ambulacral plates about one-half as wide as adjacent interambulacral plates; first pair of post-basicoronal interambulacral plates elongated, extending nearly to ambitus, 2 or 3 small additional plates between them and ambitus.

     This genus is characterized by the rather small number of plates on the oral surface and the groove on the madreporite into which the hydropores open. This groove, the more pentagonal shape, especially posteriorly, and the flat or nearly flat oral surface distinguish this genus from Weisbordella.

     The presence of the groove in the madreporite in the laganid echinoids has had but little attention, yet according to the present studies it is widely present and significant, being characteristic of Laganum but not present in Peronella, for instance. It seems to be widely present in the neolaganids, although there are a number of species that have not been examined. The available data seem to indicate that it is at least of generic significance. For instance, on other grounds (flatness of oral surface) Cooke (1942) referred Laganum archerensis (with groove) to Rumphia Desor, and Peronella caribbeana (without groove) to Peronella Gray. In the present studies the groove in the madreporite seems to be a more significant difference. If these differences should be found to be of lesser value, Neolaganum should have priority over Weisbordella.

     The type species is from the upper Eocene of the Gulf Coast.

 

Neolaganum durhami Cooke, 1959

 
 

diagnose originale de l'espèce par Cooke,1959

Cenozoic Echinoids of Eastern United States, p.52

 

Neolaganum durhami Cooke, n. sp.

Plate 21, figures 5-7

Rumphia archerensis (Twitchell). Cooke, 1942, Jour. Paleontology, v. 16, no. 1, p. 27, pL 2, figs. 11-13.

Peronella archerensis (Twitchell). Fischer, 1951, Florida Geol. Survey Bull. 34, pt. 2, p. 58, pl. 2, fig. 3; text figs. 2-3.

Neolaganum archerensis (Twitchell). Durham, 1954, Jour. Paleontology, v. 28, no. 5, text fig. 28.

Neolaganum archerensis (Twitchell). Durham, 1955, California Univ. Pub. Geol. Sci., v. 31, no. 4, text figs. 15f, 30b.

     Horizontal outline broadly oval to subdecagonal ; upper sicle slightly tumid at the apex, depressed submarginally ; margin usually thick, rounded ; lower side flat. Apical system nearly central; four genital pores rather far apart; hydropores in crooked grooves. Petals long, extending nearly three-fourths the radius, equal, spatulate; poriferous zones nearly as wide as the interporiferous zones, nearly closed distally, open at the apex; inner pores circular or oval, outer pores elongated ; plates compound. Peristome small central, pentagonal; teeth usually preserved; five pairs of large buccal pores. Ambulacral grooves straight, extending nearly halfway to the margin. Periproct small, circular, about three-fourths the radius from the peristome. Tubercles small, sunken, numerous. Internai concentric passageways near the margin.

     Length of type 29 mm; width 26.5 mm; height 4.9 mm.

     Occurrence.-Florida : Quarry of the Williston Shell Rock Company 3 miles north of east of Newberry, Alachua County (USGS 14177, W. C. Mansfield and C. W. Mumm). 3.5 miles northeast o! Newberry (USGS 14178, W. C. Mansfield and C. W. Mumm) Pit 3 miles north o! Newberry (USGS 13843, W. C. Mansfield and F. S. MacNeil). Niions, Levy County (USGS 355, L. C. Johnson). Pit between Inglis and Yankeetown, Levy

 

County (USGS 14544, C. W. Cooke and W. D. Havens). With­lacoochee River in W% sec. 3 T. 17 S., R. 16 E (USGS 18749, type, A. G. Fischer). Withlacoochee River in W% sec. 4, T. 17 S., R. 16 IL (USGS 18755, A. G. Fischer and J. E. Banks). Borrow pit on north aide of higbway in SW% sec. 33, T. 13 S., R. 15 E. (A. G. Fischer and J. E. Banks). Polk County oll well, depth nnknown (USNM 498994, Floride Geol. Survey).

     Geologic unit.-Late Eocene, Inglis limestone and Ocala limestone.

     Type.-USNM 562290a; paratype, USNM 562290b.

     Figured specimen.-USNM 562289.

Remarks.-Neolaganum durhami is about twice as large as N. dalli, proportionately thinner, and its tubercles are much closer together.

planche 21 (extrait)

   

 

 
 

Neolaganum durhami Cooke, 1959 - Eocène, Ocala limestone, Lafayette Cty, Floride, U.S.A., 34 mm

 
 

 

Genre Cubanaster  Sanchez Roig,1952

El genero Cubanaster (Equinidos fosiles irregulares). p.3

Espèce type  Jacksonaster torrei Lambert in Sanchez Roig, 1926 par monotypie

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène moyen - fini Eocène

 
 
 

Cubanaster torrei Lambert in Sanchez Roig, 1926

 
 
 

Cubanaster torrei Lambert in Sanchez Roig, 1926 - Eocène supérieur, Chiapas, Mexique, 36 mm

 
 
 
 

Cubanaster torrei Lambert in Sanchez Roig, 1926 - Eocène supérieur, N Tuxtla gutierres, Chiapas, Mexique, 41 mm

 
 
 
 

Cubanaster torrei Lambert in Sanchez Roig, 1926 - Eocène supérieur, Chiapas, Mexique, 39 mm

 
 

 

Genre Durhamella  Kier,1968

Echinoids from the Middle Eocene Lake City formation of Georgia, p.23

Espèce type  Durhamella ocalanum (Cooke,1942)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène moyen - supérieur

 
 

diagnose originale du genre par Kier,1968

Echinoids from the Middle Eocene Lake City formation of Georgia, p.23

 

Family NEOLAGANIDAE Durham
DURHAMELLA Kier, new genus

     Type species.—Laganum ocalanum Cooke.

     Description.—Test small to medium in size, low, with flat adorai surface. Plates of adapical surface may or may not be tumid, with sutures depressed. The apical system has five genital pores, and the pores occur within or without the fused genital plates. The hydropore opens in one or two slits. The petals are wide near the apical system and extend approximately one-half the distance from the apical sys­tem to the margin. The pores are conjugate, but the outer pore is not in a slit, only elongated transversely. Pseudocompound plates are present in the petals with approximately six to eight in each petal. The accessory pores occur along the transverse sutures of the ambulacral plates adapically, but adorally throughout the basicoronal and first coronal ambulacral plates. The interambulacra terminates at the apical system, with a single quadrangular plate. Adorally, the basicoronal plates have a circular to subpentagonal outline, with a single plate in each interambulacrum, double plates in each ambu­lacrum. The first coronal ambulacral plates are considerably larger than the basicoronal ambulacral plates. The first coronal interambu­lacral plates are high, extending beyond the first coronal ambulacral plates. The periproct is inframarginal, and the interior supports are concentric. No food grooves are present.

     Comparison with other genera.—Although the type species of this genus has been referred in the past to Laganum, Durham (1954, p. 684; 1955, p. 145) indicated that he did not feel that the New World "laganids" really were laganids. Neither Cook nor Durham were aware that pseudocompound plates were present in Durhamella ocalana. The presence of these plates, together with the fact that the basicoronal plates are not arranged in a pentagonal star, and the first pair of postbasicoronal plates is considerably larger than the remaining plates, indicate that Durhamella should be placed in the Neolaganidae and not Laganidae.

     Durhamella differs from ail the other genera of the Neolaganidae in having five instead of four genital pores. It appears to be the most primitive genus in the family, as indicated by its five genital pores, fewer pseudocompound plates, and by the outer pore not being in a pronounced slit. Of ail the genera in the family, it most resembles Weisbordella. The adorai plate arrangement in two genera is almost identical, but the petals in Weisbordella have rnany more pseudocompound plates.

     The genus is known only from the middle and late Eocene of south­eastern United States and includes one other species, Durhaniella floridana (Twitchell).

     It is appropriate at this time to redescribe the type species, Durhainella ocalana (Cooke). A large number of specimens are now available which make it possible to define in greater detail the species.

 

Durhamella ocalana (Cooke,1942)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Cooke,1942

Cenozoic irregular echinoids of eastern U.S., p.23

 

Laganum ocalanum Cooke, n. sp.

Plate 2, figures 7-10

     Outline subpentagonal to oval ; margin thick; submargin depressed; petaloidal region tumid ; lower surface flat. Individual plates in the area between the thick rim and the petals tumid. Apical system slightly eccentric anteriorly; five genital pores. Petals short, extending about halfway to the margin; nearly closed; poriferous zones much narrower than interporiferous zones, widely separated at the proximal ends. Peristorne very small, pentagonal, central. Periproct about one-quarter way from the margin to the peristorne. Tubercles fairly large, of uniforrn size more widely scattered on the lower than on the upper surface.

     Length of holotype, 22 mm.; width, 19.5 mm.; height, 3.5 mm. Length of paratype, 25.5 mm.; width, 22 mm.; height, 4 mm. A specimen from Ocala is 37 mm. long by 30.7 mm. wide.

     Occurrence.—Florida: Pit 2 miles northeast of Sumterville (station 12751, type, W. C. Mansfield and G. M. Ponton, collectors; Florida Geol. Survey station 2317; drainage ditch at Great Wall sin k near Sumterville (Florida Geo!. Survey station 2318, paratype); old MacDonald quarry one mile north of Istachatta (station 11112, C. W.Cooke and Stuart Mossom, collectors); Ocala (station 6804, C. W. Cooke, collector); Zuber, 6 miles north of Ocala (station 6807, C. W. Cooke, collector); 11 miles northwest of Newberry (station 6814, C. W. Cooke. collecter); 1 miles south of Newberry (Stuart Mossom, collecter); old French phosphate mine east of Anthony (station 7366, C. W. Cooke, collector); neer Citra (station 1266, L. C. Johnson, collector); Johnson's sink, Levy County (station 365, Li C. Johnson, collector); 1 j miles west of Groom, liernando County (station 7364, C. W. Cooke, collector); Suwannix River at Branford (station 7341, C. W. Cooke coilector); well at Leesburg (station 2076, L. C. Johnson, collecter); 1 mile south of Williston (Florida Geol. Survey station 2319); 6 miles southeast of Crystal River (station 14141, W. C. Mansfield and C. W. Murant, collectors).

     Geologic horizon. Late Eocene, Ocala limestone.

     Type.—Holotype, U. S. Nat. Mus. 372873; paratype, 498993.

     Remarks.—This species appears to be closely related to Laganum floridanum Twitchell, from which it differs in its st rungly tumid submarginal plates, which form conspicuous bumps in the sunken region between the petals and the thickened rim. The apical ends of the poriferous zones of L. ocalunum are less incurved than those of L. floridanum. The buccal tubes can not be seen in mort specimens of L. ocalanum but arr visible in some from the type locality.

Planche 2 (extrait) Laganum ocalanum Cooke, n. sp. 7-9, Holotype, U.S. Nat. Mus. 372873 ; 10, paratype, U.S. Nat. Mus. 798993

   
 
Holotype, conservé au Smithsonian National Museum of Natural History
figuré in Cooke, 1942, Cenozoic irregular echinoids of eastern U.S., p.23
 
Catalog Number: USNM MO 372873
Collection Name: Echinodermata Echinoidea Type
Scientific Name (As Filed): Laganum ocalanum Cooke
Type Status: Holotype
EZID:

http://n2t.net/ark:/65665/3338f4923-44fb-4641-97c8-a694fba5345c

 
 
 

Durhamella ocalana (Cooke,1942) - Eocène, Ocala limestone, Lafayette Cty, Floride, U.S.A., 20 mm

 
 

 

Genre Wythella  Durham,1954

Classification of clypeasteroid echinoids, p.682

Espèce type  Laganum eldridgei Twitchell,1915 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène moyen - fini Oligocène

 
 
 

Whytella eldridgei Twitchell,1915

 
 

diagnose originale de l'espèce par Twitchell

Mesozoic and Cenozoic chinodermata of the United States, 1915, p.160.

 

Laganum eldridgei Twitchell, n. sp.

Plate LXXIV, figures 2a-d.

     Determinative characters. - Test large, subpentagonal to subdecagonal in marginal outline, longitudinally elongate, truncated at the anterior and posterior ends, more or less undulating along the sides. Whole form greatly depressed, margin thin bhut thicker than slightly concave submarginal area, petaloidal region tumid. Apex and apical system subcentral. Lower surface flat. Ambulacral petals long, elongate elliptical, extending two-thirds the way to the margin, pointed and closed at the ends ; pairs of pores conjugated by very narrow more or less wavy grooves. Ambulacral areas very wide at margin, narrowing rapidly to ends of petals. Peristome moderate in size, subcentral, subpentagonal to subelliptical, transversely elongate. Ambulacral grooves apparently simple and straight, each groove having a fine line on both sides which rapidly diverge from the main groove. Periproct relatively large, suboval, longitudinally elongate, one-fourth the way from the margin to the peristome.

     Dimensions. - Length 96 millimeters ; width 75 millimeters ; height 10 millimeters.

     Description. - The only specimens known of this large and handsome Laganum, the largest representative of the genus from American deposits, were collected in Florida by the late G. H. Eldridge of the United states Geological Survey and the species is therefore named in his honor. The test is large, being 3 to 4 inches long and 21/2 to 3 inches wide. In marginal outline it is subpentagonal to decagonal, decidedly longer than broad ; margin thin but thicker than the submarginal area, truncated at anterior and posterior ends, more or less undulating along the sides. The whole form is greatly depressed, the upper surface slightly concave around the submarginal area, arising centrally in the form of a low mound which involves the whole petaloidal area ; apex subcentral ; lower surface flat.

     The ambulacral areas are very wide at the margin, being there about four times the width of the interambulacral areas, narrowing rapidly to near the ends of the petals. The petals are long, elliptical in outline, extending two-thirds the way to the margin, pointed and closed at the ends. The anterior pair shorter than the other three, which are subequal in length. The poriferous zones are wide, more than half the width of the rather narrow interporiferous areas, inner row of pores elliptical, outer row very narrowly slitlike, hardly discernible, pairs of pores conjugated by very narrow more or less wavy grooves.

     The interambulacral areas are very narrow at the margin, widen rather rapidly to near the ends of the petals, and narrow again toward the apical region. The whole test is closely set with very small tubercles, among which are scattered at irregular distances some larger ones in deep scrobicules.

     The apical system is subcentral, at the summit of the tumid area. There are four large genital pores, of which the anterior pair are set closer together than the posterior pair. No other details could be made out on the specimens.

     The peristome is of moderate size, subcentral, slightly to the rear of the apical system, subpentagonal to subelliptical, transversely elongate. The details of the ambulacral grooves could not be mad out satisfactorily on the specimens studied. As they leave the peristome there appears to be a single straight groove on each side of which are two fine lines which rapidly diverge from the main groove. These side lines may be the boundary lines of what on better preserved specimens would prove to be finely granulated areas, thus forming a peristomial star.

     The periproct is relatively large, about half the size of the peristome, suboval, longitudinally elongate, situated about one-fourth the way from the margin to the peristome.

     Related forms. - L. eldridgei is readily distinguished from all other American forms. It closely resembles L. elongatum Agassiz, whose origin is unknown and which is not even stated to be fossil, being very similar in size, general form, and marginal outline, but differs from it in having a suboval instead of circular periproct, placed a little farther from the posterior margin.

     Locality. - Suwanee River, Fla.

     Geologic horizon. - Vicksburg group, lower Oligocene.

     Collection. - U.S. National Museum (164683).

Extrait planche LXXIV

   
 
Holotype, conservé au Smithsonian National Museum of Natural History
figuré in twitchell in Clark & Twitchell, 1915,  Mesozoic and Cenozoic chinodermata of the United States, p.160.
 
Catalog Number: USNM MO 164683
Collection Name: Echinodermata Echinoidea Type
Scientific Name (As Filed): Laganum eldridgei Twitchell in Clark & Twitchell
Type Status: Holotype
EZID:

http://n2t.net/ark:/65665/3c676f824-7160-4353-ac68-74c135f07fe3

 
 
 

Whytella eldridgei Twitchell,1915 - Eocène, Ocala limestone, Yankee Town, Floride, U.S.A., 12,13,12 mm

 
 
     
 
 

Whytella eldridgei Twitchell,1915 - Eocène, Ocala limestone, Ocala, Floride, U.S.A., 22 mm

 
 
 
 

Whytella eldridgei Twitchell,1915 - Eocène supérieur, Mills Mine, Hernando County, Floride, U.S.A., 32 mm

 
 
 
 

Whytella eldridgei Twitchell,1915, Eocène supérieur, Floride, 42 mm

 
 
 

 
 

Genre Weisbordella  Durham,1954

Classification of clypeasteroid echinoids, p.682

Espèce type  Peronella caribbeana Weisbord,1934 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène supérieur

 
 
 

Weisbordella cubae (Weisbord)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Weisbord, 1934
Some Cretaceous and Tertiary Echinoids from Cuba, p.53
 

Peronella cubae Weisbord, n. sp.                                                           PI- 5, figs. 4-6
 

     Test very small, thin, subovate, longer than broad, slightly thicker at the anterior margin than at the posterior. Dorsal face somewhat conical, low, rising somewhat above the level of the margins, with a subdued ridge in the posterior interradium extending from near the disc to the margin.
 

     Peristome subcentral, perhaps a bit excentric anteriorly. Periproct flush, subpentagonal, a short distance from the posterior margin, in the antero-posterior plane of symmetry.
     Apical disc slightly excentric anteriorly. Ambulacral petals sUbequal, petaloid, broad at the disc, pointed and closed distally, not quite reaching the margin. Interporiferous zone moderately convex, about twice as wide as the poriferous zone which is virtually flush, and arrayed with oblique, conjugate pore-pairs, the pores of a pare not distinct but seemingly subequal. 

     The test is ornamented with rather small, lightly scrobiculate tubercles, less numerous and fainter dorsally than ventrally. At the apex are three or four tubercles somewhat larger than the average, tho impressed about the same. In addition to these there are four tubercles larger than any of the others and more prominently scrobiculate, two of which are in interambulacrum 2, and one each in interambulacra 3 and 4, situated near the distal ends of the petals. Whether this tuberculation is a constant feature cannot as yet be determined. One of the two specimens which is being relegated to this species shows only three larger tuhercles, two in interambulacrum 2 and one in interambulacrum 3 ; the tubercle in interambulacrum 4 does not seem to be present, hence the question is raised whether the tuberculation is constant.
 

     Dimensions.—Holotype, length, 13 mm. ; width, 12 mm. ; height, 2.5 mm.
 

     Comparisons.—This species differs from Peronella mirabilis Jackson in having wider ambulacral petals which are closed distally and in its fewer and differently arranged large tubercles. Peronella mirabilis has six large tubercles, two each in interambulacra I and 4, and one each in interambulacra 2 and 3. Peronella cuhae has two large tubercles in interambulacrum 2, and one each in interambulacra 3 and 4. Were it not for this difference in tuberculation, the two species would be virtually identical.


     For the present also the writer is considering this species distinct from Peronella quinquenodulata Weisbord, since it lacks the prominent granules of quinquenodulata and possesses five large interambulacral tubercles not observed on quinquenodulata.
 

     Geologic Horizon.—Upper Eocene.


     Localities.—Loma Calisto, Province of Camaguey (Locality No. 2) ; doubtfully from between Nuevitas and Pastelillo. Province of Camagiiey (Locality No. 3).
 

     Holotype.—Paleontological Research Institution.
 

Extrait planche 5

   
 
 

Weisbordella cubae (Weisbord), Eocène supérieur, Crystal river, Citrus County, Floride, 32 mm

 
 
 
 

Weisbordella cubae (Weisbord), Eocène supérieur, Hernanco county, Floride, 43 mm

 
 

 

Weisbordella johnsoni (Twitchell,1915)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Twitchell

Mesozoic and Cenozoic chinodermata of the United States, 1915, p.162.

 

Laganum johnsoni Twitchell, n. sp.

Plate LXXV, figures 2a—d.

     Description and deterininative characters.—The test of this new Laganum is modorate in size and almost regularly oval in marginal outline. The upper surface is moderatcly elevated centrally, the height being about one-third of the width, the tumid area extending to the ends of the petals; the submarginal area about equal in thickness to the margin, which is slightly undulating, very thick, high and rounded, thicker and higher than in related forms, slightly thinner at the middle of the posterior end thon elsewhere. The lower surface is decidedly concave, the coucavity reaching nehrly to the margin and near the peristome being about equal to one-half the height of the test. The apex is subcentral. The posterior petals are lanceolate, the anterior three subelliptical, all of thern pointed and closed at the ends, extending two-thirds or more of the way to the margin, the anterior pair slightly shorter than the rest. The poriferous zones are very narrow, much narrower than the slightly tumid interporiferous areas, sometimes irregular, inner ends poorly defined, inner row of pores round, outer row slitlike, pairs of pores conjugated. The whole surface. of the test is covered with rather conspicuous small tubercles which are linger on the lower surface. The apical system is sub­central, with four large genital pores. The peristome is small, subpentagonal, subcentral; ambulacral grooves poorly defined, not well preserved on the specimen. The periproct is small, subcircular to subpentagonal, about one-third the way from the margin to the peristome.

     Dimensions.—Length 34 millimeters; width 30 millimeters; height 10 millimeters.

     Related forms.—This species is very closely related to L. crustuloides, in fact so close that further collecting may lead to its being made a synonym of the latter species. Its chief distinguishing features are its greater height and tue greater height and thickness of its margin. These features distinguish it not only from L. crustuloides, but aise from the other American representatives of the genus, from which it differs also in its pronouncedly concave lower surface.

     Locality.—Turks Cave, Ala.

     Geologic horizon.—Probably Vicksburg formation, lower Oligoeene.

     Collection.—U. S. National Museum (137202); collected by L. C. Johnson, after whom it is named.

Extrait planche LXXV

   
 
Holotype, conservé au Smithsonian National Museum of Natural History
figuré in twitchell in Clark & Twitchell, 1915,   Mesozoic and Cenozoic Echinodermata of the United States, p.162
 
Catalog Number: USNM MO 137202
Collection Name: Echinodermata Echinoidea Type
Scientific Name (As Filed): Laganum johnsoni Twitchell in Clark & Twitchell
Type Status: Holotype
EZID:

http://n2t.net/ark:/65665/36e691211-6b42-47c1-a61c-d615365f42ee

 
 
 

Weisbordella johnsoni (Twitchell,1915) - Eocène supérieur, Jackson Cty, Floride, U.S.A., 13 mm

 
 
     

 

Weisbordella mirabilis (Jackson,1922)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Jackson,1922

Fossil echini of the west Indies, p.47

 

Peronella mirabilis, new species.
(Plate 9, Figure 3.)

     The following is a description of this species:

     Test small, thin, elongate, subpentagonal in outline, dorsally slightly elevated, with rounded low margin, flat ventrally. Ambulacral petals are narrow, pointed, but open slightly at the tips. Petals I, V, and III are of the same length, 6 mm.; petals II and IV are a little shorter, 5 mm. in length. Poriferous areas are narrow and curved; interporiferous areas lanceolate, about half as wide again as a poriferous area. Apical disk anterior, 8 mm. from the anterior border and 9.5 mm. from the posterior border of the test. Peristome and periproct are invisible, as they are covered up by matrix on the ventral side. The most remarkable feature of this species is the tubercles; dorsally there are 6 large, perforate primary tubercles, sunken in deep pits, the upper part of the tubercles being flush with the surface of the test; 2 of these large sunken tubercules are situated in interambulacrum 1 and there are also 2 in interambulacrum 4. In the anterior interambulacra 2 and 3 there is in each area one of these large tubercles, a most distinctive and, as far as I know, unique character in the Clypeastroida.1 Secondary tubercles of medium size are scattered over the test dorsally; ventrally they are similar, but more closely associated. There are 4 genital pores, the pore being absent in area 5, as is typical in the genus. Several madreporic pores exist.

     There are 2 specimens of this new species. The larger measures 3 mm. in height, 18 mm. in length, and 17 mm. in width. The fact that there are only 4 genital pores indicates that this species should be referred to the genus Peronella.

     This species is remarkable in the large primary tubercles which occur on the dorsal side. The only clypeastroid apparently to which it can be compared is the Recent Clypeaster lampas H. L. Clark (C. latissimus A. Agassiz, Blake Echini, plate 15c), in which species there are a number of large tubercles on the ventral side; but they are not sunken in pits and are quite numerous instead of very limited in number. A better comparison structurally of the peculiar large tubercles in Peronella mirabilis is to compare them with similar tubercles seen in

 

the spatangoids Lovenia and the Recent Maretia tuberculata A. Agassiz and Clark (1917, Mem. Mus. Comp. Zool., vol. 46, No. 2, plate 160, figs. 5 to 7). In this comparison with spatangoids the similar character is a pure case of parallelism.

     The second specimen, which is somewhat srnaller and less perfect than the holotype, is instructive in that it shows a similar distribution of the large primary tubercles, 2 in interambulacrum 4 and 1 in inter­ambulacrum 3. They also doubtless existed similarly in interambulacra 1 and 2, but these areas are worn away. This species was associated in the same lot with Echinolampas ovumserpentis, as collected by J. A. Bullbrook.

     Eocene, San Fernando formation, Vitabella Road, Mount Moriah, San Fernando, Trinidad, J. A. Bullbrook collector; 2 specimens, U. S. Geol. Sur. station 8878; the holotype, U. S. Nat. Mus. No. 328247; and a paratype, U. S. Nat. Mus. No. 328248.

planche 9 (extrait)

   

 

 
 

Weisbordella mirabilis (Jackson,1922) - Eocène supérieur, chiapas, Mexique, 39 mm